27.02.2020
Actualités Des choix difficiles s’annoncent

Des choix difficiles s’annoncent

Fusion de trois aéroports

Un ancien administrateur de la Régie intermunicipale de l’Aéroport régional de Mont-Joli, Gilbert Pigeon, émet une mise en garde concernant le projet de fusionner trois aéroports régionaux.

La Ville de Rimouski a donné son accord de principe, la semaine dernière, pour participer à une étude de regroupement impliquant Rimouski, Mont-Joli et Matane. Monsieur Pigeon, qui est maire de Saint-Eugène-de-Ladrière, a été président de la Régie ces dernières années, notamment alors qu’il occupait le poste de préfet de la MRC Rimouski-Neigette.

« Quand je regarde tout le territoire couvert par ces trois aéroports, je me demande jusque à quel point chaque municipalité et chaque MRC auront leur mot à dire. Surtout, si on effectue ce regroupement pour réduire les coûts administratifs et améliorer la rentabilité. On peut s’attendre à ce que l’étude nous donne des réponses à ce sujet », répond monsieur Pigeon, interrogé à ce sujet cet après-midi ( lundi ) par le journal le soir.

L’argent

« Et l’argent? On parle toujours de grosses sommes, vous savez. Ce regroupement pourrait aussi être une plus-value. Les subventions gouvernementales viendront-elles avec ce regroupement ? C’est possible. Le pouvoir de décision risque d’être diminué, car on réduira forcément le nombre d’administrateurs, sinon cela pourrait devenir ingérable. En même temps, il faut avoir du monde au sein de ce conseil pour défendre nos positions », ajoute-t-il.

Pour le préfet de la MRC de La Mitis et président de la Régie, Bruno Paradis, c’est un enjeu, mais pas pour l’immédiat.

« Ce sont des questions légitimes, des questions de gouvernance municipale pour lesquelles je n’ai pas de réponse maintenant, mais pour lesquelles j’espère que l’étude nous fournira des réponses. Le but n’est pas de voir un aéroport absorber les deux autres. Le but est d’être davantage solidaire envers notre région et d’éviter de se couper l’herbe sous le pied pour certaines choses. »

Celui-ci se donne un an pour obtenir la subvention pouvant aller jusqu’à 50 000 $, confier l’étude à une firme spécialisée en sous-traitance et obtenir des conclusions et des recommandations.

Pour en revenir à Gilbert Pigeon, il estime que la Régie de l’Aéroport de Mont-Joli connaît beaucoup de succès sous sa forme actuelle et que la décision de prolonger la piste a été, « Un tournant majeur pour sa croissance. »

Gilbert Pigeon ( Photo: courtoisie bureau Harold LeBel )

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