02.12.2020
COVID-19 Québec insiste sur le dépistage : 100 000 tests par semaine

Québec insiste sur le dépistage : 100 000 tests par semaine

La clé de voute pour assurer le succès du déconfinement progressif dans tout le Québec est le dépistage des éventuels nouveaux cas de COVID-19.

C’est ce qu’a indiqué le directeur national de la Santé publique du Québec, Horracio Aruda, au point de presse de 13 h du gouvernement du Québec, aujourd’hui.

« Nous vous présentons notre stratégie de dépistage en lien avec le déconfinement qui est graduel. Cela va permettre de porter un diagnostic plus précis sur ce qui se passe actuellement. En somme, ça veut dire un plan de dépistage plus massif, particulièrement dans les régions plus touchées. Un des critères de l’Organisation mondiale de la santé (pour un retour à la normale) est « notre capacité de tester, d’enquêter et d’isoler les cas. » C’est ce que font nos équipes. En date d’hier, 220 000 tests ont été faits », a indiqué Dr Aruda.

« Nous effectuons maintenant 6 000 tests par jour. Il y a des gens qui sont testés deux fois. Cela explique que le nombre de personnes testées peut ne pas correspondre au nombre de tests effectués. Dans certaines situations, il faut faire deux tests. Pour accompagner le déconfinement graduel, nous mettons en place un nouveau plan de diagnostic très agressif », commente le directeur de la Santé publique du Québec.

« On a débuté ce matin, à Montréal-Nord. Nous avons l’objectif de passer d’ici à la fin de la semaine prochaine à 14 000 tests et de maintenir ce flot dans les semaines suivantes. Nous avons une capacité de 7 000 tests par jour pour continuer à tester les patients hospitalisés et les milieux de soins, le personnel de la santé et les gens dans les milieux de vie », poursuit Horracio Aruda.

Répartition régionale des tests

« Pour le déconfinement, on a une capacité de 6 000 tests pour les personnes symptomatiques dans la population. On va apporter une attention particulière aux lieux qui vont rouvrir et aux travailleurs essentiels. Nous conservons une capacité de 1 000 tests pour intervenir rapidement pour les situations particulières, par exemple dans un milieu donné. La répartition régionale des tests ne se fera pas par population, mais beaucoup plus en lien avec son épidémiologie (plus dans les régions chaudes) », a noté monsieur Aruda.

Horracio Aruda, directeur national de la Santé publique, a pris le plancher à la place du premier ministre, François Legault, aujourd’hui. (Photo: Facebook)

« Si on teste beaucoup plus de gens, on va trouver plus de cas positifs. C’est ce qu’on souhaite. Plus on trouve de gens contaminés, moins il y a de personnes susceptibles de circuler dans la population sans être diagnostiquées. »

« En effectuant quelque 100 000 tests par semaine avec tout ce que cela comporte, ce sera du jamais vu. On ne sera jamais parfait. Il y a une machine à roder. On va devoir s’ajuster constamment mais on est confiant d’y arriver », renchérit Dr Aruda.

85 décès par jour

Il y a une pause aujourd’hui dans le bilan quotidien. Horracio Aruda a poursuivi: « On veut faire la révision du mois d’avril, comme un commerce qui fait un inventaire, pour fournir des données plus précises. Actuellement, nous sommes sur un plateau d’environ 85 décès par jour. Tous les mois, nous publierons des données validées et cela va donner des différences par rapport à ce qu’on vous présente (habituellement). »

À partir de lundi, les personnes qui veulent être dépistées pourront appeler une ligne téléphonique dédiée. Elles seront référées à un centre désigné de dépistage. Les rendez-vous seront pour la plupart fixés dans un délai de 24 h.

Voici le bilan régional, qui vient d’être dévoilé par le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent:

La situation demeure stable aujourd’hui au Bas-Saint-Laurent. Nous comptons 35 cas total au Bas-Saint-Laurent. 

Cas par MRC
La Matapédia : moins de 5

La Matanie : moins de 5

La Mitis : moins de 5

Rimouski-Neigette : 5

Les Basques : moins de 5

Rivière-du-Loup : 21

Témiscouata : 5

Kamouraska : moins de 5

Bas-Saint-Laurent : 35

  • Deux personnes sont hospitalisées, dont une hors région. 
  • Nous comptons 31 cas rétablis au Bas-Saint-Laurent en date du 30 avril, 18 h.

Port du couvre-visage dans les lieux publics

Le port du couvre-visage est recommandé dans les lieux publics lorsque la distanciation physique n’est pas possible. Il doit obligatoirement s’accompagner des autres mesures de protection, comme l’application des mesures d’hygiène tel le lavage fréquent des mains pendant 20 secondes. Si une personne est malade, elle doit rester à la maison.

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