27.11.2020
Nouvelle de 18 h Les employés de soutien des écoles manifestent leur mécontentement

Les employés de soutien des écoles manifestent leur mécontentement

Les employés de soutien du centre de services scolaire des Phares, en particulier les éducateurs en services de garde, ont manifesté leur mécontentement ce vendredi, une semaine après l’annonce par le gouvernement Legault de l’ajout de trois pédagogiques pour permettre aux enseignants de prendre de repos.

« Nous avons organisé une journée funèbre où les éducateurs en services de garde se sont habillés en noir pour rappeler au gouvernement qu’il n’y a pas que les enseignants qui sont surchargés et aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre et les effets de la pandémie. Les employés de soutien doivent aussi mettre les bouchées doubles », déplore le président du Syndicat Soutien Scolaire Des Phares-CSN, Jonathan Proulx.

Une invitation à ne pas oublier les services de garde. (Photo courtoisie)

Tout le réseau a besoin de repos

« C’est tout le réseau qui a besoin de repos. C’est absurde de vouloir donner du répit aux enseignants en surchargeant le personnel des services de garde. Le ministère doit nous consulter avant de nous imposer de telles décisions. Depuis le début de la pandémie, il ne consulte pas les travailleurs sur le terrain et ne reconnaît pas notre apport. Une journée pédagogique en temps normal demande déjà beaucoup d’organisation. En temps de coronavirus, c’est un tour de force. Les problèmes de surcharge de travail et de pénurie de main-d’œuvre sont présents depuis bien avant la pandémie qui ne fait qu’exacerber ce qu’on dénonce depuis longtemps. Nous répondons présents depuis le tout début de la crise sanitaire. Nous demandons un peu de reconnaissance de la part du gouvernement », déclare M. Proulx.

Message à l’endroit du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. (Photo courtoisie)

Pendant les trois journées pédagogiques supplémentaires, les services de garde seront ouverts. « Nous sommes oubliés par le gouvernement qui devrait mettre de l’argent pour rendre nos postes plus attrayants afin de faciliter le recrutement », lance M. Proulx.

Le président du Syndicat, Jonathan Proulx. (Photo courtoisie)

Actions de visibilité

Ce vendredi, des actions de visibilité ont eu lieu dans chaque école du centre de services scolaires des Phares. « On veut rappeler aux directions d’école que nous aussi nous sommes là. Nous sommes en négociation pour une nouvelle convention collective avec le gouvernement et ça ne bouge pas beaucoup. Nous sommes en attente d’un possible mandat de grève pour nos trois secteurs d’activité qui sont le secteur général, l’adaptation scolaire et les services de garde », indique le président. La convention collective des employés de soutien est échue depuis mars 2020.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux



   

Inscrivez-vous à notre infolettre

Télécharger l'application web du journal le soir

Télécharger
×