27.10.2020
Nouvelle de 18 h Saint-Anaclet envisage d’intégrer le transport collectif de la MRC

Saint-Anaclet envisage d’intégrer le transport collectif de la MRC

La Municipalité de Saint-Anaclet pourrait bien se joindre aux autres municipalités qui sont desservies par le transport collectif de la MRC Rimouski-Neigette, en 2021.

Le maire de Saint-Anaclet et préfet de la MRC Rimouski-Neigette, Francis Saint-Pierre, confirme la nouvelle au journal le soir, alors qu’il est interpellé par l’organisme Action populaire Rimouski-Neigette à ce sujet.

À la suite de l’annonce à l’effet que la Municipalité vient d’acquérir un véhicule 100% électrique qui sera voué à des tâches municipales, mais aussi disponible pour ses citoyens, le coordonnateur d’Action populaire, Michel Dubé, réagit et estime que ce choix ne répond pas aux besoins.

« Je réagis dans le cadre de mon travail, mais je suis aussi résident de Saint-Anaclet. Les gens de Saint-Anaclet sont fiers de leur milieu de vie et les critiques sont rares. Il y a plein de choses emballantes. C’est dynamique, mais j’ai vraiment sursauté quand j’ai appris qu’il n’y avait pas de transport collectif, ici. C’est une des rares municipalités du Bas-Saint-Laurent et la seule de la MRC qui n’est pas desservie par un système de transport collectif », soutient Michel Dubé.

« Il n’y a pas de lien entre la ville-centre et le village. Cela m’étonne d’autant plus que monsieur Saint-Pierre, le maire, est aussi préfet de la MRC. Toutes les municipalités de la MRC Rimouski-Neigette y participent, sauf sa municipalité. Dans chaque municipalité, on peut prendre l’autobus pour se rendre à Rimouski, moyennant un coût dérisoire. Je pense que c’est 5 $. C’est important si on veut que les gens occupent leur milieu de vie, au lieu de vider les paroisses », estime Michel Dubé.

« À Saint-Anaclet, on nous dit qu’il n’y a pas de demande, mais je crois qu’on peut voir les choses de l’angle opposé : en créant un service, une offre de service, on créera une demande. On est loin de la coupe aux lèvres en matière de mobilité active, à Saint-Anaclet, car les personnes qui n’ont pas voiture n’ont pas d’option pour se déplacer. Il faut se mettre à jour. Si tu n’as pas de permis de conduire, tu es mieux de ne pas t’installer à Saint-Anaclet », déplore monsieur Dubé.

Ça pourrait se faire

Action populaire Rimouski-Neigette offre sa collaboration à la Municipalité de Saint-Anaclet, si elle souhaite corriger la situation.

Francis Saint-Pierre confirme que Saint-Anaclet pourrait se joindre au réseau de la MRC.

« Nous avons déjà pensé à profiter du fait que Transport adapté et collectif (TAC) de La Mitis se rendait à l’usine Miralis pour étendre ce service à la municipalité depuis le centre du village. Nous avions fait des sondages qui paraissaient favorables. Après avoir complété toutes les démarches avec TAC Mitis, nous avions offert à nos citoyens des billets de transport gratuit, mais personne ne s’est présenté pour en obtenir », se souvient monsieur Saint-Pierre.

« Le contrat actuel de desserte du transport collectif vient à échéance cette année et la MRC Rimouski-Neigette ira en appel d’offres pour le nouveau contrat. Notre conseil municipal a décidé d’aller voir ce que ça coûte », annonce-t-il.

Deux difficultés

Saint-Anaclet, à la différence des autres de la MRC Rimouski-Neigette, a un problème géographique. Le circuit entre Rimouski et les autres municipalités est assez linéaire, d’Est en Ouest et du Nord au Sud, mais un arrêt à Saint-Anaclet obligerait un détour sur la route du haut-pays.

« Il y a aussi une difficulté financière. Ce qui est plate en transport collectif, compte tenu que les subventions sont minces, c’est que plus on en fait et plus c’est coûteux, parce que l’usager paie un montant minimal et la municipalité comble la différence », note monsieur Saint-Pierre.

« Nous allons le regarder, mais il ne faut pas s’attendre à ce qu’on aille chercher les gens devant leur résidence. Nous sommes rendus à aller en appel d’offres à la MRC et Saint-Anaclet en fera partie. On prendra une décision quand on verra combien ça coûte », mentionne enfin Francis Saint-Pierre.

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