26.05.2020
Actualités Faits divers Le milieu étudiant se réjouit de l’interdiction de certaines armes

Le milieu étudiant se réjouit de l’interdiction de certaines armes

Le Mouvement étudiant PAS ICI réagit à l’annonce gouvernementale concernant l’interdiction par décrets de dizaines de milliers d’armes d’assaut qui circulent au pays, de même que le dépôt prochain d’un projet de loi plus large.

« Le Mouvement PAS ICI souhaite exprimer son enthousiasme face à cette nouvelle et applaudir le premier ministre Justin Trudeau et son ministre de la Sécurité publique Bill Blair pour cette action », précise un communiqué de l’organisme.

Massacre en Nouvelle-Écosse

Selon Jonathan Landry, président de l’Association étudiante de l’école Polytechnique : « Nous, les étudiants du 21e siècle, sommes la première génération à avoir grandi dans l’ère des tueries de masse, particulièrement dans les milieux scolaires. La violence pouvant être engendrée par les armes à feu nous touche directement. Cette menace ne va pas disparaître sans le renforcement de nos lois, et les récents événements, dont le massacre en Nouvelle-Écosse (22 victimes), confirme l’importance de nos revendications. C’est pour ça que nous applaudissons le gouvernement de monsieur Trudeau. Bravo pour avoir tenu tête au lobby des armes ! »

« Au Canada, le nombre de cartouches pouvant être insérées dans un chargeur peut facilement dépasser la limite légale de cinq ou dix balles, en retirant la vis qui restreint le nombre de balles, notamment pour atteindre sa limite initiale de fabrication — soit 20, 30, 50 et même 100 balles. Ce processus a pu être utilisé dans le cadre de la tuerie à la Mosquée de Québec », ajoute-t-on.

6 décembre 1989

Wendy Vasquez, présidente de la Fédération canadienne des étudiants en génie rappelle le drame de l’École polytechnique de Montréal : « Enfin ! Trente années après le féminicide du 6 décembre 1989 à Montréal, la carabine Ruger Mini-14 sera interdite une fois pour toutes ! Il ne s’agit pas uniquement de l’arme utilisée à Polytechnique mais de toutes les armes d’assaut, incluant celles utilisées à Dawson en 2006, lors de l’attentat du PQ en 2012, à Moncton en 2014, à la Mosquée de Québec en 2017. »

Grandes préoccupations

Alice Perié, de la Confédération au rayonnement des étudiants en ingénierie du Québec, ajoute : « Une de nos grandes préoccupations a toujours été la disponibilité de chargeurs modifiables. Nous avions émis notre inquiétude à ce sujet l’automne dernier, soulignant que la capacité des chargeurs demeure une composante cruciale du pouvoir destructeur d’une arme à feu lors d’une fusillade. C’est pour cette raison que les chargeurs détachables devraient avoir une capacité limitée à cinq cartouches sans aucune altération possible. Nous espérons que cela fera partie des modifications éventuelles à la loi. »

Le mouvement étudiant pancanadien PAS_ICI / NOT_HERE représente plus de 250 000 étudiants à travers le pays. Il est né d’un désir des associations étudiantes de se prononcer contre les importantes lacunes dans la loi fédérale sur les armes à feu.

Annonce

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé plus tôt cette semaine l’interdiction de plus de 1 500 modèles et variantes d’armes à feu de style arme d’assaut. Ces modèles représentent neuf catégories d’armes à feu et deux types identifiés par leurs caractéristiques. Certaines composantes de ces armes sont aussi prohibées.

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