Soins dans La Mitis : les aînés et les usagers s’unissent
Ils dénoncent la fermeture partielle des services à l’urgence de Mont-Joli
Le Club des 50 ans et plus de Mont-Joli et le Comité des usagers et de résidents de La Mitis demandent un meilleur accès aux soins de proximité. Ils se joignent aux élus et syndicats de la région pour dénoncer la fermeture partielle des services à l’urgence de Mont-Joli en raison de la pénurie de main-d’œuvre.
« Nous voulons sensibiliser la population au fait que les soins de santé et de services sociaux se doivent d’être à proximité des gens. Tout le monde a le droit d’avoir des soins pas loin de chez soi. À l’urgence mineure du Centre hospitalier de La Mitis à Mont-Joli, les heures d’ouverture sont réduites les fins de semaine. C’est ouvert de 8 h à 16 h depuis le début janvier », déplore la présidente du Comité des usagers et de résidents de La Mitis, Isabelle Tremblay.
Cette dénonciation de madame Tremblay et du Club des 50 ans et plus de Mont-Joli découle d’une initiative des élus de La Mitis qui ont demandé à des organismes à se joindre à leur mobilisation pour sensibiliser la population aux changements des heures d’ouverture.
« Dernièrement, un patient ne s’y est pas rendu parce que c’était fermé. Le lendemain, quand il s’est présenté, c’était plus qu’urgent. Il était magané. On pense aussi aux gens en haute région de La Mitis qui arrivent à l’urgence qui est fermée. L’hiver, la météo peut être mauvaise pour se rendre à Rimouski. C’est un problème », exprime le président du Club des 50 ans et plus de Mont-Joli, Jean-Guy Dionne.

Ce dernier ajoute que les enjeux d’accessibilité aux services de santé prennent une dimension particulière pour les personnes aînées, mais aussi pour les personnes en situation de vulnérabilité.
« Pour plusieurs personnes aînées, l’accès aux soins de proximité est directement lié à leur capacité de demeurer autonomes et en sécurité dans leur milieu de vie. Lorsque les services sont plus difficiles d’accès, que ce soit en raison de la distance ou du transport, cela devient un enjeu bien concret au quotidien. »
Retour à la normale exigé
Les deux organismes demandent au ministère de la Santé de rétablir le service comme il était avant le mois de janvier dernier.
« On ne sait pas combien de temps ça va durer et les gens sont inquiets. Nous faisons pression pour garder notre urgence à Mont-Joli. Ce n’est pas une question de personnel, c’est une question de volonté de payer. Le personnel est prêt à travailler », affirme monsieur Dionne.
Isabelle Tremblay constate que les changements récents dans l’offre de services entraînent des répercussions bien réelles pour la population.
« Nous recevons des témoignages de personnes qui se présentent pour obtenir des soins et
doivent rebrousser chemin, de familles pour qui les déplacements deviennent plus
complexes, ou encore de personnes qui hésitent à consulter en raison de la distance et des
contraintes associées. »
Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, ainsi que le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis, ont bien l’intention de poursuivre leurs démarches pour assurer le retour du service.
« L’urgence de Mont-Joli est la quatrième plus grosse au Bas-Saint-Laurent en volume après Rimouski, Rivière-du-Loup et Matane. C’est important pour notre région et quand on parle de dynamiser notre territoire, ça prend des services », indique monsieur Paradis.

Les représentants du Comité des usagers et du Club des 50 ans et plus interpellent le CISSS du Bas-Saint-Laurent pour qu’une démarche concertée de recherche de solutions voie le jour dans La Mitis. Ils apportent leur soutien aux démarches entamées par les élus de La Mitis visant à mieux documenter les besoins de la population en matière d’accessibilité aux soins et services de santé sur le territoire.
« Nous invitons pour cela la population à transmettre ses commentaires à [email protected]. Nous appuyons également les actions en cours des différents syndicats du réseau de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent mobilisés pour l’urgence de Mont-Joli », affirment Isabelle Tremblay et Jean-Guy Dionne.

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