13.08.2020
COVID-19 La pandémie a accentué la consommation de cannabis et d’alcool

La pandémie a accentué la consommation de cannabis et d’alcool

Les derniers résultats d’une étude longitudinale pancanadienne commandée par la Croix-Rouge indiquent qu’une partie des adultes qui consomment de l’alcool et du cannabis ont augmenté leur consommation de ces substances pendant la pandémie de COVID-19.

Plus précisément, les résultats de juin montrent que, parmi ceux qui ont consommé de l’alcool au cours des 14 jours précédents, 26 % en ont consommé plus que pendant une période moyenne de deux semaines avant la pandémie de COVID-19. Onze pour cent en ont consommé moins.

Parmi les personnes qui ont consommé du cannabis au cours du mois précédent, 27 % ont déclaré en avoir consommé plus fréquemment que pendant un mois moyen précédant la pandémie. Douze pour cent ont déclaré en avoir consommé moins.

Gain de 15%

Le résultat, selon la firme Léger, représente un gain net de 15 % dans la consommation d’alcool et de cannabis. Il comprend un gain net de 23 % de la consommation d’alcool chez les 18 à 34 ans, ce qui incite la Croix-Rouge et le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) à émettre des mises en garde.

« La plupart des jeunes adultes (66 %) ne consomment pas plus, ou même moins, d’alcool qu’avant la COVID-19, affirme le Dr Paul Hebert, conseiller médical et scientifique de la Croix-Rouge canadienne. Bien que cela soit encourageant, nous demeurons préoccupés par ceux qui vont dans l’autre direction, car la pandémie peut souvent exacerber des vulnérabilités préexistantes. »

Personnes vulnérables

Au cours des trois mois où la Croix-Rouge a mené son étude, certaines vulnérabilités se sont avérées plus prononcées chez les jeunes adultes, comme la tristesse, la solitude et le désespoir. Près de la moitié d’entre eux ont également déclaré avoir ressenti de l’anxiété, de la fébrilité ou un sentiment de malaise au cours des trois jours précédant le sondage, soit 17 % de plus que la moyenne de tous les répondants. 

Selon le CCDUS, les résultats de l’étude de la Croix-Rouge sur la consommation d’alcool chez les jeunes adultes pendant la pandémie concordent avec ses propres recherches et celles d’autres organisations. 

Stress et anxiété

« La consommation de substances pendant la COVID-19 n’a pas augmenté pour la majorité des jeunes adultes, mais nous devons nous préoccuper de la portion qui peine à composer avec la présente situation, déclare Rita Notarandrea, première dirigeante du CCDUS. Cela semble être lié au stress, à l’anxiété, à la solitude, à l’ennui et à l’absence de routine, mais il faut plus de recherche et d’analyse à ce sujet. »

Alors que la pandémie persiste, madame Notarandrea encourage les Canadiens à explorer des façons positives de composer avec la COVID-19 et à minimiser les risques pour la santé liés à l’alcool en respectant les Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada.

2 280 adultes

Le sondage de la Croix-Rouge a été mené par Léger entre le 3 et le 9 juin. C’était le troisième d’une série que l’organisation humanitaire a réalisée pour analyser l’évolution des perceptions de la population quant aux répercussions sociales et psychologiques de la COVID-19.

Des entrevues sur le Web ont été réalisées auprès d’un échantillon représentatif de 2 280 adultes, dont 84 % des participants provenaient du sondage de mai et 75 % du sondage initial d’avril. Les questions ont été fournies par interRAI.

Les résultats de l’enquête de juin ont également révélé qu’il y avait toujours lieu de s’inquiéter pour les personnes les plus vulnérables parmi la population âgée du Canada. 

Ne pas avoir confiance

Près du tiers des 65 ans et plus vivants seuls en moyenne ou mauvaise santé ont déclaré ne pas avoir confiance qu’ils pourraient obtenir de l’aide immédiatement en cas de besoin, ce qui représente une augmentation de 9 % par rapport au mois précédent. À peine 48 % des personnes âgées vulnérables ont déclaré avoir de l’espoir quant à leur avenir, ce qui est bien inférieur à la moyenne de 67 % pour l’ensemble des répondants et nettement inférieur à celle de leurs pairs en meilleure santé (76 %).

« Dans l’ensemble, les résultats du sondage indiquent que la famille, les amis, les voisins, les employeurs et les professionnels de la santé devraient continuer d’être attentifs à la santé des jeunes adultes et des aînés vulnérables dans leur vie », déclare le Dr Hebert.

Sur une note positive, les résultats du sondage de juin montrent que de nombreux Canadiens s’adaptent mieux à la vie pendant la pandémie ou bénéficient de l’assouplissement de certaines mesures de prévention de la COVID-19 :

  • Les répondants qui se sont dits anxieux, agités ou mal à l’aise au cours des trois jours précédents sont passés de 40 % en avril à 30 % en juin.

  • Ceux qui ont rapporté un manque d’intérêt ou de plaisir à faire les choses qu’ils aiment normalement faire au cours des trois jours précédents sont passés de 29 % en avril à
    24 % en juin.

  • Le pourcentage de Canadiens qui s’inquiètent de joindre les deux bouts dans la situation causée par la COVID-19 est passé de 46 % en avril à 37 % en juin.

Pour obtenir un résumé complet de l’étude et des renseignements sur les services offerts par la Croix-Rouge en réponse à la COVID-19, visitez croixrouge.ca.

Pour de plus amples renseignements sur l’adaptation au stress et à l’anxiété et sur la consommation de substances pendant la pandémie, consultez la page de ressources sur la COVID-19 du CCDUS.

( D’après un communiqué de la Croix-Rouge du Canada)

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