27.10.2020
Actualités Faits divers Charlie Hebdo : les pires craintes se matérialisent

Charlie Hebdo : les pires craintes se matérialisent

Une attaque au hachoir à viande a fait deux blessés, vendredi, à Paris, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, alors que le procès de l’attentat meurtrier qui avait visé l’hebdomadaire satirique en janvier 2015 se déroule.

Sept personnes ont été interpellées comme suspectes pour avoir participé à l’organisation de ce nouvel attentat, dont l’auteur présumé.

Les craintes de représailles évoquées par le chroniqueur politique « nouvel éclairage » du journal le soir, Benoit Collette, dans un article soulignant le début du procès, le 1er septembre, se sont donc malheureusement matérialisées.

Pour marquer le début de ce procès, Charlie Hebdo avait publié de nouveau les caricatures du prophète Mahomet qui avait déclenché la polémique menant aux attentats de janvier 2015. Benoit Collette craignait que cela ravive les tensions.

Provocation

« Le geste de Charlie Hebdo pourrait être perçu comme de la provocation chez certains extrémistes. Le procès va raviver les tensions en France. J’en suis pas mal certain. Il faut toujours retenir que ce n’est pas tout le monde qui a la conception de ce qui est considéré comme blasphématoire. Dans bien des pays, on considère qu’il y a une séparation importante à faire entre la religion et l’État et la majorité y adhère, mais pour un musulman, ça peut être différent. Dans l’Islam, la religion fait partie de la politique. Ce sont deux conceptions qui s’opposent. Et dans l’Islam, tu n’es pas censé représenter Dieu ou Mahomet. Même dans leur art, ça ne se fait pas de représenter une figure humaine », faisait remarquer monsieur Collette.

Troublant

« C’est troublant de savoir que je ne m’étais pas trompé, car évidemment, on ne souhaite jamais avoir raison dans une telle situation. Je me rends compte que cinq ans après les attentats, on en est presqu’au même point. C’est déplorable, car on espérait que le procès allait contribuer à panser des plaies. On se rend compte qu’on est replongé directement là-dedans », a réagi monsieur Collette aujourd’hui.

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