Rimouski : les compteurs d’eau ne sont pas la solution croit Caron
Financer de nouvelles infrastructures municipales
Dans la situation actuelle, l’installation de compteurs d’eau dans les résidences ne serait pas la solution pour favoriser l’approvisionnement en eau potable à Rimouski.
Le maire, Guy Caron, indique que la nécessité d’avoir une cellule supplémentaire au réservoir Lamontagne ne provient pas de la consommation actuelle, mais bien pour permettre de desservir 4 100 unités de logement supplémentaires.
C’est d’ailleurs pour financer les infrastructures municipales de ces nouvelles unités que la Ville impose une contribution aux constructeurs et non pour le réseau existant.
« D’avoir des compteurs d’eau ne fera rien pour faire en sorte qu’on puisse alimenter 4 100 logements supplémentaires. Mais, d’un autre côté, on se doit d’explorer toutes les possibilités. L’installation de compteurs d’eau pour 25 000 unités d’habitation coûterait autour de 25 M$. Ce n’est pas exclu, mais pour l’instant, nous avons besoin d’avoir cette nouvelle cellule au réservoir Lamontagne ainsi que la mise aux normes des étangs aérés », affirme monsieur Caron.
Dans les ICI depuis 2013
La Ville de Rimouski impose l’installation obligatoire de compteurs d’eau pour les bâtiments industriels, commerciaux, institutionnels (ICI), ainsi que pour les nouvelles constructions depuis mai 2013.
La mise en service de compteurs d’eau pour un échantillonnage représentatif dans le secteur résidentiel a été réalisée à l’automne 2019. La participation citoyenne était sur une base volontaire.

Le compteur d’eau est installé sur l’entrée d’eau principale d’un immeuble et il mesure le volume d’eau, en mètres cubes (m3) consommé.
Nouvelle taxe adoptée
Les élus de Rimouski ont adopté, le 4 mai dernier, la nouvelle taxe visant à financer la capacité des services d’aqueduc et d’égout, tout en réduisant la contribution exigée dans certains secteurs de la ville.
Le règlement prévoit le paiement d’une contribution financière lors de la délivrance de certains permis de construction et certificats d’autorisation, lorsque ceux-ci entraînent la création de logements, de chambres locatives ou de locaux non résidentiels additionnels.
Il permet également la possibilité d’étaler le paiement de la contribution sur trois ans, soit 20% la première année, puis 40% pour la deuxième et la troisième année.
Le maire, Guy Caron, demeure convaincu qu’il s’agit de la meilleure solution pour répartir plus équitablement la charge entre ceux qui bénéficient de la croissance immobilière et les contribuables actuels.
Depuis plusieurs semaines, de nombreux promoteurs immobiliers ont répété, sur plusieurs tribunes, que si Rimouski ne revient pas sur sa décision, de nombreux projets immobiliers seraient mis sur la glace et entraîneront « un énorme ralentissement des mises en chantier ».

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