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Chronique de sécurité routière

La conduite avec les facultés affaiblies : un enjeu majeur en sécurité routière

Photo: Courtoisie

La période des fêtes sera manifestement différente cette année en raison de la pandémie qui sévit actuellement. Il y aura tout de même des occasions de célébrer en respect des mesures sanitaires en place. Bien que les sorties risquent d’être moins fréquentes, il sera important, si l’on consomme de l’alcool ou de la drogue, même modérément, de ne pas prendre le volant.

Conseiller régional en partenariat de sécurité routière à la SAAQ

La conduite avec les facultés affaiblies demeure un enjeu majeur en sécurité routière malgré les améliorations notoires des 35 dernières années. De plus, avec la légalisation du cannabis, il est nécessaire de rappeler que la conduite sous l’effet de cette drogue, comme n’importe quelle autre d’ailleurs, demeure interdite.

Métal du Golfe_VF

En effet, de 2014 à 2018, 17,5 % des conducteurs décédés ayant subi un test de dépistage d’alcool ou de drogue avaient de l’alcool dans le sang et 20,0 % avaient consommé de la drogue ou des médicaments. De plus, la présence combinée d’alcool et de drogue ou de médicaments a été décelée chez 16,0 % des conducteurs décédés testés.

Effets des facultés affaiblies sur la conduite automobile

Les facultés de conduire peuvent être affectées négativement dès la première consommation, que celle-ci soit de l’alcool ou de la drogue, et les effets sont augmentés si on les mélange.

L’alcool affecte la vision, rend difficile la concentration, altère l’attention, le jugement et assoupit le conducteur. Le cannabis, quant à lui, allonge le temps de réaction, diminue les réflexes, altère la coordination et diminue la vigilance. Ces réductions de la capacité de conduire augmentent le risque d’accident. En effet, l’omission de certains panneaux, une difficulté à maintenir une trajectoire et une vitesse constante, des dépassements non sécuritaires et une augmentation du temps de freinage constituent des exemples fréquents de gestes pouvant être engendrés par une conduite avec les facultés affaiblies.

Les conducteurs prennent malheureusement souvent trop de risques en se pensant en contrôle de leurs moyens après avoir consommé, même un peu. La majorité (environ 84,0 %) des condamnations pour conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue le sont pour une première infraction.

Les coûts de la conduite avec les facultés affaiblies

Les frais minimums pour une première infraction liée à la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue sont de 1 750 $, soit 1 000 $ pour l’amende au Code criminel, 300 $ pour les frais d’obtention d’un nouveau permis, 300 $ (plus les taxes) pour l’évaluation sommaire au Programme d’évaluation et de réduction du risque de conduite avec les facultés affaiblies et, si cette évaluation est favorable, 150 $ pour le programme Alcofrein.

D’autres frais variables agrandissent cette somme minimale. Ainsi, des frais d’avocat et d’augmentation de la prime d’assurance automobile privée peuvent s’ajouter. Des conséquences difficilement quantifiables s’additionnent également, comme la perte du permis de conduire, l’ouverture d’un casier judiciaire et la possible obligation de conduire exclusivement un véhicule muni d’un antidémarreur éthylométrique. En cas de récidive, l’antidémarreur éthylométrique est maintenant imposé pour la vie entière.

La prévention de la conduite avec les facultés affaiblies

La prévention constitue encore le meilleur outil pour éviter une situation irrémédiable. Les amis et les membres de la famille des conducteurs peuvent ainsi jouer un rôle important en intervenant pour éviter qu’ils ne conduisent avec les facultés affaiblies.

Si vous comptez consommer de l’alcool ou de la drogue, même de façon modérée, prévoyez des solutions de rechange pour assurer votre retour sécuritaire à la maison, par exemple :

  • appelez des membres de votre famille ou des amis;
  • appelez un taxi ou un service de raccompagnement;
  • choisissez un conducteur désigné fiable;
  • utilisez le transport en commun;
  • dormez chez un ami.

Rappelons que ces solutions sont à utiliser si elles sont disponibles dans votre région et qu’elles respectent les Consignes et directives (COVID-19) du gouvernement du Québec. La meilleure solution demeure de ne pas conduire après avoir consommé de l’alcool ou de la drogue, même modérément.

Campagne de sensibilisation

La Société de l’assurance automobile du Québec effectue une campagne de sensibilisation sur la conduite avec les facultés affaiblies jusqu’au 3 janvier 2021. Cette campagne vise à rappeler aux conducteurs que la conduite d’un véhicule après avoir consommé de l’alcool ou de la drogue constitue un comportement risqué qui peut avoir des conséquences graves, même lorsque la consommation est modérée.

Pour obtenir davantage d’information sur la campagne, suivez le lien suivant :

https://saaq.gouv.qc.ca/saaq/campagnes-sensibilisation/facultes-affaiblies-fin-annee-2020

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