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Nouvelle de 17 h

Traversier à Rimouski : tous sur le même pied

« On cherche l’entreprise qui répondra à nos critères » -Martin Beaulieu
Le retour du CNM Évolution à Rimouski est loin d’être assuré. Une autre entreprise pourrait prendre la relève. (Photo: YouTube Sylvain Lepage)

Le futur comité de sélection et les villes de Rimouski et de Forestville auront ultimement le dernier mot quant à savoir quelle entreprise pourra exploiter un service de traversier entre les deux villes, à compter de l’été prochain.

C’est ce que précise le président et directeur général de la Société de promotion économique de Rimouski (SOPER), Martin Beaulieu. Son organisme a été mandaté par la Ville de Rimouski, il y a un mois, pour organiser un appel d’intérêt dans le réseau hautement spécialisé des armateurs. Cet appel d’intérêt aurait incité jusqu’à maintenant une demi-douzaine d’entreprises à amorcer des démarches, ce que monsieur Beaulieu refuse de confirmer.

L’avenir du traversier Rimouski-Forestville

Le Journal Le Soir vous présente aujourd’hui un dossier de deux textes sur ce service touristique et économique qu’il apparaît primordial aux deux villes concernées de sauvegarder après une année d’absence. Un second texte sur le sujet sera publié à 18 h.

Métal du Golfe_VF

Une information très importante est à retenir en ce qui a trait à ce que le service de traversier était par rapport à ce qu’il risque de devenir. Le CNM Évolution a fonctionné pendant 25 ans, mais il n’a aucun droit acquis. Le propriétaire de la traverse Rimouski-Forestville, Hilaire Journeault, de Matane, a annulé la saison, l’an dernier, indiquant qu’il en avait assez des iniquités entre les services privés et les services publics de traverse, au Québec.

Si le Chantier naval de Matane de monsieur Journeault  fait partie du groupe des armateurs intéressés comme l’indiquent certaines informations également non confirmées, il part sur un pied d’égalité avec tous les autres.

L’intérêt d’être en compétition

« Demain matin, pourrait y avoir huit services de traversiers en même temps, à Rimouski, et ils pourraient tous fonctionner, à condition d’avoir le permis de Transport Canada », illustre monsieur Beaulieu.

« Le permis est relié à l’opération du bateau. Il n’y a pas de permis de traversier. C’est le navire qui est autorisé par le gouvernement fédéral à procéder au transport de passagers. La Ville n’a aucun pouvoir réglementaire à ce sujet. Il n’y a aucun permis qui confirme l’exclusivité du service. Puisque monsieur Journeault a opéré le traversier Rimouski-Forestville pendant plus de 20 ans, il devrait avoir une longueur d’avance sur les autres en termes de connaissances. En théorie, il devrait être capable de présenter la meilleure offre, mais le but de l’appel d’offres est justement de mettre plusieurs entreprises en compétition », confirme Martin Beaulieu.

 « Tous sont sur le même pied. Ce qui va déterminer le choix, ce seront les réponses au cahier des charges qui accompagne l’appel d’offres. Nous avons des critères très précis mais que je ne peux pas dévoiler », poursuit-il.

Plus que quelques semaines pour le savoir

Les entreprises intéressées à présenter une proposition ont jusqu’au 25 février pour le faire. Les propositions seront ouvertes au début de mars et la proposition retenue pourrait être rendue publique une semaine plus tard. La saison début habituellement en avril. « C’est serré, mais ça va faire partie des choses qui seront évaluées. Le plan de déploiement qui sera déposé par l’entreprise retenue sera un facteur de choix », précise monsieur Beaulieu.

Martin Beaulieu (Photo: courtoisie)

Le dernier mot à madame la mairesse

Si les deux villes travaillent de pair sur le dossier, il faut retenir par ailleurs que la mairesse de Forestville, Micheline Anctil, a une carte dans sa manche que Rimouski n’a pas : sa Ville est propriétaire des installations du quai. « Et madame Anctil est bien sûr également membre du comité de sélection? », avons-nous demandé au pdg de la SOPER.

Monsieur Beaulieu ne veut pas le préciser, tout en mentionnant que nos conclusions semblent aller de soi.

À 18 h, le Journal Le Soir poursuivra son dossier sur les traversiers avec un portrait de la traverse Trois-Pistoles-Les Escoumins et des efforts qui ont été faits pour sauver l’Héritage I.

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