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Nouvelle de 18 h

Rien n’est joué pour le traversier

Le service de traversier entre les deux rives a été interrompu l’an dernier et cette année. (Photo: YouTube – Sylvain Lepage)

La Société de promotion économique de Rimouski (SOPER) estime que rien n’est joué pour la relance du service de traversier Rimouski-Forestville, malgré la flambée du prix des carburants, déjà évoquée comme un obstacle dans le dossier.

À la suite de l’interruption de service du traversier CNM Évolution qui a desservi Rimouski et Forestville pendant 25 ans, l’an dernier, les deux Villes ont entrepris des démarches pour assurer le retour du transport maritime inter rives à partir de cette année. Leurs services de développement économique ont élaboré un appel d’intérêt, dont les résultats ont été connus le mois dernier.

En mars, la SOPER et la Société d’Économie et de Développement de Forestville (SEDF) se disaient donc satisfaites de la réponse des promoteurs en ce qui concerne l’appel d’intérêt lancé au début de février pour l’exploitation d’un service de traversier entre Rimouski et Forestville. À l’échéance, trois des huit promoteurs ayant manifesté leur intérêt ont finalement déposé un dossier d’intérêt conforme aux exigences. Deux ont été retenus par le comité de sélection pour de plus amples démarches.

Pas menacé

Cependant, les deux organismes signalaient alors que : « Dans le contexte des derniers jours, les deux promoteurs seront contactés afin de valider certains aspects des plans d’affaires en lien avec l’actuelle flambée des prix de l’énergie et de certaines infrastructures. Le but de cette démarche est de s’assurer que le partenariat entre le promoteur et les deux villes ne soit pas menacé en raison de la crise actuelle. »

« Est-ce que la flambée du prix des carburants empêche à ce stade-ci de faire avancer le dossier? » et « Est-ce que cela a altéré définitivement l’intérêt des promoteurs finalistes à l’appel d’offres? » avons-nous demandé aujourd’hui au président, directeur général de la SOPER, Martin Beaulieu.

Martin Beaulieu (Photo: courtoisie)

Un facteur pour tout le monde

« La démarche est toujours en cours, je ne peux pas vraiment en dire davantage, mais ça avance », indique-t-il. « Le projet n’est pas mis sur la glace? », insistons-nous. « On travaille toujours là-dessus. Le prix des carburants est un facteur qui rend tous les projets plus compliqués », ajoute monsieur Beaulieu.

Prudence

« On ne pouvait pas faire autrement que de le considérer dans notre analyse et d’en parler aux armateurs. C’est rendu un point central de la démarche si l’on ne veut pas refiler la facture uniquement aux utilisateurs. Ça devient délicat, sachant que ce sont des entreprises de petite dimension pour cette industrie, qui n’ont pas des marges de manœuvre très grandes. Il faut s’assurer que, dans l’esprit où on veut collaborer avec le nouveau prestataire de service, on ait une compréhension commune du niveau de risque qu’on va gérer avec le coût des carburants », affirmait aussi Martin Beaulieu à ce sujet précédemment.

« Notre volonté d’avoir un service pour 2022 est toujours là. Cependant, les développements des derniers jours nous incitent à la prudence si nous voulons une collaboration viable à long terme », mentionnait de son côté Micheline Anctil, mairesse de Forestville.

La situation au Bas-Saint-Laurent

Pour ce qui est des automobilistes et du prix de l’essence en particulier, le CAA (Club automobile associé) Québec indique que le prix de l’essence sans plomb est à 1,90.8$ le litre aujourd’hui, cinq cents au-dessus du prix réaliste estimé de 1,85.3 $.

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