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Nouvelle de 17 h

La campagne dégénère

Les élections municipales prennent une autre tournure, à Rimouski
Une « guéguerre » des affiches est déclenchée dans Saint-Pie-X. (Photo: courtoisie)

De nombreux observateurs déplorent que la campagne électorale municipale soit en train de passer à un autre niveau, à Rimouski, une nouvelle tournure qui n’est pas très saine.

Après les propos de Virginie Proulx sur le lieu de résidence de son adversaire dans la course à la mairie, hier, et la réplique de celui-ci, ce matin, le conseiller sortant et candidat dans Saint-Pie-X, Simon Saint-Pierre, réitère que son adversaire, Mélanie Bernier, est résolument de ceux et celles, parmi les candidats aux postes de conseillers, qui sont du côté de madame Proulx.

Monsieur Saint-Pierre reproche également à madame Bernier de faire de la provocation en faisant installer ses affiches systématiquement au-dessus des siennes, faisant valoir qu’il « y a bien assez de poteaux pour tout le monde à Rimouski. »

Simon Saint-Pierre. (Photo: archives)

Pour en revenir à madame Proulx, il faut rappeler qu’il y a eu des divergences profondes entre celle qui est conseillère sortante du Bic et les autres conseillers, au point où madame Proulx a été expulsée des rencontres en comité plénier du conseil municipal.

Mélanie Bernier serait aussi, toujours aux dires de monsieur Saint-Pierre, une candidate « téléguidée » par les opposants au projet de construction d’une résidence pour personnes âgées dans Saint-Pie-X. Sur ce point, madame Bernier mentionne qu’elle n’est pas contre le projet, mais contre le choix du site. Une candidate dans Pointe-au-Père, Julie Carré, ne se cache pas pour dire qu’elle travaille au sein de l’organisation de madame Proulx. Quelques autres candidats à des postes de conseillers sont à tout le moins des connaissances et sympathisant.e.s de la candidate à la mairie, selon nos sources.

« Enfantillages »

« Dans le fond, je trouve que la pose des affiches de madame Bernier au-dessus des miennes, ce sont des enfantillages. Je ne suis pas enclin à installer des affiches électorales, mais il faut ce qu’il faut. J’ai fait un saut quand des résidents m’ont mis au courant. À des endroits, mon affiche est croche parce qu’on a posé une des siennes. C’est clair qu’on en est rendu au point où deux clans s’affrontent dans la campagne électorale. Mais je veux affirmer haut et clair être un élu sortant qui n’a pas besoin de se laisser entraîner par un clan ou un autre pour se faire connaître. Ce qui m’amène là, ce n’est pas quelqu’un qui me conseille de faire ci ou défaire cela », affirme Simon Saint-Pierre.

Personnel

« Je ne vous cacherai pas que c’est sûr, selon moi, que Virginie Proulx a placé une dizaine de candidats un peu partout, pour déloger ses anciens collègues. J’en ai compté neuf ou 10, ce qui veut dire qu’il y en a pratiquement dans tous les districts. Je déplore que ce soit rendu personnel. Je dois dire que j’ai sursauté, hier, quand j’ai lu une attaque d’un candidat contre un autre candidat concernant sa vie privée. C’est rendu là. On ne débat plus sur les enjeux, sur le développement de la Ville. Aujourd’hui, quand je vois l’affaire des pancartes, ça me rappelle le genre d’attitude de madame Proulx. C’est très peu constructif, tout ça », constate monsieur Saint-Pierre.

Travailler ensemble?

Nous avons demandé à ce dernier comment il envisageait la possibilité que lui et madame Proulx soient tous les deux élus et comment ils pourraient en arriver à s’entendre. « Je préfère ne pas y penser pour l’instant. On y pensera après les élections, le 7 novembre », laisse-t-il tomber. « Ce n’est peut-être pas Virginie Proulx qui a placé Mélanie Bernier là, mais si ce n’est pas le cas, je ne doute pas que les liens se sont tissés par la suite. On n’a qu’à regarder les publications de madame Bernier sur Facebook, qui sont toutes partagées par madame Proulx. Je trouve ça dommage qu’on en soit rendus à deux clans qui se chicanent comme des enfants en tassant les affiches des autres. La campagne vient de passer à un autre niveau », confie enfin Simon Saint-Pierre.

Un autre conseiller sortant et candidat dans son district nous a interpellés sur ce sujet des deux clans qui semblent s’affronter, nous mentionnant que cela le préoccupe, mais a refusé d’en parler publiquement.

« Je ne fais partie d’aucun clan »

Le journal a demandé à madame Bernier sa version des faits. Ses réponses ont été brèves.

« Je suis un peu surprise que l’on me parle de ça! Je suis certaine que mes affiches ne sont pas installées systématiquement au-dessus de celles de monsieur Saint-Pierre. Faites le tour et vous le constaterez. Et pour l’autre point, en tant que conseillère, je serai heureuse de travailler avec le maire ou la mairesse qui sera élu.e. Je ne fais partie d’aucun clan. Je ne travaille pas contre monsieur Saint-Pierre, mais pour tous les Rimouskois et toutes les Rimouskoises, principalement ceux et celles de mon district. »

Mélanie Bernier (Photo: courtoisie)

Mise au point de madame Proulx

Jointe par le journal, madame Proulx croit que certains ont mal interprété ses propos. Elle affirme que son intention n’était pas de mettre en doute la validité de la candidature de monsieur Caron, mais de soulever la question s’il pouvait se partager entre sa famille, qui est à Gatineau, et les citoyens de Rimouski, s’il était élu.

« Mon intention était seulement de poser une question qui me semblait légitime. Je n’ai jamais fait d’attaque personnelle envers monsieur Caron. »

Sur le sujet des clans, Virginie Proulx fait remarquer simplement que si des candidats conseillers ont des affinités avec elle, on peut en dire autant d’autres candidats pour Guy Caron.

Virginie Proulx et Guy Caron. (Photos: journallesoir.ca, Pierre Michaud)
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