Actualités Société Réduire les inégalités vécues par les personnes aînées

Réduire les inégalités vécues par les personnes aînées

L’Observatoire québécois des inégalités a rendu public jeudi son rapport « Bien vieillir au Québec », un premier grand portrait du vieillissement au Québec et de ses enjeux.

Ce rapport est destiné, entre autres, à guider les experts et les décideurs publics dans le développement de nouvelles pratiques sociales afin de réduire les inégalités chez les personnes aînées.



Alors que depuis quelques mois, les conditions de vie des personnes aînées font les manchettes au Québec, la situation difficile que nous traversons présentement aura révélé des aspects encore plus préoccupants. Si les effets de la pandémie ont été particulièrement aigus pour les personnes aînées, ceux-ci sont le reflet de problématiques beaucoup plus profondes qui étaient déjà bien présentes avant le début de la pandémie et qui risquent de s’exacerber au cours des prochaines années avec l’augmentation de la population aînée.

Au-delà de la pandémie


Ce rapport s’inscrit dans une réflexion collective essentielle qui doit continuer au-delà de la situation actuelle. Dans l’élaboration de ce rapport, les chercheurs de l’Observatoire ont recensé près de 250 articles et ouvrages dans plus d’une quarantaine de bases de données. Séparée en trois grands thèmes (économie, milieu de vie et bien-être), cette publication vise à rendre accessible des données probantes afin d’encourager l’innovation et d’offrir des pistes de solutions aux décideurs publics pour permettre d’améliorer la qualité de vie des personnes aînées.

Un portrait préoccupant du vieillissement au Québec



Conçu à partir des connaissances scientifiques les plus à jour, ce portrait exhaustif du vieillissement au Québec et de ses enjeux documente notamment des inégalités de revenus et de patrimoine importantes entre les personnes aînées. Parmi les principaux constats relevés dans ce rapport, le vieillissement gagnerait à être compris en fonction des besoins spécifiques des personnes aînées et de la diversité de leurs parcours, tant pour les enjeux économiques que les problématiques qui

relèvent davantage du milieu de vie ou encore du bien-être. Afin de réduire les inégalités chez les personnes aînées, plus d’actions concertées doivent être entreprises pour permettre à ce groupe de demeurer actif au sein de la société, de rester autonome et de sortir de l’isolement.


Faits saillants – Portrait des 65 ans et plus

  • Augmentation de 53 % d’ici 2050 : le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus passera de 1,7 million en 2020 à 2,6 millions en 2050.
  • L’éducation, un déterminant important : Le revenu des personnes aînées détentrices d’un diplôme universitaire est environ du double de celles sans diplôme ou seulement détentrices d’un diplôme d’études secondaires.
  • De grandes inégalités de richesse : le 20 % des ménages aînés les plus riches détiennent près des deux tiers de l’ensemble du patrimoine détenu par les ménages aînés.
  • Travailler par nécessité : chez les personnes aînées de 70 ans et plus qui travaillent, 25% d’entre elles le font par nécessité.
  • De plus en plus endettés : 40 % des ménages aînés ont des dettes, une tendance à la hausse au Québec et au Canada.
  • De fortes inégalités entre les différentes classes de revenus : Chez les personnes appartenant au quintile le moins favorisé – le 20 % le moins nanti en termes de revenu – les hommes vivent en moyenne 6 ans de moins en bonne santé que le quintile le plus favorisé et les femmes, 5 ans de moins.
  • Isolement des personnes aînées : plus du tiers des hommes québécois âgés de 75 ans et plus disent n’avoir aucun ami proche.
  • • Une équipe d’experts a accompagné l’Observatoire dans sa démarche de recherche, dont un comité aviseur et un conseil scientifique, formés respectivement de responsables d’organisations du milieu et de personnes expertes en matière de vieillissement.


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