23.11.2020
Actualités Économie La survie des aéroports régionaux est menacée selon la députée Michaud

La survie des aéroports régionaux est menacée selon la députée Michaud

La députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia interpelle le ministre des Transports du Canada, Marc Garneau, pour réclamer une aide financière urgente aux aéroports régionaux afin d’éviter que certains d’entre eux ne ferment, faute de pouvoir assumer leurs frais fixes.

Alors que la pandémie a durement frappé l’industrie du voyage, et malgré une baisse spectaculaire du trafic aérien de passagers depuis mars dernier, les petits aéroports de nos régions ont dû porter seuls le fardeau financier de l’entretien de leurs pistes et des terminaux aériens sans oublier le maintien des services d’urgence, sans aucun soutien financier direct de la part du fédéral.

« Je salue l’engagement du ministre des Transports à ce que les Québécois obtiennent leurs remboursements pour les réservations de voyage faites avant la crise de la COVID-19. Cependant, ce n’est pas ce qui assure la survie de nos petits aéroports régionaux! Le plan de relance de l’industrie aérienne doit aller plus loin et inclure de l’aide immédiate pour les petits aéroports », clame Kristina Michaud.

 Dans une lettre envoyée plus tôt cette semaine au ministre Marc Garneau, et dans laquelle la députée réclame une aide d’urgence pour ces infrastructures, elle rappelle aussi que les mesures annoncées depuis le tout début de cette crise n’ont pas été adaptées aux régions.

Laissés de côté

Madame Michaud cite comme exemple que quand le gouvernement a annoncé le 30 mars dernier qu’il renonçait aux loyers de baux fonciers jusqu’en décembre 2020 pour les 21 administrations aéroportuaires qui paient un loyer au gouvernement fédéral, il laissait totalement de côté les aéroports régionaux comme ceux de Mont-Joli ou encore de Bonaventure et de Gaspé, situés dans la circonscription voisine.

Grandes compagnies

« À chaque crise dans le secteur de l’aviation, le fédéral concentre ses efforts sur les grandes compagnies aériennes. Pourquoi celles-ci reçoivent-elles de l’argent d’Ottawa sans avoir l’obligation de payer ce qu’elles doivent aux aéroports? Je vois mal comment on peut faire atterrir un avion si l’aéroport n’a pas les moyens de demeurer ouvert », soutien Kristina Michaud.

Depuis l’abandon de plusieurs aéroports régionaux par le gouvernement fédéral, la députée considère qu’Ottawa ne consulte plus les dirigeants de ces infrastructures qui jouent pourtant un rôle essentiel en matière de transports médicaux et d’évacuation d’urgence, de services de lutte aux incendies de forêt, de déplacements d’affaires et de loisirs.

Madame Michaud espère maintenant que le ministre Garneau saura répondre positivement à sa demande et qu’il délira les cordons de la bourse pour assurer la pérennité d’aéroports en région.

Pas un caprice

« Ce n’est pas un caprice de vouloir des services de transports adéquats. Les aéroports régionaux, comme celui de Mont-Joli, sont des outils essentiels de développement économique, mais aussi d’attraction et de rétention de la main d’œuvre.  À l’heure de la COVID-19, les déplacements sont réduits, mais après la pandémie les Gaspésiens, les Bas-Laurentiens, et l’ensemble des citoyens des régions du Québec voudront et devront pouvoir compter sur leurs aéroports régionaux. Et je n’ai pas l’intention de les laisser tomber », clame la députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia.

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