18.09.2020
Nouvelle de 18 h L’UPA invitée à se prononcer

L’UPA invitée à se prononcer

Dossier de l'usine de bitume

L’intérêt autour du dossier de la contestation de l’implantation éventuelle d’une usine de béton bitumineux dans le district Sacré-Cœur, à Rimouski, est loin d’estomper.

Trois événements majeurs sont survenus au cours des derniers jours dans ce dossier. Premièrement, le journal le soir a appris que des citoyens impliqués dans le dossier ont demandé à l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent de s’impliquer dans le dossier. Puis, des citoyens ont lancé une page Facebook sur le thème « Sauvons notre qualité de vie », vendredi dernier, dans laquelle des idées d’actions et d’intervention sont mises en commun.

Aussi, le comité dit avoir reçu une correspondance d’un des membres du conseil municipal qui semble les appuyer, mais tout en demeurant anonyme.

Rappelons que cette histoire remonte à une décision du conseil municipal, en octobre, de confirmer à la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) que le projet de la compagnie Sintra d’implanter une usine de béton mobile dans sa carrière du chemin de Lausanne était conforme à ses règles d’urbanisme. L’accroissement de travaux routiers majeurs expliquerait la hausse de la demande.

Attentivement

Le président de l’UPA régionale, Gilbert Marquis, a confirmé ce matin au journal le soir que son organisation a bien été interpellée. « Je dois prendre connaissance des documents relatifs à cette demande avant d’émettre une position. C’est une question de jours, peut-être de semaines. »

Et quel est l’avis de Gilbert Marquis comme individu et comme producteur agricole? « C’est un dossier très délicat et Gilbert Marquis la personne n’existe pas dans une situation comme celle-là. Je ne peux pas me prononcer. »

Gilbert Marquis (Photo: courtoisie UPA)

Lettre

Quant à la fameuse lettre, fournie à l’auteur de ces lignes par un membre du comité de citoyens du chemin de Lausanne, en voici un extrait : L’élu en question mentionne qu’il; « a bon espoir que la Commission de Protection du Territoire Agricole du Québec refusera le dossier car le supposé « appui »de la ville qui n’en est pas un, ils s’en foutent, je les connais bien, ils ont leur propres critères, dont le fait qu’il y a d’autres terrains disponibles ».

 Il écrit également: « Je voulais juste vous rassurer que non, les conseillers ne vous ignorent pas, non nous ne sommes pas tous des imbéciles arrogants ou je ne sais quoi. Nous essayons de faire pour le mieux, dans les limites des pouvoirs qui sont les nôtres, mais je voulais surtout vous dire que je ne suis absolument pas indifférent à votre situation et que je comprends parfaitement que vous essayez de tout faire pour que ce projet n’aboutisse pas et que c’est bien légitime. Bonne chance ».

Perceptions

Selon le comité, « Cette communication laisse les membres du comité dans de drôles de perceptions et interrogations à l’égard de l’ensemble du conseil municipal et ils comprennent mieux l’attitude du maire de ne pas vouloir que les conseillers puissent s’exprimer lors des réunions publiques. Un tour de table au conseil aurait probablement apporté des perceptions différentes sur le sujet et peut-être transmit un tout autre message et surtout éliminer le climat d’affrontement tout en rendant légitime la démarche des citoyens. »

« À plusieurs reprises lors des réunions, les membres du comité du chemin de Lausanne ont sollicité l’appui du conseil municipal. Ils ont eu une fin de non-recevoir à chaque fois. Ils rappellent aux conseillers qu’ils sont la voix des citoyens de leurs quartiers à la ville et non les représentants de la ville dans leur quartier. »

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