Nouvelle de 19 h La poésie s’allie à la photographie à Saint-Simon

La poésie s’allie à la photographie à Saint-Simon

Avec l’exposition Enracinerrance, la poésie de Thuy Aurélie Nguyen s’allie à la photographie de Bruno Santerre à compter du 10 juillet au Parc Croc-Nature de Saint-Simon-de-Rimouski.

« Cette exposition transdisciplinaire a pris la forme d’un dialogue entre nos disciplines et nos univers. Nous avons déployé, à la croisée des pratiques photographique et littéraire, une réflexion sur l’identité en déplacement ainsi que sur les notions complémentaires d’enracinement et de déracinement », expliquent les artistes.



« L’enracinerrance, mot-valise créé par l’écrivain d’origine haïtienne Jean-Claude Charles, s’est imposé à nous pour dire à la fois la mémoire des origines et la réalité du déplacement et pour évoquer l’ancrage que l’on peut trouver dans l’errance. Sensibles à la fugacité de l’instant, nous souhaitons laisser une trace des traversées que nous effectuons dans le paysage. Nous tentons de fixer, par les mots et les images, quelques moments avant qu’ils ne s’échappent et ne changent de forme, sous l’effet du temps et de la lumière », poursuivent-ils.

Autour des paysages


Pour les deux artistes, les paysages nous habitent autant que nous les habitons. « Nous les traversons, les parcourons de long en large, nous nous enracinons, nous les rêvons, les désirons, les imaginons, nous les relions ensemble et nous nous relions à eux », disent-ils.

Cette exposition sera présentée au Jardin Croc-Nature au cœur du village de Saint-Simon-de-Rimouski à compter du 10 juillet. Produite conjointement par le Musée régional de Rimouski et les Jardins de Métis, elle a été présentée une première fois aux Jardins de Métis à l’été 2015 et l’année suivante au Centre d’art de Kamouraska, dans le cadre de la 8e présentation de la Rencontre photographique du Kamouraska intitulée Géographies de la lenteur.



Les artistes

Moitié française, moitié vietnamienne et québécoise d’adoption, Thuy Aurélie Nguyen vit depuis plus de cinq ans à Bonaventure. Docteure en lettres, écrivaine et mère de deux jeunes enfants, elle a publié dans plusieurs revues de création et se passionne pour tout ce qui touche à la filiation, l’exil et la transmission. Au gré des mots et des marées, elle anime des soirées de poésie et offre des ateliers de kasàlà, une poésie de louange d’origine africaine qui invite à la gratitude et à l’émerveillement. Boursière du Conseil des Arts du Canada pour le projet Nous, les exilées, elle déploie aussi le projet d’écriture Nos lignées de femmes avec les centres de femmes de la Baie-des-Chaleurs, dans le cadre de l’Entente de partenariat territorial du Conseil des arts et des lettres du Québec.


Bruno Santerre vit et travaille à Rimouski et à Saint-Simon-sur-Mer. Sa démarche artistique est motivée par la constatation de l’impossibilité de saisir tout à fait le visible par le regard. Ceci l’a amené à développer des stratégies pour représenter ce réel mobile et fragmenté dans des installations multidisciplinaires utilisant autant la photographie, le dessin que la sculpture.

Son travail a été présenté notamment au Musée régional de Rimouski, au Musée de Joliette et au Musée national des Beaux-arts du Québec, dans des galeries et centres d’artistes au Québec et ailleurs au Canada. Il a aussi exposé en France, à la Villa Arson et à la Galerie Calibre 33 à Nice, à la Galerie de l’Université de Metz et à la Librairie du Québec à Paris.   Il a été reçu comme artiste en résidence à la Villa Arson (Nice, France), au Centre d’artistes Vaste et Vague de Carleton-sur-Mer et au Centre Sagamie à Alma où il a publié en 2009 un livre d’artiste, L’Atelier en déplacement, avec des textes de Laurier Lacroix et de Pierre Rannou.

Récipiendaire en 2008 du Prix à la création artistique du Conseil des arts et des lettres du Québec et, en 2011, du Prix culturel rimouskois (catégorie Artiste), son travail a été soutenu par de nombreuses bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada. Il a réalisé plus d’une vingtaine d’œuvres d’intégration à l’architecture au Québec et ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Québec et au Canada.

Le lancement de l’exposition aura lieu le samedi 10 juillet à 14 h et remis au lendemain à la même heure en cas de pluie.


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