25.11.2020
COVID-19 «Il n’y a pas de guide pour gérer la pandémie»

«Il n’y a pas de guide pour gérer la pandémie»

Le premier ministre Legault dit faire de son mieux

Le premier ministre du Québec, François Legault, fait de nouveau appel à la patience et à la discipline des Québécois, alors que la situation demeure alarmante dans la plupart des régions.

Il semble vouloir s’excuser, en même temps, des contraintes que la crise sanitaire le force d’imposer aux citoyens.

« On a aujourd’hui 1 138 nouveaux cas et 28 nouveaux décès. Ça continue d’être difficile, en particulier dans deux régions. Ce sont le Saguenay/Lac Saint-Jean et Lanaudière Nord. Quand on regarde par habitant, ce sont les deux pires régions. J’ai demandé au ministre de la Santé et à la ministre de la Sécurité publique de voir si on peut en faire plus pour les aider à réduire le nombre de nouveaux cas et à faire appliquer les consignes dans ces deux régions », a expliqué monsieur Legault en point de presse, à 13 h.

Montréal demeure rouge, pas d’assouplissements

La direction régionale de la Santé publique de Montréal a demandé des assouplissements des consignes au gouvernement. Ses demandes ne seront pas exaucées.

Monsieur Legault explique pourquoi : « Il y a un équilibre à trouver entre sauver des vies et préserver la qualité de vie des Québécois. Ce n’est pas une science exacte, ce qu’on applique. Il n’y a pas de guide d’opération sur comment gérer une pandémie. Une des leçons qu’on peut retenir, c’est d’éviter les rassemblements. Il y a quelques personnes qui infectent beaucoup de personnes dans ce genre de situation. Ça devient rapidement exponentiel et c’est ce qu’on essaye d’éviter. C’est pour ça qu’à ce moment-ci, on choisit, dans les zones rouges, de garder les restaurants, les gymnases et les salles de spectacles fermés, parce que ce sont des opportunités de rassemblement, pas seulement dans la salle mais dans les sorties et les entrées. »

Peut-être plus de latitude pour les personnes seules

« Par contre, je comprends très bien que des personnes qu’il y a des personnes qui développement toutes sortes de problèmes de santé mentale parce que ça fait un bout de temps qu’ils ne peuvent voir personne. J’ai demandé à mon équipe de regarder la possibilité d’un assouplissement qui favoriserait des rencontres individuelles », a ajouté monsieur Legault.

« Il n’y a pas de réponse, il n’y a pas de guide, mais je peux vous assurer que chaque jour, je remets en question les décisions que l’on prend. J’accepte les conseils de tout le monde. J’essaie de faire mon possible pour prendre les meilleures décisions pour l’ensemble des Québécois », avance le premier ministre.

Les USA sont incontournables

Un mot sur l’élection présidentielle américaine : « On peut déjà tirer des leçons des résultats. On a constaté que beaucoup de monde était surpris de voir le petit écart entre les votes pour messieurs Biden ou Trump. Des gens ont été surpris de voir la hauteur du vote à monsieur Trump. Cela montre entre autres une grande anxiété économique. »

« Il y a beaucoup de citoyens qui se posent des questions sur leur emploi, entre autres les emplois payants. Rappelons que partout en Amérique du Nord, les emplois du manufacturier sont plus payants que la moyenne. Dans le discours de monsieur Trump, il a beaucoup parlé de ses échanges avec la Chine pour rapatrier une partie du secteur manufacturier. C’est une grande préoccupation qui peut s’appliquer ici, au Québec », souligne monsieur Legault.

Peu importe

« Peu importe qui gagne, les États-Unis vont toujours demeurer un partenaire crucial pour le Québec. Actuellement, le Québec a un déficit d’environ 10 G$ par année dans tous ses échanges internationaux avec le reste du monde. Avec les États-Unis, il y a un surplus de 20 milliards de $. S’il n’y avait pas les États-Unis, nous aurions un déficit de 30 milliards. Ça nous amène à faire beaucoup d’efforts de rapprochement. Il y a une opportunité exceptionnelle d’augmenter nos exportations. Les États-Unis seront toujours notre grand partenaire. Il y aura toujours des efforts et du travail à faire en ce sens », affirme François Legault.

Crise de santé mentale?

Un journaliste présent au point de presse a interpellé le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, en lui demandant si on est en train de vivre une crise de la santé mentale, au Québec.

« Tout phénomène de pandémie créé des inquiétudes. Il y a probablement des gens plus inquiets de ce qui se passe. Cela demande beaucoup d’adaptation et de changement. Il y a un niveau d’anxiété plus grand dans la société, c’est clair. On constate une hausse de la consommation d’alcool et de certaines drogues. On est sur un fil de fer, en équilibre. Il n’y a pas de recette précise. Oui, on est préoccupé », a répondu Dr Arruda.

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