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Nouvelle de 19 h

Michaël Joly poursuit sa carrière en Finlande

L’ex-attaquant de l’Océanic a marqué un but historique à Rimouski
Michaël Joly avec la Coupe du Président en mai 2015. (Photo : Océanic)

Il a marqué l’un des buts, sinon le but le plus important des 27 ans d’histoire de l’Océanic. Le nom de Michaël Joly est synonyme d’un très heureux moment vécu au Colisée Financière Sun Life.

Ça se passe un lundi soir de mai 2015, le 18 plus précisément. C’est le 7e, et décisif match, de la série finale de LHJMQ entre les Remparts et l’Océanic qui, la veille à Québec, avait provoqué un match ultime avec un gain de 5-4, en prolongation, au terme d’une remontée de quatre buts sans riposte. 

Michaël Joly (88) vient de marquer le but décisif dans le 7e match de la finale de la Coupe du Président en mai 2015. (Photo : Océanic)

Le lundi, les deux clubs sont à nouveau en prolongation avec une égalité de 1-1. Les officiels appellent une punition mineure à Matt Murphy pour avoir fait trébucher, laquelle fait encore jaser à Québec. En avantage numérique, Joly saisit une rondelle libre dans l’enclave et déjoue le gardien Zachary Fucale pour donner à l’Océanic une troisième Coupe du Président en histoire. 

« Je garde un très bon souvenir de mes années à Rimouski. J’essaie d’y retourner chaque été. Sans aucun doute, mon plus beau souvenir, c’est mon but en deuxième prolongation contre Québec », explique Joly.

Michaël Joly et sa blonde, Laura. À gauche, Louise Ringuet, dont les beaux-parents gardaient Michaël en pension durant ses saisons à Rimouski (Photo gracieuseté)

Il était à Rimouski en fin de semaine, le temps de revoir sa famille de pension. Il a ensuite pris la direction du Nouveau-Brunswick où il est allé visiter son ancien agent, maintenant à la retraite, avant de repasser par Rimouski plus tard cette semaine. Il passe ses étés à Gatineau, là où il a grandi, où il s’est acheté une maison.

Carrière professionnelle

Joly avait été un choix tardif de 9e ronde par l’Océanic en 2012. Il aura joué trois saisons et demie à Rimouski, étant échangé au milieu de sa saison de 20 ans aux Eagles du Cap-Breton. Il a marqué 44 buts à son année de 18 ans avec l’Océanic et 47 à 20 ans. 

Ce fut ensuite cinq saisons dans la Ligue américaine et dans la Ligue de la Côte-Est, principalement dans l’organisation de l’Avalanche du Colorado et des Penguins de Pittsburgh. 

« Ce fut de belles années, même si ce n’était pas toujours facile de monter et de descendre, d’une ligue à l’autre. J’ai pu être stable pour deux saisons avec Colorado, dans la Ligue américaine, où ça a super bien été, jusqu’à l’arrêt forcé en raison de la COVID au printemps 2020. Après ça, j’ai pris du recul. Je me suis retrouvé dans l’organisation des Penguins, à Wheeling. J’ai été rappelé par Wilkes-Barre, mais il y a eu un malentendu qui a fait en sorte que j’ai peu joué. Je suis retourné à Wheeling qui m’a finalement échangé à une meilleure équipe, à Orlando, en fin de saison », raconte-t-il.

Direction la Finlande

Il a ensuite pris la décision, il y a un an, de tenter l’aventure européenne, en Finlande, avec l’équipe de Hämeenlinna qui évolue en première division. L’un de ses coéquipiers est Philippe Cornet, un autre ancien de l’Océanic.

« Je me suis dit qu’il était temps d’essayer l’Europe. C’est du gros hockey en Finlande, ça patine beaucoup et le style de jeu est parfait pour moi. On m’a souvent dit que mon style de jeu est davantage pour les grandes glaces en Europe où je pourrais avoir du succès. J’ai terminé ma première saison au 4e rang des meilleurs pointeurs de la ligue (fiche de 21-29-50 en 58 parties). J’ai signé une nouvelle entente d’un an avec l’équipe. On verra après, mon but demeure encore de jouer dans la Ligue nationale. »

Boucher et Beausoleil

Dans son développement comme joueur de hockey, Michaël Joly, maintenant âgé de 27 ans, retient notamment deux noms, Philippe Boucher et Serge Beausoleil. 

« C’est Philippe qui m’a repêché comme directeur-gérant. Lui et Serge m’ont donné ma chance. À ma première saison, ils m’ont dit que j’allais faire l’équipe comme 13e attaquant. J’ai dit correct, ils ont vu rapidement que j’étais un bon joueur et ça n’a pas été long que j’aie fait ma place. Philippe est parti au bout d’un an, mais c’est lui qui était venu me chercher. Il a donc joué un grand rôle. Par la suite, Serge m’a beaucoup aidé dans mon parcours junior. »

En terminant, Joly affirme conserver de très bons souvenirs de Rimouski, ville où sa carrière professionnelle a germé. En 180 parties de saison régulière avec l’Océanic, il montre une fiche de 95 buts et 78 passes pour 173 points. En ajoutant sa production au Cap-Breton, son dossier junior est de 128-108-216 en 219 parties. En séries, il est de 32-17-49 en 49 matchs. 

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