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L’humain, principal facteur de danger

Un extrait de la vidéo de monsieur Sirois. (Photo: capture d’écran Facebook-Guillaume Sirois)

Le ministère des Transports du Québec rappelle que dans la majorité des cas, le comportement des conducteurs est en cause dans les accidents qui surviennent en zone de travaux.

À l’invitation du Journal Le Soir, hier, en fin d’après-midi, Transport Québec a pris connaissance et analysé la vidéo réalisée par un Rimouskois, Guillaume Sirois, démontrant que certains automobilistes ont de la difficulté à réagir aux consignes de sécurité sur le chantier du vieux pont de la rivière Rimouski.

La vidéo montre que le chauffeur d’une camionnette arrivant depuis la gauche s’est retrouvé subitement dans la voie de droite une fois arrivé sur les lieux du chantier. En effet, pour permettre l’utilisation de trois voies en tout temps malgré des travaux majeurs, on a dû changer le marquage et la configuration de la chaussée. La voie de gauche change alors brusquement de direction, dès le début du pont.

Le conseiller en communication du ministère des Transports, Jean-Philippe Langlais, nous a fait parvenir les commentaires suivants, aujourd’hui.

La configuration varie

En premier lieu, les conducteurs doivent se montrer plus attentifs, car la configuration de la voie est variable pendant les travaux, ce qui permet toutefois de conserver trois voies sur quatre.

« D’abord, la réfection du pont de la rivière Rimouski est un projet de grande importance et le Ministère est conscient des inconvénients que peut occasionner un tel chantier sur la circulation. Plusieurs mesures d’atténuation ont été déployées pour limiter les répercussions sur la circulation pendant les travaux sur le pont de la rivière Rimouski, dont le maintien de trois voies sur quatre accessible à la circulation, en plus d’une configuration de voies qui varie selon les heures de pointe du matin et de fin de journée. Avec les travaux en cours, nous invitons les usagers à planifier leurs déplacements. »

Respect égale sécurité pour tous

« En tout temps, le respect du Code de la sécurité routière est essentiel pour assurer la sécurité de l’ensemble des usagers et des travailleurs. Les usagers doivent faire preuve de prudence aux abords du chantier et respecter la signalisation en place. Une attention particulière doit être apportée aux panneaux de déviation de voies ainsi qu’aux lignes blanches continues qui interdisent les dépassements à proximité ou sur le pont de la rivière Rimouski. Bien que la limite de vitesse soit fixée à 50 km/h dans ce secteur, soulignons qu’une vitesse recommandée de 35 km/h est affichée dans la zone de chantier », fait valoir monsieur Langlais.

Zone orange

Il rappelle que la couleur retenue pour les panneaux de signalisation des travaux l’a été pour attirer l’attention des automobilistes et leur transmettre des informations.

« La signalisation orange, qui est utilisée dans les zones de travaux, permet aux conducteurs de circuler de façon sécuritaire à l’approche et dans cette zone, limitant ainsi les risques pour eux-mêmes, les autres usagers de la route et les travailleurs dans les chantiers routiers, incluant les signaleurs. Par ailleurs, les usagers de la route doivent respecter la signalisation orange, même en l’absence de travailleur, car les conditions de la circulation demeurent inhabituelles (largeur réduite des voies, déviation de voies, absence d’accotement, etc.). »

Le comportement

« Par ailleurs, rappelons que les amendes auxquelles s’exposent les conducteurs qui dépassent la limite de vitesse affichée sur un panneau orange dans une zone de travaux sont doublées. Le comportement des conducteurs est en cause dans la majorité des accidents en zone de travaux, surtout : l’inattention/distraction, la vitesse et suivre de trop près. L’inattention et la distraction sont les principales causes d’accidents avec dommages corporels en zones de chantiers. Viennent ensuite la vitesse et le fait de suivre de trop près le véhicule devant », précise Jean-Philippe Langlais.

Bilan policier de la fête des Patriotes

D’autre part, la Sûreté du Québec dévoile le bilan routier au terme du long congé de la Journée nationale des Patriotes. Deux collisions mortelles sont survenues sur le réseau routier comparativement à aucune collision l’an dernier, une en Gaspésie et l’autre à Saint-Narcisse.

« Les patrouilleurs ont intensifié leurs interventions sur le réseau routier afin d’assurer la sécurité des usagers durant une période de fort achalandage sur les routes du Québec. Outre l’excès de vitesse et la conduite imprudente, les comportements visés étaient le non-port de la ceinture de sécurité et l’utilisation du téléphone cellulaire au volant », souligne un communiqué de la Sûreté du Québec.

L’affaire de tous

« Ce bilan étant légèrement plus lourd que l’année dernière, il est primordial de poursuivre les interventions policières, conjuguées à la diffusion de messages de sensibilisation incitant les usagers du réseau routier à adopter une conduite plus responsable, permettant ainsi de réduire le nombre de collisions, de blessures et de décès. Rappelons que la première cause de collisions demeure la personne derrière le volant. Les conducteurs doivent adopter des comportements responsables permettant ainsi de rendre les routes du Québec plus sécuritaires », explique le Service des communications de la SQ.

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