25.11.2020
Nouvelle de 19 h Un dernier Noël chez soi?

Un dernier Noël chez soi?

Des résidents toujours inquiets sur le chemin de Lausanne

Les temps des Fêtes prend une tournure particulière cette année, pour des membres du Comité des résidents du chemin de Lausanne qui craignent la venue d’une usine de béton bitumineux dans leurs environs en 2020, à Rimouski.

Le Noël de cette année s’est déroulé dans une certaine inquiétude pour le porte-parole du Comité, Pierre Desforges, et sa conjointe Marie Bertin, comme sans doute pour plusieurs citoyens parmi la soixantaine de propriétaires concernés.

« Oui, ça nous a traversé l’esprit : c’est peut-être notre dernier Noël ici, car oui, nous songeons très sérieusement à vendre notre propriété. La production du bitume, c’est une industrie nocive qui dérange, qui va provoquer de la pollution sous toutes ses formes et qui va faire augmenter la circulation de camions lourds dans un secteur rural, où il y a aussi beaucoup d’enfants. C’est quelque chose, une usine d’asphalte. Faut s’informer à ce sujet pour savoir à quel point ça peut être incommodant. Aux Îles de La Madeleine, des contribuables se sont battus pendant huit ans pour s’en débarrasser », estime monsieur Desforges.

On aperçoit sur cette photo la carrière déjà présente, qui accueillerait l’usine mobile de béton bitumineux, et, en bas, sur le chemin de Lausanne, les résidences situées à proximité. (Photo : Google Maps)

« Beaucoup de gens se sont impliqués dans des batailles contre ces grosses industries. C’est mal fait. On leur permet de s’installer dans des endroits qui ne sont pas appropriés. Cette industrie est carrément mal gérée et elle a du poids auprès de nos villes. Il y a du lobbyisme à la Ville de Rimouski et dans toutes les villes. Nous continuons nos recherches pour argumenter notre position. Nous allons reprendre nos actions dès le début de l’année », ajoute-t-il.

Union des producteurs agricoles

Le Comité pourrait recevoir un appui de taille puisque le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent doit se prononcer bientôt sur ce dossier. « Je suis en attente de certains documents que je veux consulter avant de prendre position mais je suis toujours le développement du dossier avec beaucoup d’attention. À première vue, je crois qu’il y aura un problème de circulation et je veux savoir aussi s’il y aura des impacts environnementaux. Nous allons en reparler. »

Rappelons qu’en octobre, la Ville de Rimouski a donné son aval à une demande de la compagnie Sintra auprès de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ). Cette étape est préliminaire à l’installation d’une usine mobile dans sa carrière du chemin de Lausanne et n’en est qu’une parmi celles menant à la concrétisation du projet. Le Comité entend par ailleurs rencontrer prochainement le député de Rimouski à l’Assemblée nationale, Harold LeBel.

Conformité

La Ville insiste pour dire que ce geste ne fait que confirmer que le projet est conforme à ses règles d’urbanisme mais ne constitue pas un appui. Le conseil municipal croit qu’il ne peut pas revenir sur cette décision sans enfreindre la loi.

Aussi, les besoins de production d’asphalte exploseront l’été prochain, notamment avec la réfection de l’autoroute 20 aux alentours de la Ville, ce qui expliquerait le bien-fondé de ce projet.

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