27.10.2020
Nouvelle de 18 h Le port, bientôt rénové, jouera un rôle économique majeur pour Rimouski

Le port, bientôt rénové, jouera un rôle économique majeur pour Rimouski

Et viendra éventuellement appuyer le développement des sciences et technologies maritimes!

Le port de Rimouski fera bientôt l’objet de travaux d’amélioration qui lui permettront de jouer un rôle majeur dans le développement économique de Rimouski-Neigette et du Bas-Saint-Laurent.

C’est ce que confirme le président de la Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Gaétan Lelièvre, en entrevue exclusive au journal le soir, à la suite notamment de la diffusion d’une nouvelle exclusive, cette semaine, concernant le développement d’un parc technologique axé sur les biotechnologies marines, le long de la 2e rue Est à Rimouski.

C’est Groupe Tanguay qui a acheté de la Ville un terrain d’une valeur de 350 000 $ le long de la 2e rue Est, sur la rue Alcide-C.-Horth et tout juste à côté du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM), et dont le projet en serait un de construction et de location d’espaces spécialisés, en complémentarité avec les activités du CRBM.

Certains lecteurs ont réagi en tournant au ridicule le fait que Rimouski, qui se veut une capitale des sciences maritimes, ne dispose pas d’infrastructures portuaires à la hauteur de ses aspirations. Mais les choses sont en train de changer. C’est là que les projets de la Société portuaire du BSL-Gaspésie deviennent pertinents.

Enthousiaste

Selon monsieur Lelièvre, un ancien ministre délégué aux Régions, il y a vraiment lieu d’être enthousiaste en ce qui a trait à l’avenir du port de Rimouski, car les astres semblent enfin alignés. La volonté politique est là. Le fédéral a transféré 167 M$ dans les coffres du provincial pour la réfection de quatre ports de l’Est du Québec : Matane, Rimouski, Gaspé et Cacouna; le premier ministre y croit, tout comme les ministres du Développement économique et des Transports.

En plus de l’argent versé par Ottawa, les gestionnaires pourront aussi avoir accès aux programmes fédéraux et provinciaux existants pour faire effectuer des travaux. On pourrait en voir dès l’an prochain à Rimouski.

Talon d’Achille

« Quand je faisais partie du gouvernement du Québec, le talon d’Achille que je voyais dans notre économie, c’était que le Québec avait beau avoir de belles stratégies maritimes pour se développer, les ports appartenaient au fédéral. Le gouvernement libéral où a siégé Jean D’Amour (ancien député de Rivière-du-Loup) avait aussi compris ça et mis de l’avant le Plan de développement du Saint-Laurent. Si on voulait avoir pleine marge de manœuvre, il fallait devenir propriétaires de ces ports. Ils ont enclenché le processus et c’est en train d’aboutir », rappelle monsieur Lelièvre.

De plus, l’idée avait été reprise par les libéraux d’une plateforme électorale précédente du premier ministre actuel, François Legault, il y a huit ou neuf ans avec une « Stratégie Saint-Laurent ». C’est donc un long processus qui est sur le point d’aboutir.

Cohérent

« C’est une bonne nouvelle quand on sait que celui qui est premier ministre, maintenant, est un de ceux qui ont avancé l’idée de se doter d’un plan de développement maritime. On commence à être cohérent. C’est très intéressant. J’ai toujours eu dans mon discours que le transport est une des conditions de base du développement des régions. On a autant besoin du maritime que du routier et de l’aérien. »

Dans notre conseil d’administration (bénévole), il y a des représentants de chaque milieu et ce sont tous des spécialistes en développement économique (NDLR : Martin Beaulieu, de la SOPER, y représente Rimouski). Et on veut travailler en complémentarité, pas que Matane soit en compétition avec Rimouski ou autres. On a une destination : c’est le Saint-Laurent et on a un défi, c’est de trouver des vocations complémentaires à nos quatre installations », estime monsieur Lelièvre.

Le port et la marina de Rimouski. (Photo: courtoisie, Armand Dubé-archives)

Nouveau directeur général

La Société est sur le point d’embaucher son premier directeur général. Des quelque 30 candidatures reçues, il n’est reste pas cinq. Les finalistes sont passés au peigne fin et Gaétan Lelièvre estime que les candidats sont de grande qualité.

« Nous sommes bien appuyés dans nos démarches. Nous sommes en ligne directe avec les ministres du Transport et du Développement économique. Nous sommes connectés au politique et nous avons une bonne écoute. Je n’ai pas de raison d’en douter à date. Je suis confiant que les deux ministères vont faire des efforts pour répondre à nos demandes. Nous avons un beau coffre, mais ça va nous prendre des outils pour mettre dedans. Cependant, je n’ai pas de craintes à ce chapitre; je suis optimiste, je crois qu’on est sur la bonne voie », ajoute Gaétan Lelièvre.

Si Rimouski décide que son port aura pour vocation d’appuyer son développement scientifique maritime, c’est la voie qui sera suivie. « S’il y a un projet reconnu par le gouvernement du Québec qui a besoin du port de mer, c’est sûr qu’on va l’arrimer avec le projet de développement », confirme monsieur Lelièvre.

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