COVID-19 La situation épidémiologique demeure fragile au Québec

La situation épidémiologique demeure fragile au Québec

Bien que la situation épidémiologique au Québec semble s’améliorer, elle demeure fragile tant qu’une proportion importante de la population ne sera pas vaccinée.

Les plus récentes projections de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses de l’Université Laval affichent un optimisme prudent comparativement aux modélisations précédentes. Les projections ont été présentées jeudi à l’occasion d’un breffage technique.



Pour le Grand Montréal en zone rouge

Si on assiste à une forte adhésion aux mesures actuelles, au maintien d’une participation soutenue à la vaccination et au respect des délais prévus pour l’approvisionnement et l’administration des doses, le modèle prévoit une stabilité, voire une décroissance des hospitalisations en mai pour la métropole.


Par contre, une adhésion moyenne aux mesures similaire à l’adhésion du mois de mars dernier pourrait occasionner une augmentation importante des cas. Cependant, une haute couverture vaccinale permettrait d’atténuer l’impact sur les hospitalisations et les décès.

Des scénarios hypothétiques pour les Autres régions



Étant donné la grande variabilité des mesures sanitaires dans les Autres régions, des scénarios hypothétiques ont été élaborés et fournissent des réponses à des questions soulevées.

Face à une croissance exponentielle des cas, les scénarios illustrent que les mesures sanitaires de zones rouges et orange n’auraient pas suffi à endiguer la croissance des cas et des hospitalisations. En revanche, les mesures spéciales d’urgence mises en place depuis le 6 avril pourraient faire diminuer les cas et les hospitalisations, en brisant des chaînes de transmission.


Pour ce qui est d’une levée éventuelle des mesures spéciales d’urgence pour un passage en zone rouge, le modèle prédit une recrudescence des cas surtout chez les plus jeunes, et une hausse des hospitalisations, particulièrement si les mesures spéciales n’ont pas permis de réduire suffisamment la transmission communautaire.

Des scénarios envisagés

À partir du 3 mai, pour toutes les Autres régions regroupées, des scénarios de sortie des mesures spéciales d’urgence ont été envisagés. Un retour en classe, tout en maintenant les autres mesures d’urgence, pourrait occasionner une augmentation des cas, encore là surtout chez les plus jeunes. Toutefois, les hospitalisations pourraient demeurer stables et même diminuer.

Selon Marc Brisson, collaborateur à l’INSPQ, professeur titulaire à l’Université Laval et directeur du Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses : « Dans le Grand Montréal, les projections sont plus optimistes que précédemment étant donné la forte participation à la vaccination et l’adhésion de la population aux mesures sanitaires. Les prochaines semaines seront critiques pour les régions qui ont été confrontées à une montée exponentielle des cas. L’évolution de l’épidémie après la levée des mesures d’urgence dépendra du niveau de transmission communautaire atteint, de la couverture vaccinale et des assouplissements des mesures. »


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