28.10.2020
COVID-19 Québec ne changera pas son approche sur les «partys» privés

Québec ne changera pas son approche sur les «partys» privés

Le port du couvre-visage et la distanciation demeurent de mise

Le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, et le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, ont lancé un nouvel appel à la prudence face au coronavirus, en point de presse, à 13 h, aujourd’hui.

Tout en soulignant avec bonheur le respect des consignes par une large part de la population, le ministre a notamment précisé qu’avec le retour des vacances de la construction, les résidents de la région de Montréal, notamment, sont invités à passer des tests à leur retour à domicile. De plus, la quantité de tests se veut importante, un sommet de 18 437 personnes testées ayant été atteint le 30 juillet.

« C’est très encourageant et on ne s’arrêtera pas là. On continuera de faire un dépistage pro-actif. Pour ceux qui reviennent de vacances, il faut retourner travailler, mais on a pu avoir des périodes pendant les vacances où on est moins attentif. Par inadvertance, on a pu contacter le virus, même si, on le voit, les gens font des efforts. Je rappelle qu’on insiste beaucoup sur le dépistage volontaire. Si vous avez le moindre doute, que vous avez participé à un rassemblement de plus de 10 personnes, n’hésitez pas à passer le test. On se souviendra que la semaine dernière, on a beaucoup parlé des « partys » chez les jeunes. Le virus est encore très présent », soutient monsieur Dubé.

Toujours là et contagieux

« Il ne faut pas relâcher notre vigilance. Au moindre signe, c’est très important d’aller se faire tester. Nos statistiques nous le disent : le virus est encore là et très contagieux. Je rappelle que c’était attendu et que c’est normal. Au cours des dernières semaines, on est passé d’un confinement quasi total à un déconfinement quasi total. Les gens sont allés en vacances et qu’il y ait des contagions, c’est normal. Je pense notamment aux enfants. Il y a eu des cas dans les garderies et les camps de jour. Il y a un effort collectif à faire sur le dépistage », a poursuivi monsieur Dubé.

Le masque : la norme

« Si on parle maintenant du port du couvre-visage, on voit sur la rue et ailleurs des Québécois qui sont vraiment au rendez-vous. Plus on va, chacun, donner l’exemple, plus il y aura des gens qui porteront le couvre-visage. C’est une habitude, une norme sociale, maintenant. Ce n’est pas pour se respecter soi-même que pour respecter les autres. »

« Nous sommes clairs sur les « partys » »

« Je fais un nouveau rappel sur les lieux intérieurs. Nous avons toujours été clairs : les « partys », les rassemblements privés, dans une cour ou une maison, doivent être limités à 10 personnes. C’est trop important pour les raisons qu’on a beaucoup expliquées. Il n’y a aucun changement que nous soyons prêts à faire là-dessus. Il faudra qu’on s’assure que les rassemblements intérieurs qu’on permettra dorénavant à 250 personnes devront se faire dans des normes très strictes, dans les salles de type auditorium », a également prévenu le ministre Dubé.

« J’aimerais qu’on se donne un défi important : on a vu les gens s’inquiéter de la hausse du nombre de cas quotidiens, ces dernières semaines. On est monté jusqu’à 180 cas. C’est normal que ça nous inquiète, c’est sur notre radar, mais au cours de la dernière semaine, on a vu une certaine stabilité. Notre préoccupation, en vue de la seconde vague à l’automne, c’est que le nombre de cas actifs soit le plus bas possible. J’aimerais qu’on se donne le défi de baisser ce nombre de cas le plus rapidement possible. On l’a vu : quand les Québécois s’y mettent dans un effort collectif, on réussit très bien et de façon pro-active et volontaire », a conclu monsieur Dubé.

« Il faut collaborer »

« Il y a eu quelques éclosions associées aux bars et aux travailleurs étrangers. Il y a plus de dépistage. Les décès sont encore ceux de personnes âgées. En termes de portrait épidémiologique, c’est stable mais la situation est sous contrôle, tout en demeurant fragile. On remarque des rassemblements de plus de 10 personnes. Je veux aussi dire aux personnes qui sont de retour de vacances d’aller se faire tester. Si vous vous êtes retrouvé dans une situation où on n’a pas respecté la distance, un seul cas peut dégénérer. Il faut collaborer avec la Santé publique. Si on vous demande de vous isoler et de passer le test, n’allez pas dans d’autres rassemblements. C’est ce qui peut générer des cas et d’autres cas », a renchérit Dr Arruda.

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