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Économie

La valeur moyenne approche 800 000$

Le prix des maisons bondit, au pays
La Synthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage est compilée à partir de données exclusives sur les propriétés, sur le plan national et sur 62 des plus grands marchés immobiliers du pays. (Photo: courtoisie)

Le prix moyen de l’agrégat d’une propriété au Canada a connu une hausse de 17,1 % par rapport à la même période l’année précédente, pour atteindre 779 000 $ au quatrième trimestre de 2021.

De plus, le marché immobilier canadien a connu une autre année de prix record, la forte demande continuant de dépasser l’offre dans presque tous les marchés d’un océan à l’autre.

C’est ce qu’indique notamment l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage publiée cette semaine.

L’agrégat des prix est calculé à partir de la moyenne pondérée de la valeur médiane de tous les types de propriétés étudiés. Les données sont fournies par RPS Solutions pour propriétés résidentielles et comprennent des transactions du marché de la revente ainsi que des nouvelles constructions.

Marché dynamique

« Comme un mauvais rêve qui dérange votre sommeil pendant des mois, nous sommes entrés dans l’année 2022 avec une nouvelle ronde de restrictions pandémiques conçues pour combattre une nouvelle vague d’infections. Consignés à rester loin du lieu de travail et incapables de voyager même localement pour du divertissement, des milliers de Canadiens ont réorienté leurs économies croissantes dans l’amélioration de leurs conditions de vie, tandis que la maison a remplacé le bureau, le restaurant et la salle de classe », commente Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage.

« L’hiver a été très occupé jusqu’à maintenant sur le marché immobilier et un printemps très dynamique nous attend », ajoute-t-il.

La Synthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage est compilée à partir de données exclusives sur les propriétés, sur le plan national et sur 62 des plus grands marchés immobiliers du pays.

En examinant le marché par type de propriété, on constate que le prix médian d’une maison unifamiliale détachée a augmenté de 21,1 % d’une année sur l’autre pour grimper à 811 900 $, tandis que le prix médian d’une copropriété a connu une hausse de 15,8 % par rapport à la même période l’an dernier, pour se chiffrer à 553 800 $. Les données relatives aux prix, qui comprennent à la fois celles des propriétés du marché de la revente et celles des nouvelles constructions, sont fournies par la filiale de Royal LePage, RPS Solutions pour propriétés résidentielles, une société d’évaluation immobilière canadienne de premier plan.

Inventaire

Quatre-vingt-sept pour cent des marchés analysés dans l’étude ont affiché des augmentations du prix de l’agrégat à deux chiffres d’une année sur l’autre, tandis que 61 % des marchés ont connu une hausse de prix trimestrielle de 3,0 % ou plus, ce qui rétrospectivement n’est pas typique du marché immobilier canadien au quatrième trimestre.

« La pénurie de propriétés sur le marché de la revente ou de la location constitue l’un des principaux défis socio-économiques de notre époque », a fait remarquer monsieur Soper.

« Les décideurs politiques de tous les paliers de gouvernement se confortent possiblement en voyant les modestes améliorations d’inventaire de propriétés par rapport à la demande en 2022, mais nous prévoyons que la croissance des prix des maisons se situera une fois de plus cette année dans des taux à deux chiffres », insiste-t-il.

Pénurie

Royal Lepage estime qu’au Canada, la pénurie de logements existait avant la pandémie et que, compte tenu de la formation de nouveaux ménages et de l’immigration de nouveaux Canadiens qui contribuera à la demande, l’accessibilité risque de s’éroder de nouveau.

« Partout, dans nos plus grands centres urbains comme dans les petites villes et banlieues du pays, les nouvelles propriétés ne sont pas construites assez rapidement pour satisfaire à la demande croissante », a dit monsieur Soper. « En plus des procédures réglementaires lentes et dispendieuses qui ajoutent un fardeau aux constructeurs, les mises en chantier ont été freinées par les défis de la pandémie, tels que les pénuries de main d’oeuvre et la croissance des coûts des matériaux, tandis que les fournisseurs sont aux prises avec les enjeux de la chaîne d’approvisionnement. Certains constructeurs sont donc hésitants à s’engager dans de nouveaux projets. »

Taux d’intérêt

Le taux d’inflation au Canada a atteint son plus haut niveau en 18 ans à la fin de 2021, en raison de la hausse des coûts des biens de consommation, y compris l’essence et les aliments, et des retards importants dans les chaînes d’approvisionnement. La Banque du Canada devrait commencer à augmenter progressivement son taux de financement à un jour plus tard cette année, ce qui entraînerait une hausse des taux hypothécaires.

Bien que des hausses de taux d’intérêt ralentissent en principe l’appréciation des prix des maisons, ces coûts d’emprunt plus élevés suivront des creux historiques. Ces hausses pourraient ne pas compenser suffisamment la forte pression à la hausse sur les prix des maisons exercée par crise de la pénurie de l’offre de propriétés au Canada. 

Immigration

L’immigration demeure l’un des principaux moteurs de la demande des acheteurs de propriétés. D’après l’Étude sur les nouveaux arrivants de Royal LePage, la durée moyenne avant que les nouveaux arrivants n’achètent une maison est de trois ans après leur arrivée et, à l’échelle nationale, 64 % d’entre eux louent leur première habitation, ce qui alimente une importante demande locative dans les grands centres urbains.

En décembre, Royal LePage a publié ses prévisions pour l’année 2022 selon lesquelles le prix de l’agrégat des propriétés à l’échelle nationale devrait augmenter de 10,5 % d’une année sur l’autre.

Région du Grand Montréal

L’agrégat du prix d’une propriété dans la région a augmenté de 19,7 % d’une année sur l’autre, pour atteindre 532 600 $ au cours du quatrième trimestre de 2021. Le prix médian d’une maison unifamiliale détachée a quant à lui grimpé de 20,0 % pour atteindre 595 500 $, tandis que celui d’un appartement en copropriété a affiché une hausse de 18,2 % pour atteindre 428 900 $ lors du quatrième trimestre de 2021.

« Le marché immobilier s’est comporté exactement comme nous l’avions envisagé, observant une forte hausse des prix en première moitié d’année, suivie d’un léger relâchement en fin d’année », affirme Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général de Royal LePage au Québec. « La demande immobilière s’est légèrement affaiblie au rythme du progrès de la vaccination et de la diminution des mesures sanitaires au cours du dernier semestre de l’année. Toutefois, l’appréciation des prix entre le quatrième trimestre 2021 et la même période en 2020 dans la région du Grand Montréal s’est montrée encore vigoureuse. Cela dit, bien que nous rapportions une hausse importante du prix médian d’une année sur l’autre ce trimestre, le plus fort de la croissance des prix s’est produit lors des six premiers mois de 2021 », nuance-t-il.

À propos de l’Étude

L’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage présente des renseignements sur les trois types d’habitation les plus courants, à l’échelle nationale et dans les 62 plus grands marchés immobiliers au pays. Les commentaires sur l’immobilier et les prévisions quant aux valeurs sont fournis par des spécialistes en immobilier résidentiel de Royal LePage à partir de leurs opinions et de leur connaissance du marché.

En résumé

  • Le prix de l’agrégat des propriétés à l’échelle nationale a augmenté de 17,1 % d’une année sur l’autre au dernier trimestre de 2021;
  • Des 62 régions examinées, 87 % ont connu une croissance à deux chiffres des prix de l’agrégat au quatrième trimestre comparativement à la même période de l’année précédente;
  • 61 % des 62 marchés analysés dans l’étude ont observé une augmentation trimestrielle des prix de l’agrégat de 3 % ou plus;
  • La région de Kingston en Ontario a affiché la plus forte hausse du prix de l’agrégat et du prix des maisons unifamiliales au Canada comparativement à la même période l’année précédente (38,1 % et 44,3 %, respectivement);
  • La forte demande qui dépasse l’inventaire en ce début d’année 2022 est annonciatrice de nouvelles hausses des prix des logements sur le marché printanier.
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