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Fusions de 2001 : le Bic et Sainte-Blandine en profitent; ça s’en vient pour la partie Est

Le 20e anniversaire de l’épopée des fusions municipales de 2001évoque des souvenirs pénibles pour d’anciens élus, mais le maire actuel de Rimouski, Marc Parent, estime qu’elles ont eu du bon pour ceux qui sont ainsi devenus des Rimouskois.

Ainsi, il rappelle que des investissements se chiffrant par millions de dollars ont permis aux gens du Bic et de Sainte-Blandine d’améliorer leur qualité de vie. Du même souffle, il ajoute que les fruits deviendront bientôt mûrs en ce qui concerne le secteur Est, Pointe-au-Père et Rimouski-Est, qui bénéficieront bientôt de manière significative de leur annexion à Rimouski.



Au cours de l’année 2001, le gouvernement du Québec, dirigé par Lucien Bouchard puis Bernard Landry, avait décidé d’accélérer le mouvement de regroupement de municipalités entrepris au cours des années 1990. Le principal but de cette réorganisation était de rattacher les banlieues des grandes villes à celles-ci, dans l’espoir de réaliser des économies d’échelle.

Les conseils de ville des municipalités nouvellement fusionnées se rencontraient durant le mois de décembre 2001, pour adopter le budget, les rôles d’évaluation et de taxation et les règlements municipaux afin d’éviter tout vide juridique au moment de la fusion.


Fonctionnaires

Rimouski fut parmi les 20 villes fusionnées officiellement au 1er janvier 2002, avec Chicoutimi, Gatineau, Lévis, Montréal, Québec et Saint-Hyacinthe, entre autres. Dix ans après la démarche, des études permettaient de constater que les fusions n’avaient pas permis de réduire le nombre de fonctionnaires municipaux, qui était de 68 000 au Québec en 2001 et de 107 000 en 2011.



Marc Parent. (Photo: Ville de Rimouski)

Amertume

Dans un texte publié vendredi dernier, le journal le soir rapportait que pour d’anciens maires comme Daniel Côté (Sainte-Blandine), Guy Leclerc (Pointe-au-Père) et Gilbert Saint-Laurent (Rimouski-Est), les fusions d’il y a 20 ans laissaient toujours un goût amer. Les nombreuses interventions politiques du gouvernement du Parti Québécois de l’époque qui ont forcé les élus comme eux à se soumettre à sa volonté leur sont notamment restées dans le fond de la gorge.


Citoyens gagnants

Mais comme il y a forcément deux côtés à une médaille, le maire actuel de Rimouski, Marc Parent, considère que les citoyens des municipalités regroupées en sont ressortis gagnants.

« C’est dans la nature humaine d’avoir une certaine nostalgie du bon vieux temps, mais il y a des réalités dont il faut tenir compte. Quand on parle du Bic ou de Sainte-Blandine, les impacts positifs de la fusion ont été importants. Par exemple, à Sainte-Blandine, on sait que le développement résidentiel était limité par des problèmes d’approvisionnement en eau potable dans le secteur village. Aujourd’hui, la Ville de Rimouski consacre des millions au projet de bouclage du réseau d’aqueduc qui va permettre d’avoir accès à de l’eau en grande quantité », illustre monsieur Parent.

Ce dernier ajoute que le nouveau centre communautaire de Sainte-Blandine est aussi en construction. Ce sont sans doute des investissements qui n’auraient pu être faits avant la fusion, faute de moyens. Le Bic aussi avait des problèmes d’eau potable lors de son annexion en 2009 qui ont été réglés grâce à celle-ci.

Infrastructures

« Sur le plan des infrastructures, c’est très intéressant ce que la fusion a apporté. L’annexion du Bic a été beaucoup motivée par des besoins importants en matière d’eau potable. Il y avait des défis très importants auxquels on a répondu. L’annexion a permis de régler ce problème une fois pour toutes. Je me dois aussi de rappeler tous les investissements qui ont été et sont faits sur le réseau routier. Au Bic, nous avons investi 8 M$ dans les chemins ruraux juste l’été dernier. La capacité financière de la Ville de Rimouski a permis des avancées énormes en termes d’infrastructures pour les municipalités fusionnées », renchérit Marc Parent.

Les services d’incendie ont aussi été améliorés, selon le maire Parent. De plus, le presbytère du Bic a été sauvé par une intervention de la Ville qui l’a transformé en bibliothèque.

Moins évident

C’est peut-être moins évident pour les anciennes municipalités situées du côté Est. Les effets positifs de la fusion se sont fait ressentir moins rapidement, mais à Pointe-au-Père, on constate que le développement économique commence à prendre de l’ampleur, notamment en raison des investissements effectués dans le secteur de l’avenue Père-Nouvel, près du Site historique maritime. Un projet majeur qui devrait avoir un effet d’entraînement est en construction : la nouvelle Distillerie du St.Laurent.

La marina

Rimouski-Est attend son tour, mais la rénovation de la marina de Rimouski, l’été dernier, pourrait être l’élément clé qui entraînera plus d’activité économique.

« Nous avons des beaux plans pour Rimouski-Est. Rimouski et Rimouski-Est vont profiter d’une belle marina rénovée. Nous avons investi 4,5 M$. Il est en train de se passer quelque chose qui va être extraordinaire. Le projet de la marina est une grande fierté pour moi parce que je m’y suis attaqué rapidement lors de mon entrée en fonction. Il ne se passait rien dans ce dossier avant ça.  J’avais une carte dans mon jeu. J’ai pu bénéficier de l’appui de l’ancien ministre des Pêches et des Océans, Dominique LeBlanc, un bon ami. Ça a pris un an, les fonds ont été débloqués et on a tout réglé ça », rappelle le maire Parent.

Nouveau projet

« Ce bout là est fait, mais on est aussi en réflexion sur la façon dont on pourrait faciliter l’accès à la plage qui est située à l’Est de la marina. On a mandaté cette année l’équipe de l’administration municipale de réfléchir à une façon d’aménager ce secteur, de le rendre plus accessible aux citoyens à partir de la marina. On peut ajouter à cela les efforts qui sont consacrés à améliorer la sécurité des résidents par rapport au trafic lourd et à la présence du terminal pétrolier. On a fermé l’accès du secteur résidentiel aux camions lourds à partir du parc industriel. On veut aller de l’avant avec le prolongement de la rue du Havre. C’est tout en train de se mettre en place », ajoute Marc Parent.

Un diamant brut

Monsieur Parent semble croire très fort à un bel avenir pour Rimouski-Est.

« C’est un fait qu’il y a des processus qui prennent plus de temps, mais à la longue, on va redynamiser Rimouski-Est. Pour moi, Rimouski-Est, c’est un endroit magique, un diamant brut pour Rimouski, qui ne demande qu’à être poli et mis en valeur. Sur les plans de la localisation près du fleuve, de la proximité des services, de la proximité des centres commerciaux et de la valeur des maisons, si j’avais une résidence à m’acheter, je crois que c’est à Rimouski-Est que je l’achèterais. »


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