28.10.2020
COVID-19 Près de la moitié des Québécois craignent leur retour sur les lieux...

Près de la moitié des Québécois craignent leur retour sur les lieux de travail

Après s’être adonnés au télétravail pendant la crise, plus de deux Québécois sur cinq (44 %) ont peur de retourner à leur lieu de travail habituel en raison de la contagiosité du coronavirus, selon un nouveau sondage réalisé par KPMG au Canada. 

Ce degré d’inquiétude demeure toutefois inférieur à la moyenne nationale, qui indique que 54 % des Canadiens éprouvent le même sentiment d’inquiétude. On ne s’étonnera pas non plus d’apprendre qu’ils font partie des personnes qui font le plus confiance à leur employeur pour ce qui est de respecter toutes les mesures de précautions nécessaires : 87 % des Québécois leur font confiance comparativement à la moyenne canadienne de 82 %.

« Les résultats de notre sondage indiquent avec netteté que les Québécois accordent une grande confiance à leur employeur pour ce qui est de coordonner leur retour au travail et d’assurer leur sécurité », affirme Yvon Audette, chef de l’exploitation, Services-conseils – Management de KPMG.

« La pandémie oblige tous les employeurs du pays à instaurer des protocoles et des mesures de sécurité, et à repenser leurs façons de communiquer avec les employés », ajoute-t-il.

La presque totalité des Québécois (92 %) pense que la pandémie est loin d’être terminée, même si seulement 71 % d’entre eux craignent de contracter le virus ou de le transmettre à leurs proches. La moitié d’entre eux refuseront d’aller au travail s’ils ne s’estiment pas suffisamment en sécurité sur les lieux de travail, comparativement à la moyenne canadienne de 59 %.

Points saillants du sondage

-92 % des Québécois estiment que la pandémie est loin d’être terminée, comparativement à 94 % à l’échelle nationale.

-71 % craignent d’attraper la COVID-19 ou de la transmettre à leurs proches, comparativement à 83 % pour la moyenne nationale.

-44 % disent craindre le retour à leur lieu de travail habituel en raison de la contagiosité de la COVID-19. C’est moins que la moyenne nationale de 54 %, et beaucoup moins que la province voisine de l’Ontario à 64 %. Seuls les Albertains sont moins inquiets, à 43 %.

-52 % des Québécois se sentiraient beaucoup plus ou un peu plus à l’aise de retourner à leur lieu de travail physique si leur employeur les tenait au courant du niveau de risque dans leur bureau et leur fournissait des ressources pour prendre soin de leur santé et de leur bien-être.

-En Colombie-Britannique et en Ontario, 7 répondants sur 10 se sentiraient beaucoup plus ou un peu plus à l’aise.

-50 % disent qu’ils refuseront de retourner à leur lieu de travail s’ils ne se sentent pas suffisamment en sécurité – ici encore, c’est beaucoup moins que la moyenne nationale de près de trois répondants sur cinq (59 %).

-87 % des Québécois ont confiance que leur employeur prendra et maintiendra toutes les précautions nécessaires pour protéger leur santé et leur sécurité, comparativement à 82 % à l’échelle nationale.

Plus productifs à la maison

Le sondage de KPMG permet de découvrir également que, comme la plupart des Canadiens, les Québécois (77 %) sont satisfaits de leur contexte de télétravail, et près de six sur 10 (59 %) disent que leur productivité est meilleure en télétravail.

Éloignement

Contrairement aux répondants du reste du pays par contre, les Québécois ont de la difficulté à demeurer proches de leurs collègues dans ce nouveau contexte de travail virtuel. Près du trois quarts d’entre eux (72 %) – comparativement à 59 % à l’échelle nationale – disent que le télétravail fait en sorte qu’ils sont moins proches de leurs collègues dans le contexte actuel de travail à la maison et disent préférer avant tout les communications en personne (73 %). 

Une majorité de Québécois estiment que les réunions en personne sont un facteur essentiel à l’établissement et au maintien de relations d’affaires à long terme (72 %).

Principales inquiétudes

Quand ils retournent à leur lieu de travail physique, 73 % des Québécois affirment que leur principale inquiétude est la possibilité que leurs collègues se présentent au travail même s’ils sont malades ou asymptomatiques, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale de 77 %.

Près de six répondants sur 10 (56 %) sont inquiets à l’idée de partager les espaces communs comme les salles de réunion ou la cafétéria, et 44 % s’inquiètent de la ventilation et de la circulation de l’air. Le port du masque au bureau et l’attente aux ascenseurs font partie des situations qui les inquiètent le moins.

Plus de la moitié des Québécois (53 %) accepteraient d’utiliser une application pour téléphone intelligent fournie par leur employeur si elle leur permettait de savoir où sont les zones les plus achalandées afin de pouvoir les éviter.

Nouvelle application mobile

Plus les employeurs pourront déployer d’efforts pour assurer la sécurité de leurs employés, plus ils s’assureront de la fidélité et de la productivité de leurs employés, selon KPMG.

Les résultats du sondage révèlent que 78 % des Québécois seraient plus fidèles à leur employeur ou fourniraient volontiers un effort supplémentaire sachant que leur entreprise a leur sécurité à cœur.

Pour aider les entreprises à rouvrir en toute sécurité et avec efficacité, KPMG a récemment lancé une nouvelle appli mobile, appelée KPMG Workplace Safeguarding App.

L’application de protection du personnel de KPMG ne géolocalise pas les employés et fonctionne avec diverses technologies. Elle aide l’entreprise à communiquer avec ses employés peu importe où ils se trouvent pour les aviser de nouvelles urgentes, de mesures à prendre, et les informer sur la fermeture ou l’ouverture des bureaux et du degré de risque dans ces bureaux.

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