COVID-19 La situation dégénère

La situation dégénère

Adieu aux fêtes de famille pour Noël pour ceux qui sont dans « le rouge »

Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé à 13 h, aujourd’hui, que les rassemblements des Fêtes seront limités à une peau de chagrin pour ceux qui se trouvent dans une région au niveau d’alerte rouge, cette année.

On pourra tout simplement célébrer Noël avec sa famille immédiate, à moins d’exceptions comme celles concernant les proches aidants.



Alors qu’on compte un record de 45 nouveaux cas au Bas-Saint-Laurent, la situation dégénère aussi presque partout au Québec. Il ya lieu de s’inquiéter, car si le Bas-Saint-Laurent passe du niveau d’alerte orange au niveau rouge, on devra aussi renoncer à des rassemblements pour Noël.

« On a une deuxième vague qui a commencé en septembre et où on a atteint rapidement 1 000 cas par jour. On a mis en place des mesures spéciales et on a réussi à stabiliser la situation pendant un certain temps. On avait l’espoir que ça continuerait de descendre. Malheureusement en novembre, on s’est retrouvés à 1 300 cas par jour. Hier, aujourd’hui, à tout près de 1 500 cas «, a prévenu monsieur Legault.


« Le premier octobre, on avait 285 personnes hospitalisées; le 1er novembre, on en était à 499 et aujourd’hui on est rendu à 737. On peut penser qu’avec la hausse des cas, les hospitalisations vont aussi augmenter, La situation dans certains hôpitaux est fragile. On atteint presque la limite de la capacité d’accueil dans certains hôpitaux. De plus, il y a le défi du personnel. La pandémie est là depuis neuf mois et le personnel est très fatigué. On est rendu à 6 600 employés en retrait préventif ou en congé de maladie », a aussi décrit le premier ministre.

Au chapitre des décès, monsieur Legault a indiqué que la progression de la maladie a suivi la même tendance : il s’en produisait neuf par jour en moyenne en octobre, comparativement à 20 par jour en novembre et à 30, aujourd’hui.



 « On peut relativiser. C’est quand même 80% moins que ce qu’on avait au moment du pic de la première vague. Il reste que 30 décès, ce sont 30 personnes qu’on a perdues », a noté monsieur Legault, ajoutant que la situation est bien meilleure au Québec qu’ailleurs en Amérique et en Europe. « Sans les efforts que nous avons faits et qui ont été utiles, la croissance de la contamination aurait pu être aussi exponentielle qu’aux États-Unis »

Se rendre à l’évidence


« Nous sommes obligés de nous rendre à l’évidence. Ce n’est pas réaliste de penser qu’on va réduire la progression du virus de façon satisfaisante d’ici Noël. Quand on prend notre décision pour Noël, on doit d’abord penser aux infirmières et au personnel de la santé qui sont fatigués; à nos parents et à nos grands-parents qu’on aimerait voir à Noël. Je pense que personne n’aimerait regretter toute sa vie d’avoir contaminé sa mère ou son grand-père. Je vous annonce donc aujourd’hui que les deux rassemblements de Noël prévus vont être annulés pour ceux qui sont en zone rouge », a confirmé monsieur Legault.

« Ce ne sera pas permis d’avoir des rassemblements avec d’autres personnes que celles qui sont à la même adresse. Je vous rappelle cependant qu’il est permis d’aller voir des personnes seules. J’encourage même les Québécois à aller voir ceux qui sont seuls. Mais avec un masque, à deux mètres et pas trop longtemps », a demandé le premier ministre.

Pas une note parfaite

« Aujourd’hui, je veux préciser que ce n’est pas une demande de la Santé publique, mais une décision gouvernementale, qu’on a prise hier soir en se disant qu’il faut être réaliste. C’est une mesure plus restrictive avec laquelle la direction de la Santé publique est quand même d’accord. Je comprends qu’il y aura bien des gens déçus de cette annonce. Honnêtement, ce ne serait pas une bonne idée (d’aller à l’encontre de la nouvelle directive). Ce qu’on voit, c’est que ce virus-là est sérieux. Il est présent dans toutes les régions, en forte hausse et il est dangereux. Il y a des conséquences graves », met en garde monsieur Legault.

S’ajuster

« Je réalise très bien que la décision est différente de ce qu’on vous a dit précédemment. Les informations évoluent et on essaie de s’ajuster en prenant les meilleures décisions possibles. Je veux revenir sur les commentaires de gens de l’opposition. Je ne me donne pas une note parfaite pour la gestion de la crise. Si c’était à refaire, je n’ouvrirais pas la porte à quelque chose comme les deux jours de rencontres à Noël. Je me remets en question. Je consulte les gens autour de moi. Ce n’est pas une science exacte. »

« On va avoir un Noël tranquille cette année. Il faut essayer de prendre le bon côté des choses. On n’aura pas de visite dans nos maisons. On pourra faire des sommes, comme on dit, profiter des repas ou s’adonner à la lecture. On pourra aussi s’appeler au téléphone ou faire des rencontres par Zoom, par exemple. »


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