30.09.2020
Nouvelle de 19 h Rimouski : sans aucun doute une destination!

Rimouski : sans aucun doute une destination!

Une journée, ce n’est pas assez!

Depuis les 10 dernières années, Rimouski fait la preuve qu’elle n’est plus une ville de passage pour les touristes qui se rendent en Gaspésie, mais bien une destination touristique à part entière.

C’est ce que constate le président, directeur général de la Société de promotion économique de Rimouski (SOPER), Martin Beaulieu, en entrevue au journal le soir, aujourd’hui.

« Dans le contexte actuel, ça va bien côté tourisme, à Rimouski, aujourd’hui. Mais nous n’avons pas de base de comparaison, car nous sommes dans une situation vraiment exceptionnelle avec la COVID-19. Sur plan de l’hébergement, ce n’est pas une surprise, car les chalets et le camping sont très populaires. Certaines entreprises affichent complet. Du côté hôtelier, ça va bien aussi. Les chiffres sont meilleurs que les scénarios qu’on s’était faits », explique monsieur Beaulieu.

Afficher complet

« Le taux d’occupation n’est pas à la hauteur des dernières années, parce qu’il n’y a pas d’activité événementielle (comme les Grandes Fêtes TELUS), mais dans le respect des limitations imposées par la crise, on pourra afficher complet dans certains établissements cet été. Bien sûr, on ne parle pas du même 100% que d’habitude, mais du 100 % qui tient compte du fait qu’une chambre sur deux ne peut pas être louée ou à peu près. Ce qui est bien, c’est que vu que Rimouski n’est plus uniquement une ville de passage, il y a des gens qui restent deux, trois ou quatre jours à Rimouski », poursuit Martin Beaulieu.

Une destination pour trois touristes sur quatre dans la région

« Certains passent jusqu’à une semaine dans nos établissements hôteliers et c’est très bien. Ça aide sur les taux d’occupation, parce que les temps d’attente entre deux locations sont ainsi réduits, notamment pour la désinfection des chambres. Ça fait une dizaine d’années que des efforts ont permis de faire de Rimouski une destination touristique. Il y a eu beaucoup de travail réalisé avec les hôteliers et les opérateurs des attraits touristiques majeurs. Ceux-ci demeurent le parc du Bic, le Site historique maritime de la Pointe-au-Père et le Canyon des Portes de l’Enfer. Nous avons réussi à démontrer aux gens que de passer une seule journée à Rimouski, ce n’est pas assez », renchérit le grand patron de la SOPER.

« Nous avons aussi un ensemble de cinq parcours de golf qui sont uniques, qui offrent la possibilité aux visiteurs de venir jouer chez nous pendant plusieurs jours. Aussi, la motocyclette s’est bien développée, tout comme la pratique du kayak de mer. Les gens viennent ici maintenant passer de plus longs séjours et les données que nous avons nous confirment ça. Selon ces données qui proviennent de la Chaire Air Transat de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), les trois-quarts des visiteurs du Bas-Saint-Laurent viennent à Rimouski et pour la majorité, ils restent plus qu’une nuit », rappelle monsieur Beaulieu.

Martin Beaulieu (Photo: courtoisie)

Effort concerté

« Ils ne font pas seulement qu’arrêter pour dormir et de plus, un visiteur sur deux revient plus à Rimouski une fois et plus. Nous avons réussi à convertir Rimouski de ville de passage à destination touristique. Quand je dis « on », je pense aux organisateurs d’événements, aux opérateurs d’attraits touristiques mais aussi aux citoyens qui informent les visiteurs. C’est un effort concerté qui a permis d’en arriver à ça. »

« Si les gens reviennent, ça veut dire qu’on a créé une destination, mais une destination qui est appréciée. On récolte également des fruits sur les investissements qui sont faits dans nos attraits. Je pense notamment au parc du Bic. On se diversifie et on se renouvelle. La qualité de l’accueil entre aussi en ligne de compte. Ça, on nous le dit aussi, les gens se sentent bien accueillis chez-nous », estime Martin Beaulieu.

La qualité des informations

Ce dernier reconnaît l’apport des citoyens désireux d’informer les touristes, mais émet une mise en garde.

« Il faut que les gens soient sensibilisés à donner de l’information mais à donner la bonne information. Nous proposons des conseils là-dessus. D’ailleurs, bon nombre d’entreprises et d’attraits de Rimouski-Neigette ont suivi les formations que nous proposons, car on en voit aujourd’hui les résultats. On leur a expliqué comment donner de l’information aux touristes, pas comment les renseigner mais comment les référer sur les endroits où ils trouveront l’information, car la pire chose qui peut arriver avec un visiteur, c’est de lui fournir une mauvaise information. C’est important de les renseigner de façon adéquate et les gens d’ici nous montrent qu’ils sont sensibles à ça », note monsieur Beaulieu.

Terrasses Cogeco

On profite de l’occasion pour rappeler que les Terrasses Cogeco commencent aujourd’hui. « On ne parle pas ici des Terrasses urbaines habituelles, mais plutôt de la fermeture d’une rue pour la rendre piétonnière, permettre aux gens de relaxer. C’est important de gérer les attentes. Il n’y aura pas d’activité d’animation ou de spectacle en plein-air. Certains commerçants en profitent pour agrandir leurs terrasses. Les règles sanitaires du masque et de la distance physique vont demeurer en vigueur. C’est quand même un beau signal que les commerçants nous donnent, en consacrant de l’énergie et du temps à cette activité. »

Ile Saint-Barnabé

La marina de Rimouski rouvre le 20 juillet, mais la décision n’est pas encore prise si les randonnées à l’île Saint-Barnabé, organisées habituellement par Tourisme Rimouski, reprendront en même temps. On veut éviter de perturber la période de remise à l’eau des embarcations des navigateurs de plaisance et attendre un peu pour s’assurer de la conformité des activités sur le plan technique, versus les mesures sanitaires.

Camping improvisé

Par ailleurs, à la suite de questions en ce sens, le journal le soir a vérifié ce que dit la réglementation municipale sur les sites de camping improvisés, comme le quai de Pointe-au-Père, alors que de nombreux terrains de camping affichent complet.

Des roulottes et véhicules motorisés dont les occupants passent une nuit sur le quai de Pointe-au-Père. (Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Le règlement municipal prévoit qu’une caravane ou un véhicule récréatif motorisé peuvent demeurer sur un secteur sous juridiction municipale pendant 72 heures consécutives. Il arrive toutefois que la Sûreté du Québec effectue des vérifications, quand les policiers constatent qu’un véhicule est demeuré au même endroit pendant 24 heures ou plus.

Par ailleurs, la réglementation municipale ne s’applique pas au quai de Pointe-au-Père, qui fait maintenant partie de l’ensemble du Site historique maritime de la Pointe-au-Père, au stationnement d’une église, dont la Fabrique de l’endroit est responsable.

« Il y a une tolérance bienveillante qui s’est installée. On est conscient que les campeurs ont parfois besoin de s’arrêter pour dormir pour une nuit. Pour 24 h ou une nuit, c’est le principe de tolérance qui est pratiqué ici, comme ailleurs au Québec. Toutefois, nous espérons du respect en retour de cette tolérance, par exemple en ce qui a trait à la propreté et aux déchets. La voie publique n’est pas un terrain de camping et un véhicule qui n’est pas déplacé au bout de 48 heures ou 72 heures pourrait faire l’objet d’un avertissement, parce que la SQ peut commencer à poser des questions. On ne recommande pas ça, surtout par respect pour nos partenaires opérateurs de terrains de camping », précise aussi Martin Beaulieu.

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