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La priorité aux villes pour combattre la crise

Pénurie de logements
Le conseil municipal de Rimouski. (Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud-archives)

L’aile parlementaire du Parti Québécois déposera bientôt un projet de loi pour permettre aux villes et aux municipalités d’exercer un droit de préemption en cas de vente d’immeubles ou de terrains.

Le PQ croit que cette mesure pourrait atténuer les effets de la crise du logement qui sévit dans toutes les régions du Québec. La députée de Gaspé et porte-parole du Parti Québécois en matière d’habitation, Méganne Perry Mélançon, porte le dossier.

Acheteur prioritaire

« Le droit de préemption, c’est le droit légal qu’une municipalité possède comme acheteur prioritaire d’un bien, afin d’y réaliser un projet au bénéfice de la communauté. Actuellement, seule Montréal en jouit. Le projet de loi que le Parti Québécois compte déposer vise à élargir ce droit à toutes les villes et municipalités du Québec; celles-ci pourront ensuite désigner par règlement certains lots spécifiques où il pourrait être appliqué », explique un communiqué du PQ.

« Nous croyons que les villes – toutes les villes, les grandes comme les petites – doivent jouer un rôle dans l’implantation de logements sociaux sur leur territoire. Mais elles ont besoin d’outils légaux, ce que notre projet de loi entend leur donner par le biais d’un droit de préemption s’appliquant lors d’une vente. En permettant aux villes d’acquérir plus facilement des bâtiments ou des lots pour y développer du logement social, ou pour maintenir des logements existants, on pourra notamment limiter l’embourgeoisement de certains quartiers, imposer des logements sociaux dans d’autres, et mieux répondre aux besoins des clientèles plus vulnérables », a expliqué la députée.

Plus grande participation de l’État

Le Parti Québécois estime que le temps est venu de franchir ce pas, tout en augmentant la participation de l’État au maintien, au développement et à la réalisation des projets de logement social.

« La crise du logement touche désormais toutes les régions du Québec. L’offre de logements sociaux et abordables est insuffisante partout, et les loyers des logements privés grimpent en flèche; il faut agir. En plus de donner aux villes un droit de préemption, nous entendons également bonifier significativement le financement du programme AccèsLogis, que les gouvernements libéraux et caquiste successifs ont scandaleusement négligé – un fait, d’ailleurs, loin d’être étranger à la crise que nous vivons actuellement », a souligné Méganne Perry Mélançon.

Méganne Perry Melançon (Photo: archives)

En résumé

  • Le manque de logements sociaux et abordables est devenu un enjeu dans toutes les villes et municipalités du Québec, et celles-ci font partie de la solution.
  • Pour compléter leur boîte à outils et favoriser les projets de logement social sur leur territoire, le Parti Québécois souhaite donner aux villes un droit de préemption lors de la vente de biens et de lots.
  • Il faut également réactiver le programme AccèsLogis de façon à livrer, minimalement, les 10 000 logements en attente.
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