31.10.2020
Nouvelle de 18 h Une autre page de la grande histoire de L’Océanic

Une autre page de la grande histoire de L’Océanic

L’échange qui a amené Bélanger et Walser

Deux transactions majeures ont marqué les deux premières saisons de L’Océanic de Rimouski qui célèbre cette année son 25e anniversaire… malgré la crise de la COVID-19.

Alors que les activités de la Ligue de hockey junior majeure du Québec sont suspendues, les célébrations le sont également. L’hommage à l’ancien instructeur-chef Doris Labonté est au nombre des activités en attente. En attendant, le journal le soir a réalisé récemment une entrevue avec Jacques Tanguay, dans sa série d’articles consacrés à ce 25e anniversaire qui permet de se replonger dans les souvenirs.

Début de l’aventure

Il faut savoir, pour les partisans les moins âgés, que Jacques était du groupe qui a démarré l’aventure avec son père, Maurice, et leur associé, André Jolicoeur, aussi un dirigeant des Ameublements Tanguay. Depuis ce temps, Alexandre Tanguay, le fils de Jacques est devenu copropriétaire de l’équipe avec les actionnaires de Rimouski.

Jacques et Maurice Tanguay et André Jolicoeur ont effectué les premières démarches avec la Ville de Rimouski, à l’époque où Michel Tremblay en était le maire, en 1995.

De L’Océanic aux Harfangs, aux Remparts

« C’est mon plus beau souvenir de mon implication dans le sport. La même année, j’ai commencé le Rouge et Or (football) de l’Université Laval. Avec L’Océanic, nous réalisions un rêve de quelques années qui s’est réalisé et lorsque cela a été mis en branle, ça s’est passé d’une manière tellement rapide et tellement spectaculaire! Je me souviens de très beaux moments et de la première transaction, celle qui permettait d’amener Allan Sirois à Rimouski, depuis Chicoutimi. »

« J’ai des souvenirs particuliers de l’année suivante, avec la sélection de Vincent Lecavalier et tout ce qui entourait le repêchage. Ce furent des années exceptionnelles, et en cours de route, j’ai quitté L’Océanic pour me joindre aux Remparts. Au moment où j’ai quitté L’Océanic pour acheter les Harfangs de Beauport, il y a eu la grosse transaction au milieu du mois de décembre. On savait que l’aventure des Harfangs se terminerait à la fin de la saison », rappelle-t-il.

Alexandre Tanguay et Jacques Tanguay (Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Remparts

« J’avais déjà l’intention à ce moment de ramener les Remparts à Québec. J’avais discuté avec l’Université Laval pour y amener les Remparts. Alain Vigneault était l’entraîneur et Raymond Bolduc était le directeur gérant. C’est là qu’on a pris l’orientation qu’on voulait l’année suivante avec le club. La grosse transaction a permis à L’Océanic d’obtenir Derick Walser et Éric Bélanger. Derrick Walser allait devenir recordman du nombre de buts pour un défenseur, dans la LHJMQ », raconte monsieur Tanguay.

De leur côté, les Remparts amorçaient une reconstruction avec une bonne banque de choix. « Je m’étais impliqué avec L’Océanic pour aider mon père, entre autres au plan du marketing et des commandites. On s’est entouré de gens compétents comme Éric Forest et Marius Fortier qui nous aidait à Québec pour différentes tâches. On peut dire que la transaction a été importante pour relancer une concession qui venait de faire faillite. Ça nous a donné un élan extraordinaire pour bâtir notre club. »

Choix

Bélanger et Walser ont alors aidé L’Océanic à connaitre une excellente saison et à se rendre en séries.

« Avec notre premier choix, nous sommes allés chercher des joueurs d’exception et avec d’autres transactions. Je suis allé chercher Étienne Drapeau à Halifax. Il a été notre capitaine. Nous avons aussi obtenu un gardien et un défenseur qui ont joué dans la Ligue nationale par la suite. L’échange avec L’Océanic a été bon pour les deux équipes. Nous sommes allés chercher Éric Chouinard pendant que L’Océanic obtenait Brad Richards. Les deux années suivantes, les Remparts sont devenus une équipe compétitive. On jouait au Peps de l’Université Laval », commente monsieur Tanguay.

Océanic vs Remparts

En 1998, L’Océanic et les Remparts se sont retrouvés en séries, ce qui n’est malheureusement pas arrivé souvent.

« Ce fut une série fantastique qui s’est terminée sur une fin de match électrisante, avec un but inusité à Québec de Vincent Lecavalier qui semblait avoir passé au travers du corps de mon gardien de but sans trop savoir comment. Le gardien était Patrick Couture, qu’on avait obtenu de Val-d’Or. Ce jeune avait connu une saison exceptionnelle avec nous après avoir été plus ou moins utilisé régulièrement lors des saisons précédentes. »

Encore un p’tit peu de L’Océanic?

Reste-t-il un petit coin pour L’Océanic de Rimouski dans le cœur de Jacques Tanguay, malgré la rivalité?

« Toute ma vie je me suis senti très proche de l’organisation de L’Océanic. Mon père en a été une grande partie. Ce fut la plus grande passion sportive de sa vie. Ce l’est encore malgré ses limitations et son âge. J’ai aussi la grande fierté de voir Alex impliqué dans l’équipe », répond-t-il.

 « Je suis dans le sport depuis 25 ans. Les émotions ont changé mais je trouve ça toujours excitant. J’ai pris ma route de mon côté. J’ai une organisation que j’adore, notamment parce que mon entraîneur-chef (Patrick Roy) est mon partenaire et un ami de toujours. On a du plaisir à faire du hockey junior. L’Océanic, c’est pour moi une grande fierté, alors que mon fils a pris la relève de son grand-père. Je suis très proche de cette organisation, sans l’être physiquement », ajoute Jacques Tanguay.

Rivalité dans la famille

Maurice Tanguay Photo: courtoisie, LOcéanic de Rimouski)

Et comment ça se passe dans la famille Tanguay quand une équipe affronte l’autre?

« Mes relations avec Alexandre sont très étroites, comme avec mes deux autres fils. J’ai le bonheur aujourd’hui de travailler avec tous les trois. Alex est un citoyen de Rimouski et il est impliqué beaucoup. Il dirige aussi une autre entreprise. Il n’y a jamais eu de querelles pour le hockey entre mon père et moi, malgré une compétition incroyable, et il n’y en aura jamais avec mes fils. »

Grands moments d’intensité

« Par contre, avec mon père, il y a eu des grands moments d’intensité. Et pas seulement des taquineries. Quand la pression montait beaucoup, on pouvait même arrêter de se parler pendant quelques jours. On évitait justement de se croiser parce qu’on est deux passionnés. »

« Notre dernière grande émotion remonte à 2015 quand nous avons présenté la coupe Memorial à Québec (L’Océanic avait battu les Remparts en séries mais avait perdu un match crucial contre eux au tournoi). Alex ne dirigeait pas L’Océanic. Les dernières saisons ont fait en sorte que notre club soit moins compétitif, mais on tient toujours à gagner, d’un côté comme de l’autre », conclut le patron des Remparts.

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