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Des femmes avides de partager l’information

Véronique Bossé et Roxanne Guillaume. (Photos: courtoisie et journallesoir.,ca, Pierre Michaud)

Le Journal Le Soir souhaite souligner à sa façon la Journée internationale des droits des femmes. Longtemps nommée comme « journée de la femme » en Europe ou « Women’s day » en Amérique.

La journée internationale des droits des femmes ne célèbre pas les femmes. Elle est l’occasion de mettre en lumière tous les enjeux et problématiques qui visent à étendre l’égalité femme-homme.

Métal du Golfe_VF

Les changements survenus au cours de l’existence de notre publication numérique ont fait en sorte que jusqu’à l’automne dernier, il n’y a eu, la grande majorité du temps, que des hommes, dans l’équipe du Journal Le Soir. Nous avons une pensée pour Jennifer Mailloux qui a été là pendant quelques mois à nos débuts, comme conseillère publicitaire, avant le déclenchement de la crise sanitaire.

Mais sous la direction de l’éditeur Samuel Ouellet, arrivé en mai 2021, les nouveaux postes ouverts ont tous été pourvus par des femmes. Si bien que nous comptons maintenant parmi nous une journaliste, Véronique Bossé, et une coordonnatrice des produits numériques et des communications, Roxanne Guillaume.

Nous leur donnons la parole aujourd’hui en leur proposant comme thème leur perception de leur rôle comme femme, dans un média régional comme le nôtre.

L’égal

« Le 8 mars a longtemps été considéré, à tort, comme la « Journée de la femme », en omettant la partie la plus importante « journée des droits ». Parce qu’aujourd’hui on ne se bat pas parce qu’on est des femmes, mais bien parce que le système dans lequel on vit a fait en sorte que nous ne soyons pas considérées comme l’égal des hommes », déplore Roxanne.

Celle-ci apporte une contribution significative au rayonnement et à la croissance du Journal Le Soir par ses connaissances approfondies des mécanismes des médias sociaux et du marketing numérique, entre autres.

« On ne célèbre pas le fait d’être une femme; on manifeste, on se mobilise et on agit chaque jour pour faire reconnaitre que nous sommes l’égal des hommes. Le 8 mars, c’est une journée importante pour rappeler, chaque année, qu’il ne faut pas tenir ses droits pour acquis et pour agir et lutter contre un système patriarcal encore bien présent », affirme-t-elle.


C’est normal!

« C’est important de prendre la parole aujourd’hui, mais aussi de ne pas confondre une journée de « fête » à un réel enjeu social. Cette journée est faite pour rappeler notre légitimité dans la société et dans le travail. C’est normal d’intégrer des femmes à une équipe de travail, c’est normal d’avoir accès aux mêmes avantages que les hommes et c’est normal d’être considéré comme peut l’être un homme. Nous ne devrions pas avoir à souligner le genre d’une personne pour distinguer sa place dans un milieu – qu’il soit social, sociétal ou professionnel – mais bel et bien prendre en considération ses compétences, son mérite, ses qualités », renchérit celle qui provient de la ville de Chateauroux, région du cœur de la France.

Savoir-faire

« En tant que femme et en tant qu’immigrée également, je suis fière de travailler pour le Journal Le Soir et d’apporter mon point de vue et mon savoir-faire à l’équipe. En revanche, je ne suis pas sûre que de me définir en tant que femme est le plus important dans mon travail. Je suis ici parce que j’ai les compétences, je crois en l’avenir des médias, en l’information locale, et je suis passionnée par les enjeux médiatiques. Au Journal Le Soir, l’équipe reconnait mon travail pour ce que j’en fais et non pour mon genre », conclut Roxanne.

Fierté et réalité

Véronique exprime tout d’abord son amour pour le métier qu’elle commence tout juste à pratiquer. Diplômée de l’UQAM, elle a effectué un stage avec nous l’été dernier, se distinguant notamment dans sa couverture d’enjeux locaux et d’activités culturelles, dont les Grandes Fêtes TELUS.

« Je suis fière d’avoir choisi le journalisme et d’avoir été choisie par Le Journal Le Soir, devenant ainsi sa première journaliste. Un média régional, c’est une façon de promouvoir notre région. C’est une façon de s’assurer que les gens d’ici ne sont pas laissés pour compte. C’est une façon de raconter des histoires qui nous sont chères et de s’ouvrir à la réalité de nos voisins; de protéger la démocratie, en ces temps de guerre en Ukraine, parce que les citoyens de partout ont le droit et méritent d’avoir accès à de l’information de qualité qui les guide dans leur prise de décision », déclare Véronique.

Bien informer

« Les gens sont capables de choisir ce qui est bon pour eux. Notre travail est de s’assurer qu’ils ont en main les choix qui s’offrent à eux. Enfin, les médias régionaux sont le récit de nos vies et le souvenir qu’on en laisse. C’est ce qui fait leur importance. La vie des gens en région mérite qu’on s’y intéresse au même titre que celle des gens de la métropole », estime aussi Véronique Bossé qui, elle, est originaire de Rimouski.

La résilience

Et notre collègue de mentionner finalement : « La défense des droits des femmes est un enjeu qui m’est si important et sur lequel j’ai tellement écrit qu’il m’est difficile d’en résumer la signification. Je ne peux pas rendre justice à des siècles de combats pour l’égalité en quelques lignes, mais je voudrais souligner la résilience des féministes qui nous ont précédées, qui demeurent pertinentes et qui continuent un combat social au nom de toutes les femmes. »

« La raison pour laquelle je me suis dirigé vers le journalisme, c’est pour contribuer à l’obtention d’une meilleure justice sociale. C’est un honneur immense pour moi que d’avoir l’occasion de le faire. Je remercie toutes les femmes qui sont passées avant moi et qui ont fait en sorte que je puisse faire mes propres choix dans la vie, parce que j’adore ce que je fais. »

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