26.10.2020
COVID-19 Locataires angoissés par l'échéance du 1er avril

Locataires angoissés par l’échéance du 1er avril

À trois jours du 1er avril, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), dont fait partie de le Comité-logement Rimouski-Neigette, demande au gouvernement du Québec l’annulation de tous les loyers d’avril puisqu’aucune aide d’urgence ne sera rendue disponible d’ici là.

« En raison de la pandémie, des centaines de milliers de ménages locataires ont subi un appauvrissement important. La plupart d’entre eux se retrouvent actuellement sans revenu pour compenser la perte de leur emploi. Les programmes d’aide fédérale, pour ceux qui y seront admissibles, ne parviendront à la population canadienne que dans plusieurs semaines », précise un communiqué.

Premier paiement

À quelques jours de la date du paiement du loyer, l’angoisse est vive chez les ménages locataires qui ne seront pas en mesure de payer.

« Le gouvernement du Québec doit calmer le jeu en annonçant l’annulation des loyers d’avril. Il doit également introduire une aide spéciale pour aider les ménages locataires à payer le loyer lors des prochains mois », soutient le Comité.

« Le premier ministre François Legault appelle les propriétaires de logements locatifs à l’indulgence vis-à-vis le paiement des loyers d’avril. Mais les locataires ne peuvent se fier à la patience ou à l’indulgence des propriétaires locatifs. Face à l’incapacité de payer leur loyer, les locataires risquent des conséquences importantes, soit l’éviction de leur logement une fois le moratoire actuel terminé. Le premier ministre doit rassurer les locataires du Québec : une aide financière à temps pour le 1er avril ou l’annulation des loyers », réclame le porte-parole du RCLALQ, Maxime Roy-Allard.

213 000 demandes en attente

Le RCLALQ rappelle qu’en date du 26 mars, Radio-Canada rapportait que plus de 213 000 demandes de sursis hypothécaires avaient été faites aux banques canadiennes. Si de plus en plus de propriétaires obtiennent une suspension de leur hypothèque, la logique veut que les locataires aussi aient droit à un répit dans leur paiement du loyer.

Selon le rapport The Rent Is Due Soon: Financial Insecurity and COVID-19 publié le 23 mars par le Centre canadien de politiques alternatives, 46% des locataires du Canada ont moins d’un mois d’économie. De ce nombre de ménages, 42% peuvent tenir deux semaines et 24% moins d’une semaine sans revenu. Au Québec, ce sont 416 000 ménages locataires qui vivent avec un coussin financier de moins d’un mois.

(Communiqué du Comité Logement Rimouski-Neigette)

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