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Les gels tardifs plombent la récolte de sirop dans l’Est

La production a été en deçà des attentes en 2026
Les producteurs acéricoles de l’est du Bas-Saint-Laurent ont connu une saison difficile en 2026. (Photo courtoisie)

Les producteurs acéricoles de l’est du Bas-Saint-Laurent ont connu une saison 2026 difficile avec une production en deçà des attentes en raison des gels survenus plus tard qu’à l’habitude.

« Ça a été une saison spéciale que nous pensions hâtive avec des coulées à la mi-mars. Contrairement aux autres saisons, il y a eu trois semaines de gel du 18 mars au 10 avril. Ensuite, les coulées étaient normales, mais les pertes étaient déjà là. Nous n’avons pas pu rattraper les semaines perdues », affirme Gabriel Chassé, employé de l’Érablière David Chassé située à Saint-Valérien, dont son père est propriétaire.

Selon monsieur Chassé, le rendement est de 70 % à 85 % par rapport aux années antérieures dépendamment des secteurs.

« Les gars ont environ 25 % de moins de sirop de fait que l’an passé. Ça va avoir des répercussions au niveau de la réserve stratégique de l’organisation Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ). Le sirop des années antérieures était tout vendu en début de saison. On recommençait à zéro. Avec une bonne saison dans les autres régions ça va aider, mais pour nous ce n’est pas avantageux. »

À l’Érablière David Chassé de 2 850 entailles, le contingent est de 10 000 livres de sirop alors qu’elle a produit 7 100 livres en 2026. Des investissements sont faits annuellement pour améliorer et agrandir les infrastructures. Ce ne sera pas le cas cette année.

L’acériculteur Gabriel Chassé se désole de la saison 2026. (Photo courtoisie)

« Nous essayons toujours d’investir 20 000 à 25 000 $, mais on ne pourra pas le faire cette fois. Nous sommes plus en mode survie. Le but est de toujours augmenter notre contingent parce que nous aimons ça. Je suis jeune et je veux reprendre l’érablière », mentionne Gabriel Chassé.

Bonne qualité de sirop

De son côté, Mathieu Cimon de l’Érablière Pierre-Paul Cimon, qui compte 10 000 entailles, mentionne que la récolte a été acceptable, mais que la production n’avait pas été aussi basse depuis plusieurs années.

« Néanmoins, la qualité du sirop était au rendez-vous. Les deux premières semaines d’avril, qui sont normalement parmi les meilleures de l’année, ont été très mauvaises en 2026. Cela nous a empêchés d’atteindre notre récolte annuelle habituelle », dit-il.

Alors que l’acériculteur commence généralement ses récoltes à la fin du mois de mars, il a dû attendre deux semaines de plus.

« Au début avril, la température était trop froide pour de bonnes coulées. Tranquillement, nous avons vu le thermomètre grimpé de quelques degrés, ce qui a mené à une température adéquate pour recueillir l’eau d’érable dans nos réservoirs. Les coulées se sont faites sans relâche à partir de ce moment », indique celui qui espère une meilleure saison en 2027.

L’entreprise familiale, située à Saint-Fabien, exploite ses terres depuis une trentaine d’années.

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