25.11.2020
Nouvelle de 19 h Baisse de 435 M$ du bénéfice net d’Hydro-Québec

Baisse de 435 M$ du bénéfice net d’Hydro-Québec

La crise a aussi ses effets sur la vente d’électricité

Les résultats financiers d’Hydro-Québec se sont stabilisés au troisième trimestre avec la reprise de la plupart des activités économiques au Québec et dans les marchés voisins, mais la pandémie a des impacts.

 Ainsi, le bénéfice net se chiffre à 203 M$ pour le troisième trimestre de 2020, un résultat quasi identique aux 205 M$ enregistrés un an plus tôt.

« Cela dit, la crise actuelle a eu des répercussions importantes sur la performance financière de l’entreprise depuis le début de l’année. Hydro-Québec a donc terminé les trois premiers trimestres avec un bénéfice net en baisse de 435 M$ par rapport à celui de la période correspondante de 2019 », explique Hydro-Québec, dans un communiqué.

Hydro-Québec avance que compte tenu de la deuxième vague de la pandémie, il est impossible d’estimer de façon précise la durée et l’étendue de la crise sanitaire, ni l’ampleur du bouleversement économique qui s’ensuivra. Il est tout aussi difficile de prévoir quels seront les contrecoups de cette crise sur les activités et sur les résultats financiers d’Hydro-Québec à court et à plus long terme.

« Nous suivons de très près l’évolution de la situation et nous poursuivons l’élaboration d’initiatives visant à atténuer les impacts de la pandémie sur l’économie québécoise et sur nos résultats », a commenté Jean-Hugues Lafleur, vice-président exécutif et chef de la direction financière d’Hydro-Québec.

 Faits saillants des neuf premiers mois

  • Marché du Québec
    • Baisse de 4 % de la consommation d’électricité au Québec par suite des mesures sanitaires en vigueur
      • Diminution de 8 % de la demande de base du secteur commercial, institutionnel et petits industriels et de 9 % de celle des grands clients industriels
      • Hausse de 5 % de la demande du secteur résidentiel
    • Températures plus douces à l’hiver 2020
      • Supérieures de 3 ˚C à celles de l’hiver 2019
  • Marchés hors Québec
    • Diminution des besoins sur les marchés d’exportation et baisse des prix du marché sous l’effet des températures plus douces du premier trimestre et du contexte de la pandémie
    • Volume d’exportations nettes : 23,3 TWh, soit 3,2 TWh de moins qu’à la période correspondante de 2019
    • Prix moyen obtenu à l’exportation : 4,3 ¢/kWh, contre 4,4 ¢/kWh un an plus tôt
      • Impact négatif de la baisse des prix du marché atténué par l’incidence positive des stratégies de commercialisation et de gestion des risques de l’entreprise
  • Majoration de la provision liée au risque de non-recouvrement
    • Hausse de 54 M$ en raison de signes de détérioration de certains comptes clients, attribuables à la conjoncture économique difficile
  • Investissements
    • Investissements en immobilisations corporelles et en actifs incorporels de 2,3 G$ pour les neuf premiers mois de 2020, contre 2,5 G$ en 2019
    • Ralentissement des activités sur les chantiers de l’entreprise en raison de la pandémie, particulièrement au deuxième trimestre

Marché intérieur

Sur le marché du Québec, les ventes nettes d’électricité ont diminué de 107 M$ par rapport à celles des trois premiers trimestres de 2019. D’abord, l’incidence des températures, qui ont été plus douces à l’hiver 2020 qu’à l’hiver précédent, s’est traduite par un fléchissement de 257 M$ des ventes d’électricité.

Cependant, la demande de base a progressé de 26 M$ malgré le recul observé dans certains secteurs à la suite de la fermeture d’un grand nombre d’entreprises et de commerces pendant plusieurs semaines,  au printemps.

« En effet, ce recul a été contrebalancé par l’accroissement de la consommation dans le secteur résidentiel et dans celui des alumineries, lui-même attribuable à la reprise graduelle des activités dans une importante usine de production à l’été 2019, après un long conflit de travail. Enfin, les achats externes d’électricité et de combustible liés aux activités de distribution ont diminué de 62 M$, en raison principalement de la production moins élevée des installations éoliennes sous contrat », explique la société d’État.

Hors Québec

Sur les marchés hors Québec, les exportations nettes d’électricité d’Hydro-Québec Production ont baissé de 151 M$ pour se chiffrer à 1 004 M$. Ce recul est attribuable à l’effet des températures du premier trimestre, qui a entraîné une demande et des prix plus faibles sur les marchés d’exportation, ainsi qu’à l’impact de la pandémie mondiale, qui a également conduit à un fléchissement des prix et des besoins, surtout au deuxième trimestre. La baisse des prix du marché a toutefois été atténuée par l’incidence favorable des stratégies de commercialisation et de gestion des risques de l’entreprise.

« D’autres facteurs ont également contribué à la diminution du bénéfice net, soit une augmentation des coûts liés au régime de retraite par suite de la baisse du taux d’actualisation, une réduction du nombre d’heures de travail capitalisées dans le coût des projets d’investissement ainsi qu’une hausse de la provision liée au risque de non-recouvrement de certaines créances », précise-t-on.

Immobilisations

Enfin, Hydro-Québec a consacré 2 263 M$ à ses investissements en immobilisations corporelles et en actifs incorporels au cours des neuf premiers mois de 2020, contre 2 458 M$ à la même période l’an dernier. Les travaux sur le chantier de la Romaine-4 ont continué de progresser malgré le ralentissement des activités attribuable à la pandémie.

Ainsi, le barrage et les ouvrages connexes ont été mis en exploitation au troisième trimestre, en vue de la mise en service de la centrale en 2022. L’entreprise a également poursuivi ses investissements visant à fiabiliser et à pérenniser ses actifs de production, de transport et de distribution.

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