Actualités Société 630 000 $ additionnels dans la prévention de la violence conjugale

630 000 $ additionnels dans la prévention de la violence conjugale

Dans la foulée de ses efforts soutenus pour prévenir et combattre la violence conjugale, le gouvernement du Québec accorde près de 630 000 $ à l’organisme SOS violence conjugale pour la poursuite de sa mission essentielle.

La ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, et le ministre de la Justice et procureur général du Québec, Simon Jolin-Barrette, en ont fait l’annonce mardi.



Les jeunes ciblés

Une somme de 345 844 $ est accordée par le Secrétariat à la condition féminine pour la deuxième phase d’une campagne de sensibilisation auprès des jeunes de 12 à 25 ans. Ce nouveau financement permettra d’ajouter un volet à la campagne « Et si je te disais que c’est de la violence… et qu’on peut choisir ? ». Celui-ci sera élaboré autour d’un outil numérique interactif qui permettra aux jeunes de 12 à 15 ans de réfléchir à la façon de se définir en relation.


« Il est essentiel de faire réfléchir nos jeunes sur la façon de se définir en couple, sur l’importance de choisir le respect et l’ouverture à l’autre. Les relations saines et égalitaires doivent être valorisées dès les premières relations amoureuses. Je salue l’engagement d’organismes comme SOS violence conjugale, qui contribuent à la sécurité des femmes victimes de violence. Leurs services sont efficaces et appréciés, et changent les choses de façon significative dans la vie de plusieurs femmes chaque année. Cet investissement s’inscrit dans les efforts considérables de notre gouvernement pour lutter contre la violence conjugale », commente la ministre Isabelle Charest.

Cette campagne s’inscrit en complémentarité avec la première phase, qui avait mené à la création du microsite interactif à succès C’est pas violent.com. Les sommes annoncées serviront donc aussi à assurer une diffusion massive de cette première phase. Un guide d’animation complémentaire sera également réalisé et s’adressera aux personnes qui interviennent auprès des jeunes de 15-25 ans.



SOS violence conjugale

Pour sa part, le ministère de la Justice accorde un financement de 203 190 $ pour bonifier le service de clavardage et de textos développé par SOS violence conjugale dans le cadre d’un projet pilote. Ce service sera bientôt accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 grâce à ce soutien financier. La somme accordée pour la réalisation de cette plateforme interactive provient du Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels (FAVAC) à la suite de l’appel de projets extraordinaire lancé en novembre 2020.


« La violence conjugale n’a pas sa place dans notre société. En offrant des services 24 heures sur 24, l’organisme SOS violence conjugale sera en mesure d’offrir du soutien aux personnes victimes au moment où elles en ressentent le besoin. Il s’agit d’une très bonne nouvelle et nous sommes heureux de contribuer à la réalisation de ce projet. Votre gouvernement est déterminé à mettre en place les mesures nécessaires pour offrir un meilleur accompagnement aux personnes victimes. Les efforts doivent se poursuivre. Nous travaillons tous dans le même but, soit mettre fin à la violence conjugale et en unissant nos efforts, nous pouvons faire une réelle différence », déclare le ministre Simon Jolin-Barrette.

Un travail essentiel

« SOS violence conjugale accomplit un travail essentiel. Les dix féminicides qui ont secoué le Québec depuis le début de l’année nous rappellent le devoir que nous avons tous et toutes de soutenir le mieux possible les organismes qui interviennent auprès des victimes. Votre gouvernement aussi a un rôle à jouer et nous le prenons au sérieux. Les nombreuses actions que nous avons récemment annoncées et celles qui viendront prouvent que nous agissons de manière efficace et globale », ajoute la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

« Nous sommes honorées de la confiance et de la reconnaissance qui nous sont témoignées ainsi que de l’engagement du gouvernement à prévenir et à contrer la violence entre partenaires intimes au sein de notre société. Nous sommes enthousiastes de travailler ensemble pour un monde sans violence », commente la directrice générale de SOS violence conjugale, Jocelyne Jolin.


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