05.12.2020
Nouvelle de 18 h «Je vois passer des courses de voitures devant chez nous »

«Je vois passer des courses de voitures devant chez nous »

Des élus rimouskois parlent de la vitesse et de la circulation

Il a beaucoup été question de circulation automobile à l’assemblée du conseil municipal, mardi (zone réduite à 30 km/h à Saint-Robert, route du 3e rang Ouest, moteurs au ralenti), ce qui a emmené des élus à aborder le sujet plus qu’à l’habitude.

« Ce qui nous a été remis, le plan de Zone 30, je le porterai au conseil et je le présenterai à mes collègues, mais je crois que l’idée n’est pas de mettre toutes les limites à 30 km/h. Ce que j’ai remarqué pendant mes vacances, que j’ai passées exceptionnellement à Rimouski en raison de la crise de la COVID-19, c’est qu’il y a une chose que toutes les limites de vitesse ne pourront jamais régler : la délinquance à l’extrême que j’ai constaté cet été », a témoigné le conseiller du district Saint-Robert, Jocelyn Pelletier.

Sur les nerfs

« J’habite sur la rue Tessier et il y a une nouvelle famille à deux maisons de chez nous. Chaque fois que nous voyons ces enfants jouer sur le terrain sur le bord de la rue, ma conjointe et moi, nous sommes sur les nerfs. Totalement! C’est incroyable le nombre de courses de voitures que je vois passer devant chez nous. Je ne sais pas si c’est parce que je suis habituellement à l’extérieur quand je prends mes vacances que ça semblait pire, mais il y a un exercice de société qu’on devrait faire, quant au comportement néfaste que plusieurs conducteurs ont et que toutes les réglementations de la Ville et de la province ne régleront pas », a ajouté monsieur Pelletier.

Carrefour important

Le conseiller de Terrasse Arthur-Buies, Karol Francis, a confirmé que la consultation publique sur les problèmes de circulation vécus à l’angle du boulevard Arthur-Buies et de l’avenue Sirois, un carrefour très important, aura lieu bientôt. « Nous voulons savoir ce que les gens en pensent. Nous sommes conscients qu’il y a des problématiques et nous travaillons là-dessus. »

Jocelyn Pelletier Photo: archives

Juste équilibre

« Nous avons tous des responsabilités. Nous comprenons qu’une certaine partie de la population veut que les vitesses maximales soient diminuées, mais d’autres gens aimeraient qu’on augmente les limites de vitesse. Il faut trouver le juste équilibre. C’est pour ça qu’on ne prend pas des décisions prématurées. Il y a toujours des impacts financiers associés à nos décisions. La réglementation provinciale, présentement, oblige les municipalités et les villes à mettre de l’affichage à chaque point d’entrée et de sortie des différentes vitesses. Chacun de ces panneaux coûte de l’argent. Ça représente parfois des centaines de milliers de dollars. On doit donc réfléchir avant d’aller de l’avant », soutient le maire, Marc Parent.

Ne pas respecter les limites

« On voit régulièrement des individus arrêtés à 147 km/h dans une zone de 50. Celui qui va à cette vitesse dans une zone de 50 km/h irait probablement à la même vitesse dans une zone de 30 km/h. Il y a des individus qui, peu importe ce qu’on leur dicte, ne respecteront pas les limites. Avec une réglementation plus sévère, il y aurait sûrement des gens pour dire que ça n’a pas de bon sens », ajoute monsieur Parent.

« Sur l’avenue Sirois, devant l’école L’Aquarelle, nous avons élargi la zone d’application de la limite de vitesse scolaire à 30 km/h, en raison de la présence du marché Malenfant, où beaucoup d’élèves circulent. Nous apportons donc des améliorations et nous apportons de l’attention à ce genre de situation », a dit pour sa part la conseillère du district Saint-Germain, Jennifer Murray, membre du comité de circulation de la Ville.

Moteurs au ralenti

Rappelons que la Ville a aussi déposé un avis de présentation pour adopter un règlement qui interdira les conducteurs de laisser tourner leur moteur au ralenti pendant plus d’une minute, à l’arrêt.

Le conseiller de Sainte-Odile, Grégory Thorez, a présenté le projet de règlement qui comportera certaines exceptions et dont la mise en place coûtera 20 000 $ en signalisation et en campagne de sensibilisation.

« Plusieurs citoyens nous demandaient ça depuis un certain temps. Ce règlement a notamment pour but de diminuer l’émission de gaz à effet de serre et la pollution en général sur le territoire de la Ville de Rimouski », a-t-il noté.

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