Nouvelle de 17 h Le Bas-Saint-Laurent devra s’ajuster à sa nouvelle popularité touristique

Le Bas-Saint-Laurent devra s’ajuster à sa nouvelle popularité touristique

Il faudra notamment plus de places de camping

Le nouvel engouement touristique pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie en marge de la crise sanitaire, observé en 2020, se poursuit de plus belle cette année et pourrait amener des gens d’affaires et décideurs à investir dans de nouvelles infrastructures comme des terrains de camping.

Le journal le soir, qui a notamment constaté au cours des dernières semaines que cet engouement renouvelé se traduit par une rareté des places disponibles dans les terrains de camping, propose à ses lecteurs une série d’articles à ce sujet cette semaine, à compter d’aujourd’hui.



Rencontré au hasard, un couple de Contrecoeur dans la région de Montréal, confirme qu’il a fait comme bien d’autres et changé ses projets de voyage, qui sont passés de périples à l’étranger à un désir de mieux connaître le Québec en parcourant ses régions dans un véhicule récréatif. Pour ne pas être pris au dépourvu, ce couple, qui voulait visiter le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, a effectué toutes ses réservations bien avant de s’y rendre.

À Sainte-Luce, il y a une semaine, le Camping La Luciole ne parvenait pas à répondre à la demande, au point où une file d’attente débordait sur la route 132, en milieu d’après-midi. Quelques kilomètres plus loin, à Sainte-Flavie, il restait de rares places.


Grouillant

Dans cette municipalité de La Mitis située aux portes de la Gaspésie, les restaurants, la microbrasserie et la fameuse cantine grouillaient de monde qui patientait pour se faire servir. Il fallait une bonne dose de patience pour profiter des délices de la cantine, dont la réputation est provinciale et attire même des célébrités.



À Rimouski, les Terrasses Cogeco attirent également une clientèle en croissance sur la rue Saint-Germain Est, l’événement étant sur le point de se terminer avec un achalandage record en fin de semaine prochaine.

Nouvelle tendance : des municipalités et villes se font accommodantes pour la clientèle des campeurs nomades, qui se retrouvent parfois en « camping sur le bitume », mais ne s’en plaignent pas. (Photo: archives)

Camping nomade


On constate une nouvelle tendance en ce qui a trait aux campeurs nomades : les villes et villages se font accueillants pour ce type de clientèle bien spéciale qui préfère voyager au gré de ses coups de cœur que de réserver sa place longtemps à l’avance. Des aires situées sur des terrains municipaux sont dorénavant réservées à cette clientèle. « Une clientèle qui dépense en ville », faisait remarquer récemment le maire rimouskois, Marc Parent.

Achalandage incroyable

« L’achalandage touristique est incroyable. Je me propose de surveiller de près les statistiques des Terrasses Cogeco, car je crois qu’on se dirige vers un record d’achalandage. C’est extrêmement couru et c’est génial! On voit aussi la grande popularité de l’Est du Québec partout ailleurs. On a réalisé au cours des dernières années qu’on aurait besoin de plus de places pour héberger les visiteurs. Nous avons très hâte de voir le projet de la chaîne Riôtel pour un nouvel établissement à Rimouski. On encourage les gens du secteur touristique à bâtir des projets, parce que le moment est bon pour faire des demandes auprès des gouvernements pour aller de l’avant. On sent le gouvernement du Québec extrêmement réceptif aux projets touristiques ces temps-ci », remarque le directeur général de la Chambre de commerce de Rimouski, Jonathan Laterreur.

« On invite les gens que ça intéresse à élaborer un projet touristique réaliste et crédible et à le présenter à la Société de promotion économique (SOPER) qui est là pour les aider dans leur cheminement. De même, un entrepreneur qui voudrait développer un projet de nouveau camping à Rimouski aurait sans doute beaucoup d’écoute et d’appui et connaitrait le succès. On doit aussi un gros coup de chapeau à nos entrepreneurs du secteur touristique qui accueillent aussi bien nos visiteurs et qui nous font une bonne réputation. Il faut célébrer ces gens qui travaillent fort et qui méritent notre reconnaissance », poursuit monsieur Laterreur.

Jonathan Laterreur (Photo: courtoisie)

Renouveau

Selon la présidente de la section régionale de la Fédération québécoise de camping et caravaning (FQCC), Nathalie Sénéchal, est d’accord pour affirmer que le regain d’intérêt pour le camping constaté l’an dernier se poursuit.

« J’ai fait pas mal de camping cette année. Je suis présentement sur un terrain de camping et les places sont rares. Les campings sont pleins, même au mois d’août. On pouvait se dire que c’était circonstanciel l’an dernier, mais il y a toujours beaucoup de gens qui continuent d’acheter des roulottes. Les campeurs ont augmenté l’an dernier et ils sont toujours là. »

La région en a besoin

Diriez-vous que la grande région de Rimouski et ses municipalités voisines ont besoin de plus de terrains de camping ?, avons-nous demandé à madame Sénéchal.

« Effectivement, mais je mettrais un bémol : à partir de Rivière-du-Loup jusqu’à La Pocatière, des campings, il y en a, mais je dirais que c’est davantage de Saint-Simon jusqu’à Matane que les besoins se situent. La demande est là, c’est clair », estime madame Sénéchal.


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