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Refonte du transport collectif : des attentes élevées dans les districts situés en périphérie

Les attentes des citoyens des districts qui sont situés à l’extérieur du périmètre urbain de Rimouski sont élevées, par rapport à la refonte du transport collectif.

Si on apprenait cette semaine que le choix des véhicules pour le service Citébus est arrêté, le conseil municipal aura quand même à prendre des décisions sur les nouveaux trajets qui seront offerts et éventuellement sur l’extension de Citébus à des districts qui ne sont pas desservis présentement. Le contrat de la nouvelle desserte avec La Québécoise comme sous-traitant s’étendra sur cinq ans.



À l’Est, des citoyens de Rimouski-Est et de Pointe-au-Père souhaiteraient être desservis par Citébus. À l’Ouest, les gens du Bic aimeraient aussi avoir accès à Citébus, mais surtout, veulent des améliorations. À Sainte-Blandine, on ne rêve pas de Citébus, mais on aimerait avoir un système par taxi (Taxibus) plus efficace.

À Rimouski-Est


« Je me fie beaucoup à ce que Pointe-au-Père mette tout son poids avec nous, dans la balance, car il y a plus de monde à Pointe-au-Père qu’à Rimouski-Est. Je dirais que Rimouski-Est est servie à moitié par le transport collectif. Pour Sainte-Agnès Nord et Sainte-Agnès Sud, qui font partie de Rimouski-Est, ça va bien, mais pour ce qui est de la partie centrale de Rimouski-Est, l’ancienne municipalité, on n’a pas de service. Pendant ce temps, les gens continuent de s’acheter des autos et on ne contribue pas à la lutte aux gaz à effet de serre. On n’est pas obligé d’avoir des arrêts d’autobus sur toutes les rues. Un passage par la rue Saint-Germain ferait l’affaire », croit la conseillère de Rimouski-Est, Cécilia Michaud.

« J’en ai parlé et je vais en reparler lorsque le conseil municipal prendra des décisions. Je n’en démords pas. Ça peut prendre du temps, des fois, à obtenir ce qu’on veut. Il ne faut pas oublier qu’il y a des coûts importants pour le transport en commun. Si on pouvait avoir plus de subventions du provincial ou du fédéral, ça aiderait beaucoup. Notre service n’est pas rentable. Il est à souhaiter que le gouvernement démontre plus d’ouverture dans les années à venir. Je le souhaite beaucoup, car il faut tenter de réduire l’utilisation des automobiles », ajoute madame Michaud.



Cécilia Michaud (Photo: courtoisie Cécilia Michaud)
Cécilia Michaud (Photo: courtoisie Cécilia Michaud)

À Pointe-au-Père

Le conseiller de Pointe-au-Père, Jacques Lévesque, croit avoir des raisons d’espérer que Citébus se rende dans son district.


« Tout est sur la table et tout est possible. Tous les circuits sont révisés. C’est toujours dans les mains du consultant. Je souhaite toujours que Citébus se rende chez nous et c’est dans les hypothèses qui sont étudiées. Il va ensuite nous remettre son rapport. On vise une plus grande efficacité du service en général et le projet d’autobus pour Pointe-au-Père en fait partie. Est-ce que cela sera recommandé et retenu? Ça reste à voir, mais au moins, le conseil d’administration de la Société des transports de Rimouski (STR) accepte que cette hypothèse soit envisagée », déclare monsieur Lévesque.

« Au moins, on y pense. Reste maintenant à peser le pour et le contre et à prendre une décision là-dessus. Quand le consultant va remettre son rapport, le conseil d’administration de la STR va en prendre connaissance et proposer des recommandations au conseil municipal. On devrait voir la finalité de tout ce processus à la fin de l’été prochain », prévoit Jacques Lévesque.

Jacques Lévesque (Photo: Ville de Rimouski)

Au Bic

« Lors de la dernière consultation sur le transport collectif, j’ai réalisé qu’il y a beaucoup d’attentes, au Bic. On espère avoir de vrais autobus pour nous emmener à Rimouski au lieu de seulement les taxis de Taxibus. Les gens veulent aussi plus de trajets. C’est à voir. Je n’ai pas vu la proposition finale, mais j’espère qu’on va penser aux demandes du Bic », commente la conseillère Virginie Proulx, du Bic.

« Est-ce que c’est faisable d’emmener Citébus au Bic? C’est sûr qu’il y a une question de financement dont il faut tenir compte. Est-ce que les gens sont prêts à marcher un peu plus pour se rendre à des arrêts d’autobus? Il y a des avantages et des inconvénients et des avantages au service Taxibus, mais si on veut que les gens utilisent encore plus nos transports collectifs, il faudra tôt ou tard qu’on aille vers Citébus, car les possibilités sont limitées avec Taxibus. Dans ce dernier cas, le système de réservation doit à tout le moins être révisé, car une réservation 24 heures à l’avance, ce n’est pas très compatible avec la vie qu’on mène de nos jours. Ça va prendre des décisions sur ce plan et sur le plan des trajets. Il faut rendre le transport collectif attrayant. Il y a de plus en plus de besoins », constate madame Proulx.

Virginie Proulx (Photo: Facebook)

À Sainte-Blandine

Le conseiller de Saint-Blandine/Mont Lebel, Dave Dumas, est moins gourmand. Taxibus est le seul service offert, mais peut être amélioré.

« Je ne pense pas que nous devrions demander le prolongement du service Citébus. Il faudrait avoir un bassin de population plus important. Ce serait l’idéal, mais il faudrait une demande plus importante. Il y a quand même des attentes et notre objectif est de contribuer à réduire les gaz à effets de serre. Notre priorité sera de rendre le service encore plus efficace en favorisant les jumelages. Je crois que ce que les gens de mon district veulent, c’est plus d’efficacité. »

« Il faut absolument que le plus de gens possible utilisent Taxibus et j’encourage les gens à le faire. Plus les gens vont l’utiliser, plus on va pouvoir offrir des plages horaires », fait remarquer finalement monsieur Dumas.

Dave Dumas (Photo: Ville de Rimouski)


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