21.09.2020
Actualités Société De beaux gestes de solidarité et d’entraide en temps de confinement

De beaux gestes de solidarité et d’entraide en temps de confinement

En lien avec la pandémie de la COVID-19, Accueil et Intégration BSL (AIBSL) souligne de beaux gestes d’entraide et de solidarité durant la période de confinement à Rimouski pour accompagner sa clientèle durant cette période difficile.

« Lorsque tout a fermé en mars, beaucoup de personnes ayant des permis temporaires (étudiants et travailleurs) ou qui étaient en attente d’un statut, n’ont pas eu accès aux aides du gouvernement, et sont venues vers AIBSL pour chercher du soutien. Parmi eux, il y avait des jeunes de 18 à 35 ans, des couples et beaucoup de familles avec enfants, qui se sont retrouvés sans ressource et en grande incertitude quant à leur futur proche. Du jour au lendemain, les frontières se sont fermées et certaines personnes ont dû rester en sol canadien. D’autres, étant de nouveaux employés, n’avaient pas le droit à l’assurance-emploi ni à la PCU, et leurs employeurs, face à l’obligation de fermer, s’inquiétaient de l’avenir de leurs employés », raconte la directrice générale de l’organisme, Caroline Houle.

Mobilisation

« Nous nous sommes donc mobilisés afin d’aider ces personnes face à l’insécurité qui les accablaient. Nous tenons à remercier Moisson Rimouski-Neigette qui a répondu très rapidement à nos sollicitations afin d’offrir des paniers de nourriture. Merci aussi à nos anciens et nouveaux bénévoles qui se sont généreusement impliqués. Personne n’a été laissé pour compte grâce à eux », précise Mme Houle.

AIBSL a mis en place une caisse d’urgence pour offrir du soutien pour les besoins immédiats et de base de sa clientèle la plus vulnérable qui n’avait pas accès aux aides gouvernementales. « Nous avons été très bien supportés dans notre mandat par la collectivité. Nous tenons à remercier le bureau du député de Rimouski à l’Assemblée nationale du Québec, Harold Lebel, et le Collectif Régional de Développement du Bas-St-Laurent, qui ont répondu à nos demandes de subvention pour cette caisse d’urgence. Grâce à eux, les personnes concernées ont pu subvenir à leurs besoins essentiels au cœur de la crise. À Rimouski, la solidarité prime afin que personne n’ait faim », ajoute Mme Houle.

2000 masques pour la collectivité rimouskoise

Jacqueline et Isabella, initiatrices du projet de fabrication des couvre-visages. Crédit photo : Éric Truchon

Une bénévole engagée du Collectif Trait-d’Union d’AIBSL, Jacqueline, et une néo-rimouskoise de la République Centrafricaine arrivée en octobre 2019, Isabella, qui étaient déjà très  proche et qui aimaient la couture, ont eu l’idée de fabriquer ensemble des couvre-visages. Ceci est parti de leur désir de fournir des masques aux personnes à faible revenu, ce qui revenait à peu près à 400 masques. Aujourd’hui, 1 950 couvre-visages ont été fabriqués, incluant la participation d’un autre néo-rimouskois passionné de couture arrivé en 2017, Kiswabi, qui a cousu environ 400 masques.

« C’est monté très vite, je ne m’attendais pas à en faire autant. J’ai adoré faire ces masques avec Isabella, avec qui je m’entends comme une sœur. Isabella et moi étions heureuses de faciliter l’accès à cet équipement pour ceux qui ne pouvaient pas nécessairement s’en acheter », commente Jacqueline, bénévole et co-initiatrice du projet. À noter que le député Harold Lebel a acheté 1 000 couvre-visages.

Accès à des cours en ligne à 23 foyers

Le bénévole Jorge installe un nouvel ordinateur pour une famille.
Crédit photo : Nancy Vanegas

Lors de la fermeture des écoles en raison de la pandémie, les enfants, les adolescents et les adultes en classe de francisation ont perdu, comme tout le monde, l’accès à leurs cours, et donc à la pratique du français. « J’avais peur que certaines personnes perdent les belles avancées qu’ils et elles avaient faites dans les derniers mois, faute de pratique. » raconte Nancy Vanegas, intervenante en liaison scolaire à AIBSL à ce moment-là. « Pour nous, il était important d’équiper les familles pendant le confinement afin que les enfants et leurs parents puissent continuer de pratiquer le français, même s’ils n’avaient plus de contact physique avec l’extérieur. »

« La plupart de ces familles ne possédant pas les outils nécessaires pour suivre des cours en ligne, notamment des ordinateurs, nous avons trouvé le moyen de les aider grâce au programme fédéral CLIC OPEQ qui permet aux familles à faible revenu de bénéficier d’un ordinateur de table remis à neuf à un prix très abordable », indique Caroline Houle.

Le rôle d’AIBSL a donc été de gérer la commande et la distribution sécuritaire de ces ordinateurs dans 23 foyers au total, grâce à un beau travail d’équipe.

« Je suis convaincue que ce sont des mouvements de solidarité sociale comme ceux-ci qui vont nous permettre de passer collectivement à travers cette crise que nous traversons tous », conclut Caroline Houle.

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