18.09.2020
Chroniques Chasse et pêche Québec appelle les trappeurs à vendre les fourrures récoltées!

Québec appelle les trappeurs à vendre les fourrures récoltées!

Dans le contexte de la COVID-19

Au moment où la Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec (FTGQ) lance une nouvelle interface web, le ministère Forêts, Faune et Parcs Québec (MFFPQ), appelle les piégeurs à vendre ou à consigner les fourrures récoltées au cours d’une dernière année minée par la COVID-19.

Québec s’adresse ainsi aux trappeurs, tout en reconnaissant que le piégeage des animaux à fourrure demeure « Une activité d’exploitation faunique qui offre de multiples bénéfices sur les plans économiques, culturels, sociaux et scientifiques. Dans certains contextes, cette activité assure également une régulation des conflits liés à la cohabitation des humains avec la faune ».

En d’autres termes, on pense, entre autres, aux coyotes, dont la surpopulation dans le centre et l’Ouest de la province est observée jusque dans les grands centres, comme au centre-ville de Montréal. La diminution des trappeurs explique cette hausse des canidés.

« Qu’il s’agisse de commerçants de fourrures, d’apprêteurs (taxidermiste ou tannerie) ou de maisons d’enchères publiques, plusieurs commerces offrent différents points de collecte à travers le Québec. Les piégeurs peuvent expédier leur marchandise par les services postaux. Par ce geste, les piégeurs contribuent au développement de l’économie d’ici », fait savoir le MFFPQ.

Les trappeurs-piégeurs copient ce lien :  https://mffp.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/Registre_Commercants_fourrures_2019-2020.pdf pour accéder au Registre 2019-2020 de tous les détenteurs de permis de commerçants de fourrures du Québec, qui ont donné leur consentement.

45 000 trappeurs au pays

Le Canada comptait quelque 45 000 trappeurs au Canada en 2018. L’Ontario et l’Alberta représentaient 43 % des dépenses nationales totales liées au piégeage. Au total, 131 M$ ont été consacrés au piégeage au pays, il y a deux ans. Au Québec, selon les chiffres les plus récents, ces retombées se chiffraient à plus de 12 M$ en 2012. On compte actuellement quelque 8 000 trappeurs dans la Belle Province où le piégeage est reconnu comme moteur économique régional qui fournit des revenus d’appoint parfois indispensables et qui contribue, rappelons-le, à l’équilibre des différentes espèces d’animaux à fourrure. L’impact du piégeageau Canada s’élève à 91 M$, soutenant 738 emplois et générant 44 M$ en revenu de travail.

Jusqu’au 31 août 2020

Québec précise qu’un piégeur peut vendre le produit de son propre piégeage sans devoir recourir à un apprêteur ou à un commerçant de fourrures brutes. Mais si le piégeur détient un bail de droits exclusifs, certaines obligations s’appliquent pendant la période de validité de son permis. Les détenteurs d’un bail à droits exclusifs doivent vendre annuellement à un ou à des commerçants autorisés, au minimum 15 fourrures non apprêtées provenant d’au moins cinq espèces d’animaux à fourrure, piégés sur un territoire sous bail. Les locataires sous bail ont jusqu’au 31 août 2020 pour comptabiliser le calcul leurs transactions brutes avec un commerçant de leur choix.

Nouveau siteftgq.qc.ca 

La Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec propose donc un nouveau site Internet :  ftgq.qc.ca , qui offre une interface conviviale et moderne pour partager toutes les informations pertinentes sur le piégeage, au Québec. L’accent est mis sur l’accès facile aux formations de piégeage . Une boutique virtuelle facilite l’accès au matériel didactique à jour, pour tous les piégeurs, ainsi qu’aux objets promotionnels. Une section réservée au magazine « Le coureur des bois » invite les piégeurs à partager leurs expériences. Un accès réservé aux membres permet de consulter gratuitement, en ligne, les anciens numéros dudit magazine.

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