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Nouvelle de 17 h

Virginie Proulx exclue des comités pléniers jusqu’à la fin du mandat

Virginie Proulx (Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud)

La conseillère du district du Bic, à Rimouski, Virginie Proulx, confirme au journal le soir son exclusion définitive des réunions du conseil municipal en comité plénier.

D’ici la fin du mandat du conseil sortant en novembre prochain, madame Proulx se rendra donc à toutes les assemblées du conseil après souper, tout juste avant 20 h, pour participer aux séances ordinaires.

Elle ne peut pas, comme les autres, participer aux discussions préalables à l’assemblée, qui se déroulent généralement autour d’un buffet, entre 17 h et 19 h 30. Les projets importants et autres décisions à prendre font alors l’objet d’échanges informels entre les élus.

Madame Proulx est exclue des réunions en comité plénier depuis mai dernier, alors qu’on lui reprochait de ne pas avoir respecté la confidentialité des échanges. Une procédure de médiation avec le ministère des Affaires municipales avait été entreprise par la suite. Elle devait se poursuivre en ce début d’année 2021, mais elle est finalement abandonnée, a précisé madame Proulx au journal le soir, ce midi.

Échanges et vote

« Le conseil municipal a décidé d’arrêter la procédure de médiation et ne veut pas me réintégrer. Je trouve ça dommage. On nous a demandé de fournir nos conditions pour ma réintégration, de part et d’autre. Moi, j’ai fait le travail de mon côté. J’ai proposé des conditions, mais les autres membres du conseil n’ont pas posé de conditions. Ils ont finalement décidé de ne pas me réintégrer. À ce qu’on m’a dit, c’était par un vote unanime », confie madame Proulx.

« Je trouve ça assez incroyable que ça se passe de cette façon, mais ça vient refléter ce que je déplore dans la loi, car elle ne contient absolument rien qui empêche les autres membres du conseil d’agir ainsi. En pratique, les comités pléniers n’existent pas. La seule chose qui existe dans la loi, c’est que si une personne est exclue des rencontres plénières, les conseils municipaux n’ont pas le droit de se faire payer un repas par la Ville. Je n’ai pas vérifié si les repas étaient toujours payés, mais il reste que ça démontre qu’il n’y a aucun encadrement significatif sur les comités pléniers dans la loi. C’est ce qui n’a pas de bon sens, en fait. C’est comme si les élus allaient simplement prendre un café ensemble. Comme rien ne les encadre, ils peuvent faire ce qu’ils veulent », estime madame Proulx.

« Continuer comme ça »

Le conseiller du district Sacré-Coeur, Sébastien Bolduc, mentionne au journal que c’est bien l’orientation choisie par les autres membres du conseil. « La médiation s’est conclue sur un statu quo. Je confirme que c’est bien comme ça que ça s’est passé. Il y a un bris du lien de confiance entre madame Proulx et les autres membres du conseil municipal qui est toujours là. À la conclusion des échanges qu’on a eus, c’est la totalité des membres du conseil qui a décidé de continuer comme ça. »

Assemblée nationale

La représentante du Bic a amorcé des démarches auprès de l’Assemblée nationale concernant cet aspect de la loi des Affaires municipales avec une collègue de Sherbrooke. « Nous allons annoncer quelque chose prochainement, mais ça suit son cours. »

Virginie Proulx confirme par ailleurs qu’elle sera candidate lors des prochaines élections municipales, mais elle ne dit pas quel poste elle sollicitera.

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