Nouvelle de 19 h La Maison familiale rurale cherche à limiter les effets de la pandémie

La Maison familiale rurale cherche à limiter les effets de la pandémie

La Maison familiale rurale (MFR) du KRTB cherche à se protéger des effets de la pandémie de la COVID-19 avec un projet visant à maximiser l’offre d’encadrement de ses élèves par le biais d’ateliers virtuels plutôt que par la présence physique d’intervenants, comme c’est le cas depuis l’ouverture de l’établissement d’enseignement situé à Saint-Clément.

La MFR du KRTB est un organisme autonome de lutte au décrochage scolaire à but non lucratif. Elle offre l’hébergement aux jeunes de 16 à 21 ans qui fréquentent l’école de la MFR, dont la formation est dispensée par le Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs (CSSFL). « De notre côté, nous faisons l’accompagnement psychosocial des étudiants à travers les activités de la vie quotidienne en milieu de vie éducatif de groupe, l’offre de repas, l’animation du milieu de vie et une programmation d’activités parascolaires éducatives, offertes en collaboration avec des organisations partenaires », explique la coordonnatrice de la MFR, Marimaud Morin-Dupras.



Durant leur parcours, les étudiants bénéficient d’un enseignement par alternance stages-études afin de compléter leur diplôme secondaire et obtenir un diplôme professionnel.

La MFR du KRTB est située à Saint-Clément, dans la MRC des Basques. (Photo Alexandre D’Astous – Journal Le Soir)

Des ressources externes


« Normalement, la majeure partie des activités parascolaires éducatives coordonnées par notre organisme sont dispensées en collaboration avec des ressources externes, tels le CISSS BSL, le CSSFL, la cuisine collective Croc-Ensemble, l’Association coopérative d’économie familiale du Grand-Portage, Univers Emploi, etc., et ont lieu fréquemment dans des lieux externes à nos locaux : plateaux sportifs du CSSFL, cuisine communautaire, etc. Nous sommes fiers de cette structure de partenariat qui fait appel à l’expertise des organisations locales pour la prestation d’activités. Nous y voyons l’occasion de permettre à notre clientèle un contact non engageant avec une ressource de la communauté susceptible de répondre à un besoin actuel ou futur, tout en leur faisant découvrir différents lieux de leur communauté », indique Mme Morin-Dupras.

Cet enrichissement n’est pratiquement plus possible dans le contexte pandémique actuel. « Les mesures sanitaires imposées par le gouvernement et l’émergence de besoins dans la population ont amené les organisations partenaires à réaffecter des ressources, à cesser certains services et à en prioriser d’autres, délaissant les activités communautaires. C’est pourquoi nous avons développé un projet pour nous permettre d’être moins dépendants des ressources externes », précise Mme Morin-Dupras.



« Nous souhaitons maintenir les collaborations qui peuvent l’être dans le respect des mesures sanitaires et en adapter d’autres, tout en développant des contenus éducatifs propres à notre organisme qui pourront être offerts à notre clientèle de manière autonome, et également partagés aux organismes partenaires », explique la coordonnatrice.

Description du projet


Le projet consiste en la création de contenus inédits d’ateliers d’information, de sensibilisation et d’activités participatives spécifiques et adaptés qui répondent aux besoins de la clientèle jeunesse et jeune adulte de la MFR du KRTB. « On veut garder le contact avec les ressources externes, mais devenir plus autonomes dans nos contenus », affirme la coordonnatrice.

Le projet a été déposé à l’Opération projets 2021 du PACTE du ministère de l’Éducation, pour une réalisation en 2021-2022. Il a reçu l’appui de la Municipalité de Saint-Clément.

La MFR du KRTB accueille présentement six étudiants de 15 à 18 ans. « Nous pouvons recevoir jusqu’à 15 jeunes, mais notre milieu de vie situé dans l’ancien presbytère de Saint-Clément a été limité à neuf personnes par la santé publique en raison de la pandémie », indique Mme Morin-Dupras.

Mentionnons que les cours sont restés en présentiel depuis le début de la pandémie en raison du plus important risque de décrochage des jeunes fréquentant l’institution.


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