Urgence à Mont-Joli : réponse attendue
Les intervenants impliqués dans le dossier de l’urgence de Mont-Joli attendent toujours une réponse de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, pour l’autorisation de recourir à des médecins dépanneurs pour combler des absences de médecins qui forcent présentement une diminution des heures de service les samedis et dimanches.
Le maire de Mont-Joli, Martin Soucy, précise que le préfet de la MRC de la Mitis, Bruno Paradis, et lui se sont entendus pour laisser le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, faire les représentations auprès de la ministre Bélanger.
« À la suite de la réponse de la ministre, des décisions seront prises. Pour l’instant, je crois que tout le monde est de bonne foi dans ce dossier. Nous allons donner la chance aux coureurs », affirme monsieur Soucy, qui précise qu’il ne s’agit pas de médecins ayant quitté, mais de congé de maternité ou de paternité.
Une situation temporaire
« Ce sont des médecins qui sont établis dans notre région et qui ne veulent pas quitter. C’est une situation temporaire qui, malheureusement, vient hypothéquer le service à la clientèle. On tente de trouver des solutions avec le gouvernement. Ce n’est pas parce que la Ville n’a pas fait de déclaration, quelle ne travaille pas sur ce dossier », poursuit le maire de Mont-Joli.

Lettre à la ministre
Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a envoyé une lettre, le 15 janvier, à la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, concernant la diminution de services à l’urgence de l’hôpital de Mont-Joli.
« Cette mesure, annoncée pour une durée indéterminée, n’est malheureusement pas sans précédent, puisqu’une situation similaire s’est produite au début de l’année 2025. Il est impératif d’éviter que cette diminution d’accès aux soins de santé devienne la norme », déplore le député péquiste.
Pascal Bérubé rapporte que le CISSS lui a confirmé avoir effectué une demande de dépannage médicale auprès du comité responsable avant de prendre sa décision et que le Comité paritaire CNMQ a toutefois refusé cette demande.
« Selon les informations obtenues, le type d’urgence comme celle de Mont-Joli n’est pas considéré comme prioritaire par le comité, et ce, malgré le fait qu’elles jouent un rôle très important dans notre communauté. L’Urgence de Mont-Joli a un volume de fréquentation très élevé et représente un service de proximité essentiel pour les citoyens de La Mitis. La diminution répétée des heures d’ouverture de ce service de base représente une barrière de plus à l’accès des soins de santé dans notre région. Par conséquent, nous sollicitons votre appui pour que l’Urgence de Mont-Joli soit considérée adéquatement et prioritairement lors de l’évaluation des demandes d’affectation de médecins dépanneurs », poursuit le député qui s’exprime également au nom du maire de Mont-Joli, Martin Soucy et du préfet de la MRC de la Mitis, Bruno Paradis.
Un service de première ligne
Le député rappelle à la ministre qu’il s’agit d’un service de première ligne dont la fermeture anticipée génère systématiquement un report vers Rimouski ajoutant de la pression sur les équipes en place et nuisant considérablement à l’accès aux soins de santé pour les citoyens de La Mitis.
« Vous sachant vous-même originaire de La Mitis, je suis convaincu que vous serez sensible à cette situation. À court terme, une intervention de votre ministère pourrait permettre au CISSS du Bas-Saint-Laurent de maintenir un horaire complet les fins de semaine. Plus globalement, nous vous invitons à collaborer à l’élaboration d’un mécanisme permettant aux urgences, comme celle de Mont-Joli, de bénéficier d’une éligibilité adéquate dans le déploiement du dépannage médical », affirme Pascal Bérubé.
Rappelons que la diminution des heures de services de 20 h à 16 h les samedis et dimanches est en vigueur depuis le 17 janvier.
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