Nouvelle de 18 h Tel est le mauvais temps, tel est l’état de nos rues au...

Tel est le mauvais temps, tel est l’état de nos rues au printemps!

La météo des prochaines heures viendra mettre à l’épreuve l’état de la chaussée des rues de Rimouski alors que s’amorce l’opération nettoyage du printemps, accompagnée de l’incontournable saison de réparation des nids-de-poule, au Service des travaux publics de Rimouski.

C’est ce qu’indique le coordonnateur aux opérations du Service, Éric Dionne, en entrevue au journal le soir. Il en ressort que la pluie, les changements de températures soudains et le froid prévus par Environnement Canada jusqu’à samedi auront un rôle critique à jouer sur l’ampleur des travaux qui seront à réaliser dans les prochaines semaines.



De plus, les changements climatiques sont plus porteurs de dommages sur les rues que l’affluence des véhicules automobiles. Les conditions en vigueur cet après-midi permettaient et reflétaient une « avance » de deux semaines sur les travaux printaniers, mais cela risque de changer.

Pas critique


« En termes généraux, la condition des rues du périmètre urbain de Rimouski ressemble beaucoup à ce qu’on a vu ces dernières années. Ce sont surtout les conditions de gel et de dégel qui viennent beaucoup nous affecter. À cet égard, on a eu des périodes de pluie, mais ça a séché un peu plus tôt cette année. On a déglacé en bordure, aussi, alors ce n’est vraiment pas critique, présentement, sur le plan des opérations de colmatage. Les structures réagissent assez bien », estime monsieur Dionne.

Route du rang Double



« L’achalandage joue pour une partie; plus il y a du transport et plus, naturellement, les structures sont sollicitées, mais il faut comprendre que nonobstant la circulation, le gel et le dégel viennent fracturer les structures, d’où l’apparition de fissures en surface. Ça créée alors de la dégradation dès qu’il y a du passage. J’ai un bon exemple en milieu rural : le rang Double du Mont-Lebel a connu une bonne déformation cette année. Nous sommes intervenus. Une équipe s’est mise au travail là-dessus la semaine dernière et nous avons colmaté une série de dépressions qui ont beaucoup réagi au dégel. Nous sommes d’ailleurs dans la période du dégel sur nos routes jusqu’au 20 ou 21 mai », précise Éric Dionne.

Cocktail


Celui-ci appréhende les prochains jours : « Aurons-nous de la neige qui s’en vient? Ça va être un cocktail. C’est le genre de mauvaises conditions qu’on appréhende à ce temps-ci de l’année, surtout que la semaine dernière, on a nettoyé le centre-ville; le mobilier urbain est installé et depuis dimanche soir, on fonctionne à trois quarts de travail de nettoyage, de jour, de nuit et de soirée, pour une période de sensiblement trois semaines. On devrait se rendre à la première semaine de mai », prévoit monsieur Dionne.

« Une semaine qui va être déterminante pour l’état de la chaussée. Et si on veut évaluer l’importance de l’affluence automobile sur notre réseau routier en cette période de crise sanitaire, je dirais qu’elle est présentement pas mal plus importante que ce qu’on a vu lors des premiers mois de la crise l’an dernier. Les gens sont sortis et sortent davantage. Je pense qu’on était pressé de sortir. C’était parfois impressionnant de voir qu’il n’y avait personne dans nos rues », se souvient-il.

Des travaux de réparation de la chaussée sont en cours à différents endroits. Monsieur Dionne précise que le Service a récupéré de l’asphalte excédentaire lors de travaux antécédents, qu’elle recycle pour les réparations. « Nous essayons le plus possible d’utiliser de l’asphalte à chaud. On fait fondre et on ajoute un peu de bitume. C’est une formule qui donne une bien meilleure qualité que l’asphalte à froid conventionnel, en termes de durabilité. On utilise les deux présentement. »


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