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Des commerçants en rogne après la Ville pour une hausse majeure de la vignette de stationnement

La Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette (CCIRN) dénonce une hausse du coût des vignettes de stationnement importante, imposée par la Ville de Rimouski.

Effectivement, le coût d’une vignette a bondi de près de 30% en un an.



« Ce sont des vignettes qui sont vendues sur une base annuelle à des travailleurs indépendants, à des organismes et à des entreprises, notamment. Je n’ai pas les chiffres exacts sous la main, mais ça passe d’environ 500 $ par an à plus de 700 $ par an », précise le président de la Chambre, Guillaume Sirois, au journal le soir.

« N’oublions pas que parmi les détenteurs de vignettes, il y a des gens qui ont dû fermer les portes de leur entreprise pendant de nombreux mois et des employés qui ont subi les contrecoups de la crise. Ce sont ceux qui ont été les plus affectés par la pandémie, alors leur donner une hausse de 30%, ce n’est peut-être pas ce qu’il y a de mieux à faire en ce moment. Ce n’est pas très opportun. Je peux vous dire que nous avons été contactés par de nombreux membres à ce sujet, ce qui nous incite à réagir publiquement », ajoute-t-il.


Cinq mois de retard

Par ailleurs, même si une hausse pouvait être justifiée par l‘implantation de nouveaux horodateurs sur le territoire de la ville, la CCIRN rappelle que ces nouveaux équipements ne sont toujours pas installés plus de cinq mois après leur annonce.



« Nous comprenons parfaitement que le concept d’utilisateur-payeur s’applique dans la plupart des dossiers. Cependant, augmenter de 30% une vignette, alors que les nouveaux équipements ne sont pas installés et que les besoins de stationnement ont chuté considérablement en raison de la pandémie, n’est pas une approche équitable et justifiée envers les utilisateurs. Aucune entreprise ne pourrait survivre si elle facturait pour un service non rendu, alors pourquoi la Ville pourrait faire de même », s’interroge Jonathan Laterreur, directeur général de la CCIRN.

Guillaume Sirois (Photo: courtoisie)

Remboursement demandé


La CCIRN salue pourtant l’initiative de la Société de développement économique de Rimouski (SOPER) qui offre un remboursement des frais des derniers mois aux détenteurs de vignettes qui en font la demande à leur organisme.

 « C’est une belle initiative de la SOPER, qui fait sa part pour aider les entrepreneurs qui en font la demande. Par contre, ce programme n’est pas connu de tous les détenteurs de vignettes, par exemple les particuliers et les travailleurs autonomes. Il ajoute une tâche administrative à nos entrepreneurs qui ont bien d’autres préoccupations ces temps-ci. Le tout ne corrige pas non plus le fait que même si les nouveaux horodateurs seront éventuellement installés, une augmentation de près de 30% en une année n’est pas justifiée.  Nous sommes d’avis que la SOPER a bien réagi, mais aussi que la Ville de Rimouski devrait procéder à un remboursement automatique pour que tous les détenteurs de vignettes aient une solution efficiente et rapide », renchérit monsieur Sirois.

Réponse de la Ville

Le journal le soir a interpellé la Ville pour obtenir sa réaction sur la sortie de la Chambre, mais on apprenait en fin d’après-midi que la réponse viendrait demain, par l’intermédiaire du maire, Marc Parent, occupé à commenter le budget provincial au moment d’écrire ces lignes.

Des demandes précises

La Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette y va de demandes précises dans ce dossier :

  • Qu’un remboursement automatique des sommes perçues en trop lors des mois où les nouveaux horodateurs n’ont pas été installés se fasse directement par la Ville sans qu’une demande administrative doive se faire par les détenteurs de vignettes, qu’ils soient des citoyens ou des entreprises;
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  • Qu’un gel tarifaire pour le reste de l’année 2021 s’observe avec les coûts de 2020;
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  • Qu’une consultation s’organise avec les différentes organisations socio-économiques de Rimouski afin d’évaluer une grille tarifaire post-pandémie qui tiendra compte de plusieurs facteurs, notamment celui des changements dans l’achalandage au centre-ville et en besoins de stationnement qui risquent de perdurer même après la crise sanitaire de la COVID-19.


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