Nouvelle de 17 h Des parents se démènent pour rendre hommage à des travailleuses en garderie

Des parents se démènent pour rendre hommage à des travailleuses en garderie

L’esprit des Fêtes est là, malgré la pandémie

Un groupe de parents dont les enfants sont gardés au Centre de la petite enfance (CPE) La Trâlée du parc Beauséjour a organisé et tenu une cérémonie spéciale, ce matin, pour remercier les 23 membres du personnel.

Trois mamans, Marie-Pier Beaulieu, Sophie Rousseau et Marie-Pier Mercier ont formé un comité pour organiser une fête de reconnaissance. La cérémonie a eu lieu à l’extérieur, en raison des normes sanitaires à respecter pendant la crise du coronavirus. Cette garderie est celle située sur la rue Tessier à Rimouski, à côté de la Maison des Familles. Les trois instigatrices invitent les parents d’autres garderies à rendre aussi hommage au personnel des services publics qui s’est avéré essentiel depuis le début de la pandémie.



Réchauffe le coeur

« Ce fut un moment rempli d’émotion pour tout le monde, tant les parents que les éducatrices et les membres du personnel. À la veille du temps des Fêtes, c’est un moment qui réchauffe le cœur. Depuis le début de cette crise, ces gens prennent soin de nos enfants. Nous avons recueilli des sous auprès des parents de la garderie sur une base volontaire et nous avons ainsi pu acheter quelques cadeaux. Tous les parents ont été super généreux et on a donc notamment acheté des buchettes de Noël des Gourmandises d’Olivier pour chacun des 23 membres du personne. Nous avions en tête l’achat local et nous nous sommes aussi procuré des coupons-cadeaux « clairement local »  de la Chambre de commerce et de l’Industrie Rimouski-Neigette », raconte madame Mercier.


« Nous avons ainsi pu offrir des certificats-cadeaux de 25 $ à chaque membre du personnel. Ce sont des bons d’achat valides dans différentes entreprises de Rimouski-Neigette », précise Marie-Pier Mercier.

Des coupons-cadeaux offerts aux travailleuses de la garderie. (Photo: courtoisie)

Surplus de travail dû à la pandémie



Le comité de parents voulait surtout souligner le dévouement dont ont fait preuve ces travailleuses en acceptant de remplir des tâches additionnelles en raison des mesures sanitaires.

« L’élément déclencheur de cette action de reconnaissance, pour moi, a été le fait qu’il fallait reconnaître le travail des éducatrices pendant la pandémie. Elles ont passé leur temps à changer de plan de match pour s’adapter aux contraintes sanitaires. Elles ont été appelées à faire beaucoup de temps supplémentaire pour compenser les défis des mesures sanitaires. »


« Un exemple : pendant longtemps, quand on venait chercher nos enfants, on devait attendre à l’extérieur et rentrer un par un, pendant que les membres du personnel allaient chercher nos enfants et les habillaient pour nous les ramener à l’avant. Ce n’est pas une tâche qu’elles devaient normalement faire. Ce sont d’habitude les parents qui s’occupent de ça. En général, les CPE ont dû embaucher des ressources supplémentaires avec de l’argent qu’ils n’avaient pas. Ce ne sont pas des emplois payants, mais ce sont des travailleuses qui font preuve de cœur, des passionnées qui mettent leurs tripes sur la table », renchérit madame Mercier.

Deux mamans et des enfants ont présenté ces affiches aux travailleuses du CPE. (Photo: courtoisie)

Batteries remontées

La coordonnatrice du CPE, Guylaine Saint-Laurent, avoue que l’équipe de la Trâlée du parc Beauséjour a été très émue du geste posé par les parents.

« Ce fut extraordinaire comme cérémonie. C’était très bienvenu en ce moment avec tous les efforts qui ont été déployés par le personnel depuis le début de la pandémie, en mars. Ça a été un événement haut en couleur, extraordinaire. C’est très, très apprécié. C’est une belle reconnaissance qui part de l’initiative de parents et c’est de là que ça prend tout son sens. Ce fut chaleureux et il y a eu beaucoup d’émotions, dont des larmes de joie. C’est un beau geste, très significatif pour tout le personnel. »

« Nous nous sommes rassemblés à l’extérieur en raison de la nécessité de la distanciation. Le personnel s’est retrouvé dehors, tout le monde ensemble, même si ça n’arrive pas souvent sur les quarts de travail qu’on soit tous réunis. Ça a été une grosse dose d’amour qui a apporté de la chaleur humaine avant de partir pour les Fêtes. Ça a permis de recharger les batteries un petit peu. C’est positif sur toute la ligne. On lève notre chapeau aux personnes qui ont contribué à organiser l’activité », conclut madame Saint-Laurent.


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