Nouvelle de 19 h L’Onondaga vient à la rescousse de la saison touristique

L’Onondaga vient à la rescousse de la saison touristique

Le Site historique maritime de la Pointe-au-Père (SHMP) retrouve une saison touristique qui rappelle un peu celles des années d’avant la pandémie : la réouverture de son attraction la plus populaire, le sous-marin Onondaga, contribue d’ailleurs au bon déroulement de la saison.

Depuis que la pandémie sévit, l’industrie du tourisme a dû mettre sur pause plusieurs de ses activités, étant donné les mesures sanitaires en vigueur pour contrer la pandémie. Après un an et demi, la normalité commence à s’installer tranquillement.



C’est d’ailleurs le cas de l’une des attractions touristiques les plus populaires de Rimouski, le Site historique maritime de la Pointe-au-Père, qui observe un meilleur taux de participation que l’année dernière.

« Jusqu’à maintenant, c’est nettement supérieur à l’année passée, parce que l’année passée, on avait ouvert seulement le musée (de l’Empress of Ireland) et cette année on a été capable d’ouvrir le musée et le sous-marin, alors la surprise qu’on a, c’est que c’est presque aussi bon qu’en 2019. On est vraiment content », déclare la directrice adjointe du SHMP, Annemarie Bourassa.


Elle explique que le Site n’est pas encore tout à fait complètement fonctionnel : « En temps normal, le site complet c’est le musée, le phare et le sous-marin : le phare n’est pas ouvert. Il y a certains bâtiments qui sont accessibles quelques jours par semaine, mais le site n’est pas fonctionnel normalement. On s’attend peut-être à avoir 50 000 visiteurs et normalement c’est 80 000-85 000 visiteurs dans une saison ».

Le phare et le musée de l’Empress of Ireland (Photo: journallesoir.ca, Véronique Bossé)

Un phare sur pause



Il est difficile de savoir si le site pourra fonctionner à 100% au cours de la saison estivale en cours, notamment parce que la décision n’appartient pas au Site historique. « C’est Parcs Canada qui est propriétaire du phare et ce sont eux qui prennent les décisions, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer durant la saison : on a appris la semaine passée que les bâtiments allaient ouvrir, mais est-ce que le phare va ouvrir ? Je ne peux vraiment pas dire », mentionne madame Bourassa.

L’Onondaga conserve sa popularité


Que le phare ouvre ou non, la plupart des visiteurs se déplacent pour voir le sous-marin Onondaga.

« En ce moment, les statistiques que nous avons faites, l’achalandage que nous avons actuellement c’est 70% des gens qui viennent voir le sous-marin et 30% qui viennent pour voir le musée de l’Empress of Ireland. Ça a toujours été ça : le sous-marin a toujours été un peu plus populaire donc c’est encore la même chose. »

Malgré l’optimisme qui s’installe, Annemarie Bourassa estime qu’il est encore trop tôt pour assumer quoi que ce soit face au fonctionnement prochain du Site historique.

« Les mesures que nous avons mises en place pour le sous-marin, entre autres les masques obligatoires et les purificateurs d’air, je pense que ça va rester là toute la saison. Sauf que là, depuis hier, les deux mètres sont passés à un mètre alors ça fait en sorte qu’on peut avoir un peu plus de monde dans le sous-marin. Nous on espère que la saison prochaine va être une saison ordinaire, la seule différence évidemment, et on la voit à la fin de la saison, c’est la clientèle étrangère, comme les européens. C’est sûr qu’on va en avoir beaucoup moins et ça, ça ne changera pas cette année même si on se retrouve en fin de pandémie. Peut-être qu’on va voir une différence l’année prochaine, mais cette année, non », croit la directrice-adjointe.

Stationnements alternatifs

En ce qui concerne le stationnement pour véhicules récréatifs qui se trouve à l’arrière du Site, l’équipe du SHMP s’assure d’informer les gens que l’espace est disponible, pour une période de 24 heures, pour la clientèle du site.

Le stationnement alternatif pour véhicules récréatifs du SHMP, le 13 juillet 2021 (Photo: journallesoir.ca, Véronique Bossé)

 « Nous n’avons pas vraiment de moyens de contrôle, mais c’est toujours le message qui est véhiculé, partout sur les médias sociaux aussi : que c’est réservé à notre clientèle en particulier », assure madame Bourassa.

S’il semble y avoir moins de véhicules que d’habitude, celle-ci estime que c’est sans doute dû au fait que trois autres stationnements dans le genre sont à Rimouski.

Véronique Bossé est originaire de Rimouski. Elle vient de compléter la seconde de trois années d’études en journalisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et effectue un stage au journal le soir dans le cadre de sa formation qu’elle complètera au cours de la prochaine année académique. Parmi ses implications sociales, elle est tutrice au Centre d’aide en français L’Auxiliaire du Cégep de Rimouski, cofondatrice, auteure et journaliste du blogue Oiseaux de nuits. Elle a complété son diplôme d’études collégiales en Arts, lettres et communications au Cégep de Rimouski.


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