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Virginie Proulx invite le conseil municipal à faire preuve de tolérance pour les entrepreneurs à domicile

La conseillère du Bic et candidate à la mairie de Rimouski en novembre 2021, Virginie Proulx, lance un appel à la tolérance à ses collègues, pour les personnes qui exploitent leur commerce à domicile.

Il y a un mois, le journal le soir rapportait qu’une commerçante opérant à domicile, Caroline Bérubé, se plaignait de la trop grande rigueur avec laquelle la Ville appliquait ses règlements pour ce secteur d’activité.



« Je pense que la Ville de Rimouski ne peut pas se permettre d’empêcher le commerce par les temps qui courent, car les emplois ne pleuvent pas. Je trouve que le département de l’urbanisme, notamment, devrait se mettre au goût du jour. Depuis 2019, je tente de négocier avec le service d’urbanisme. Mais le conseil municipal doit être mis au fait du dossier. Il y a eu une explosion avec la COVID et les entrepreneurs ont des boutiques en ligne, partout sur la planète. Les entreprises ont toutes été fermées pendant le confinement. J’en connais qui ont juste ramené les choses à leur domicile ou dans un autre espace et ils ont fait des ventes à partir de chez eux. Dans mon cas, je suis dans un espace résidentiel. La Ville nous défend de le faire, mais le tribunal administratif du logement (nouveau nom de la Régie du logement) indique que le un tiers d’une résidence peut être occupé par une vocation commerciale. Ceci, nonobstant du fait que les clients entrent ou sortent de chez nous », expliquait Caroline Bérubé, dont l’entreprise s’appelle Laurette Plantes Vertes.

Madame Proulx a pris la défense des personnes qui se trouvent dans son cas et a fait parvenir une lettre à la Ville, il y a cinq jours, dont le journal le soir a obtenu copie.


Contexte particulier

« Je vous écris aujourd’hui par rapport au dossier de Caroline Bérubé et de son entreprise, Laurette Plantes Vertes. J’ai appris que cette dernière avait reçu de la Ville, par huissier, une interdiction d’exploiter son commerce en ligne depuis son logement. J’aimerais vous sensibiliser au fait que l’on parle ici d’une mère monoparentale qui vend quelques plantes vertes depuis son appartement situé au 422, rue Rouer, app. 105, dans le quartier Nazareth. Bien que la réglementation municipale ne le permette pas, j’aimerais signaler ici que le contexte particulier de la COVID-19 devrait permettre souplesse et flexibilité. Le va-et-vient de sa clientèle s’effectue à des heures précises et les échanges s’effectuent en bordure de la rue », note madame Proulx.



Caroline Bérubé de l’entreprise Laurette Plantes Vertes. (Photo: courtoisie)

Même Apple!

« Rappelons que plusieurs travailleurs autonomes, traducteurs, écrivains, artisans, travaillent depuis leur résidence et que la plupart des entreprises commencent souvent dans un sous-sol de maison. Même Apple a ainsi débuté et elle est devenue l’entreprise que nous connaissons aujourd’hui. Quel message envoie-t-on, à Rimouski, en interdisant cette pratique, qui semble tout à fait normale dans un contexte de démarrage d’entreprise? Dans une ville dynamique où on désire stimuler l’économie, l’entrepreneuriat est important à valoriser. Alors pourquoi madame Bérubé se verrait-elle à nouveau obligée de déménager, particulièrement dans un contexte de pénurie de logements que vit Rimouski actuellement? », demande Virginie Proulx dans sa lettre.


Modifier le règlement

« J’aimerais par ailleurs vous informer qu’à Rivière-du-Loup, la réglementation semble le permettre. Son inventaire (de madame Bérubé) est limité, son entreprise n’est ni bruyante ni polluante et elle respecte la norme du 1/3 du logement maximum dédié à un inventaire. Nous pourrions modifier la réglementation afin de délivrer des permis en ce sens, qui pourraient notamment limiter aux heures de jour la présence de clients. Rappelons également que la visibilité de son commerce n’est pas comparable à celle des entreprises ayant pignon sur rue, et donc, il serait injuste d’affirmer qu’elle profiterait d’un avantage indu. Préfère-t-on avoir dans nos quartiers résidentiels des camions de livraison de marchandise achetée en ligne et provenant de l’étranger? Est-ce ainsi que nous favorisons l’achat local? » s’interroge encore madame Proulx.

Préoccupée

« Je suis personnellement fort préoccupée par la situation et par le fait que nous pourrions ainsi pousser vers la fermeture une entreprise écoresponsable qui vend en ligne depuis son domicile, comme bien d’autres entreprises d’ailleurs. Cette entrepreneure devrait être encouragée, répondant par ailleurs à un besoin de la communauté rimouskoise. Nous devons agir avec humanisme et nous rappeler que les femmes sont les plus affectées par la pandémie. D’ailleurs, la ministre Charest (Isabelle, responsable de la Condition féminine) a publié un plan d’action dont l’objectif numéro 4 est d’accroître le soutien aux femmes en contexte de vulnérabilité et c’est une des raisons pour lesquelles je fais appel à vous. Nous avons tous une responsabilité. Considérant le délai imposé par la Ville daté du 1er mai, il serait important de prévoir une rencontre avec madame Bérubé rapidement », conclut la conseillère du Bic.


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