28.10.2020
Nouvelle de 18 h Le Théâtre du Bic maintient sa programmation contre vents et marées

Le Théâtre du Bic maintient sa programmation contre vents et marées

Le spectacle de l’auteure Stéphanie Pelletier demeure à l’affiche

Le Théâtre du Bic confirme sa ferme intention de poursuivre ses activités malgré la crise du coronavirus qui risque de s’aggraver dans la région.

Le Bas Saint-Laurent est situé en zone jaune sur l’échelle d’alerte du gouvernement du Québec et pourrait passer à l’orange, mais rien n’indique pour l’instant que la prochaine production soit menacée de ne pas être présentée.

Le Théâtre du Bic sera l’hôte à compter du 25 septembre du spectacle « Peau de vache (et autres récits du mythique cinquième rang de Padoue) » de l’auteure régionale Stéphanie Pelletier et maintient les dates pour ce spectacle qui se poursuivra jusqu’au 3 octobre.

C’est ce qu’indique notamment au journal le soir, l’adjointe à la direction et gérante de salle, Diane Berger. « Nous avons mis en place des mesures sanitaires qui ont fait leurs preuves. Nous avons été un des rares théâtres à demeurer en activité cet été. Notre capacité est passée de 194 sièges à 44 sièges, mais nous accommodons les gens en créant des cellules qui permettent aux résidents d’une même habitation d’être assis côte à côte. Dans la salle, la distance de 1,5 mètre est respectée. Les spectateurs doivent porter un masque à leur arrivée. Ils peuvent l’enlever seulement quand la pièce est commencée. »

Tant que…

« Tant que les salles de spectacles pourront demeurer ouvertes, c’est sûr que nous, on opère. Nous avons établi des mesures sanitaires qui font que nous pouvons poursuivre nos activités. Les spectacles ont lieu sans problème, avec les mesures qui s’imposent », ajoute madame Berger.

Auteure et narratrice

L’auteure, Stéphanie Pelletier, est fébrile à une semaine du spectacle où elle sera presque seule sur scène alors qu’elle agira comme narratrice de son histoire.

« J’ai confiance dans les mesures qui sont mises en place au Théâtre du Bic. On est très respectueux des mesures sanitaires. On a travaillé ensemble sur le tournage (des capsules vidéos qui défileront pendant le spectacle), on a été très, très prudent, alors le resserrement éventuel des mesures n’est pas une chose qui m’angoisse. J’espère que les gens vont se sentir confortables de venir nous voir. C’est à chacun de prendre sa décision. Je sais qu’on surpasse les recommandations au Théâtre du Bic », mentionne madame Pelletier.

« C’est certain que la période de la crise sanitaire a affecté les gens des arts de la scène. On s’est ennuyé du public. Nous avons surtout hâte de voir les gens », note-t-elle également.

Multimédia

C’est à un spectacle multimédia que l’on convie les spectateurs.

« Je serai seule sur la scène, car les comédiens qui font partie de l’histoire ont été filmés auparavant. Le Théâtre du Bic a vraiment créé un projet qui pourra être diffusé entièrement sous forme de film, car on m’a aussi filmé en train de raconter l’histoire. Pour le spectacle sur scène, en première partie, je serai accompagnée de la musicienne Cylia Themens, qui a créé une musique originale, pendant que je présenterai des textes de mon œuvre de façon conventionnelle. Pendant la deuxième partie, c’est « Peau de vache », le conte qui est en vedette. Je serai seule sur scène, mais les parties qui ont été filmées auparavant accompagnent mon récit, prennent vie autour de moi », explique madame Pelletier.

Photo promotionnelle du spectacle « Peau de vache (et autres récits mythiques du cinquième rang de Padoue) ». (Photo: courtoisie)

« Je suis super enthousiaste. J’ai vraiment hâte. Ça fait longtemps qu’on en parle et qu’on travaille sur le projet. J’ai déjà livré des prestations devant le public. Je suis à l’aise avec mon texte et j’ai beaucoup de plaisir à le rendre. J’ai hâte de partager ça avec le public. Je suis nerveuse, on ne peut pas ne pas être nerveux. J’ai des papillons dans l’estomac, des beaux papillons, surtout que j’ai la chance de faire du spectacle vivant, ce qui est difficile à accomplir dans le contexte actuel. Je remercie d’ailleurs le Théâtre du Bic de m’en donner l’occasion », confie Stéphanie Pelletier.

La région source d’inspiration

Celle-ci se dit aussi heureuse qu’on parle dans cette pièce de la région du Bas-Saint-Laurent et en particulier de La Mitis, car l’action se déroule à Padoue. « Le 5e rang de Padoue est un univers unique dont je me suis toujours inspirée. J’avais envie de lui donner vie encore plus. Le territoire Bas-Laurentien a toujours été un personnage en soi et va toujours l’être. C’est le lieu que j’habite et que j’ai envie de mettre en valeur. Ce territoire-là, les gens qui l’habitent regorgent de sources d’inspiration. Ça a toujours été dans mes préoccupations artistiques de vouloir les mettre en scène. »

« L’histoire de « Peau de vache » a été inspirée d’un fait divers au sujet d’une personne qui était partie de chez elle après une chicane de couple et qu’on avait retrouvé plus tard dans un boisé, plusieurs heures plus tard, pendant la nuit. Je n’en sais pas davantage à propos de cette histoire, mais ça a été une étincelle qui a fait que j’ai écrit l’histoire d’une femme qui est victime de violence conjugale et qui essaie de se sauver », rappelle enfin l’auteure.

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